25 août 2018

Supprimer les vacances en juillet-août ? Le curieux référendum non-anonyme d’un Intermarché


 |Romain Baheux|24 août 2018, 16h49|MAJ : 24 août 2018, 17h34|20
 Le parisien.fr

Dans l’Hérault, le patron d’un supermarché de la chaîne a lancé un vote pour que ses salariés ne posent plus de congés pendant les vacances d’été.
« Avoir accepté de mettre en place des congés payés au mois de juillet et d’août est pour moi une erreur. » L’aveu lance une lettre adressée aux salariés d’un Intermarché de Villemagne-l’Argentière (Hérault) le 31 juillet. Son auteur ? Le directeur du supermarché, Jean-Pierre Le Berrigo. Son but ? Convaincre ses employés de renoncer à leurs vacances d’été, pour « faire progresser l’entreprise », et entériner l’affaire par un référendum où les votants ne peuvent se retrancher derrière leur anonymat.

Si certains internautes, surpris par des éléments du texte, ont pensé que ce document était un faux, il n’en est rien. Il est bien l’oeuvre de ce patron de ce supermarché installé à 80 km à l’ouest de Montpellier. Sur une page, Jean-Pierre Le Berrigo tente de rallier son personnel à son point de vue.

  • « C’est au moment où l’on a le plus besoin de vous que vous vous absentez »

« Vous êtes tous de très bons professionnels dans vos domaines respectifs, et pour nous deux mois les plus forts vous prenez tous ou presque des congés, écrit-il. C’est au moment où l’on a le plus besoin de vous que vous vous absentez pour laisser vos univers à des saisonniers qui n’ont aucune connaissance de notre métier et aussi, souvent pas forcément l’envie que vous avez de faire bien. »

« Décider sans votre accord ne servira à rien », poursuit la lettre de Jean-Pierre Le Berrigo qui soumet donc la décision au suffrage de ses salariés. Mais à ses conditions. « Ce vote n’est pas anonyme car je considère que nous devons tous assumer nos décisions, justifie-t-il. Les votes non exprimés seront pris en compte comme un oui pour ne pas se retrouver avec une participation trop faible. »
Pour être adopté, le référendum doit être soutenu par « non pas 50 % », mais « 60 % » des salariés du magasin de Villemagne-l’Argentière, « afin que [la] décision soit incontournable grâce à l’adhésion d’un maximum d’entre vous ». En bas de la lettre, l’employé est invité à entourer « oui » ou « non » et à indiquer les motivations de son choix.
  • Le vote doit rester anonyme

Contacté par Le Parisien, Jean-Pierre Le Berrigo, agacé par la fuite du document sur Internet, a refusé de nous répondre par téléphone. Via Facebook, il nous a parlé de « bel exemple de démocratie dans l’entreprise ». « Il n’y a rien contre les lois du travail. Je les respecte. Comme mes salariés. La preuve, pas de passage en force. »
Légal son référendum ? Sur le fond, oui. « Rien n’interdit d’empêcher ses salariés de positionner leurs jours de congé à telle ou telle date, nous explique Me Eric Rocheblave, avocat en droit du travail. Il n’y a pas de droit imprescriptible d’avoir ses vacances en août. Avec les lois adoptées en mars 2018, l’employeur peut conclure un accord d’entreprise avec ses salariés et peut le faire par référendum. »
Sur la forme, le dossier est bien moins correctement ficelé. « La loi précise que la consultation doit être secrète, donc il ne peut pas interdire les votes anonymes, poursuit l’avocat. Sur sa majorité de 60 % de oui, ça n’est pas vraiment une faveur puisqu’il faut l’accord de deux tiers des salariés pour qu’un tel accord soit adopté. »
  • « J’ai perdu je pense »

A priori, ses salariés ne l’ont pas suivi. « Ça divise, il y a des avantages et des inconvénients de chaque côté », nous explique une employée de l’Intermarché. « Dans mon rayon, on est contre », nous glisse l’un de ses collègues.
« J’ai perdu je pense », nous indique Jean-Pierre Le Berrigo qui a déjà reçu « pas mal » de réponses. Le suspense ne devrait pas durer jusqu’à la fin du mois de septembre, date où il doit proclamer les résultats du référendum. Et où il lui faudra peut-être commencer à réfléchir au planning des prochaines vacances d’été.

NOTRE AVIS

  • Le défi est lancé:
    • député la REM  VS les chefs d'entreprise, qui va gagner le grand concours Lépine de la régression sociale?

 On avait essayé le 20/8, de lister, les possibles reculs sociaux, mais "pas de vacances en été", on avait même pas réussi à l'imaginer.

24 août 2018

CONSOMMATION Fruits et légumes : ça flambe !

Le Dauphiné .com


L’association Familles rurales dénonce la flambée des prix. Consommer cinq fruits et légumes par jour devient inabordable pour les foyers modestes. Les producteurs accusent la grande distribution de marges indécentes.
Manger cinq fruits et légumes par jour devient inabordable pour les familles les plus modestes. Le coût des fruits et légumes est en forte hausse cet été selon l’Observatoire des prix de l’association Familles rurales  (1). Le prix du panier moyen a augmenté de 4,5 % en un an. Un kilo de fruits coûte en moyenne 3,91 € (+ 4 %) et il faut débourser 2,25 € en moyenne pour un kilo de légumes (+ 5 %).
Plusieurs fruits de saison très consommés l’été comme la pêche, la nectarine, l’abricot et le melon ont augmenté de plus de 15 %. Au rayon légumes, la courgette et la salade sont en hausse de plus de 10 %. L’enquête s’inquiète aussi de la flambée du prix de la carotte, un des légumes les plus accessibles, qui a augmenté de plus de 40 % en un an. « C’est particulièrement marquant pour les budgets les plus contraints », observe l’association de défense des consommateurs.
Un prix dissuasif
Le prix très élevé dissuade beaucoup d’acheteurs. Familles rurales a calculé qu’une famille de quatre personnes doit dépenser entre 115 € et 255 € par mois pour manger les cinq portions de fruits et légumes recommandées par le ministère de la Santé.
Une famille qui vit avec le SMIC doit ainsi consacrer 8 % de son budget mensuel à l’achat de fruits et légumes frais pour suivre les recommandations des pouvoirs publics. Pour ceux qui mangent exclusivement bio, la facture s’élève à 17 % du salaire minimum.
Les deux tiers des 500 familles interrogées par l’association ont reconnu manger moins de cinq  fruits et légumes par jour. La plupart avance le prix comme le principal frein à une augmentation de leurs achats.
En 2017, une étude de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a mis en évidence des inégalités sociales dans la consommation de fruits et légumes. Les Français de catégories socioprofessionnelles supérieures en mangent davantage que le reste de la population. « Les contraintes financières constituent un frein à l’injonction à consommer plus de fruits et légumes », observe Faustine Régnier, sociologue à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). La chercheuse souligne « la cherté de ces produits sous-consommés par les classes populaires ». Alors que l’accès aux fruits et légumes est un enjeu de santé publique, les producteurs accusent la grande distribution de pratiquer des marges « indécentes ». Ils dénoncent l’écart entre le prix sur les étals et celui payé aux producteurs, parfois inférieur aux coûts de revient.
« Le prix des pommes subventionne celui du Nutella »
En octobre dernier, Serge Papin, alors PDG de Système U, reconnaissait lui-même dans nos colonnes : « Le prix des pommes subventionne celui du Nutella. » Il expliquait que les distributeurs s’offraient jusqu’à 40 % de marge sur les fruits et légumes pour compenser leur manque à gagner sur les produits de grande marque.
La fin de la guerre des prix qui pénalise à la fois le consommateur de fruits et légumes et les producteurs est l’un des principaux objectifs de la loi Agriculture et alimentation qui revient en nouvelle lecture le 12 septembre à l’Assemblée nationale.

(1) Enquête réalisée du 4 au 10 juin et du 2 au 18 juillet dans 33 départements (grandes surfaces, hard-discounts, marchés…)

Par Luc CHAILLOT | Publié le 24/08/2018 à 06:03 | 

NOTRE AVIS:

Augmentation collectives BPCE Sa : 0 %
Quand est-ce que les Directions tiendront compte de l'inflation !

23 août 2018

Les indemnités chômage des cadres vont-elles être plafonnées ?



·         Par   Alexandre Berteau 

·         Mis à jour le 22/08/2018 à 20:04 

·         Publié le 22/08/2018 à 19:45
Les indemnités chômage des cadres vont-elles être plafonnées ?
Un député La République en marche suggère de rendre dégressive l'indemnisation des hauts cadres. Leurs syndicats crient au scandale.
La déclaration ne pouvait passer inaperçue en ce jour de rentrée gouvernementale. Dans un entretien au Parisien ce mercredi, le député LaREM Aurélien Taché a ouvert la porte à une «dégressivité à partir de six mois» des allocations chômage pour les hauts cadres. Et de citer ceux qui touchent entre 5000 et 6000 euros par mois de Pôle emploi en indemnités. En clair, ces personnes verraient leur indemnisation diminuer après six mois. Le député du Val-d'Oise évoque également la possibilité d'une allocation forfaitaire, «à hauteur de 3000 euros par mois», précise-t-il au Figaro.
Enfin, il pointe le plafond des allocations chômage, fixé en France à plus de 6200 euros par mois. Soit le plus élevé d'Europe. «Est-il juste que ces personnes à hauts revenus puissent toucher une telle somme alors qu'elles sont très peu exposées au chômage et qu'elles n'ont aucun mal à en sortir quand c'est le cas? Il faut ouvrir le débat», confie Aurélien Taché auFigaro.
Sans surprise, ces ...

la suite payante sur le figaro.fr

NOTRE AVIS

On vous l'avais dit dans notre article du 20/8, les députés lrm veulent aller plus loin !


22 août 2018

« Tomber amoureux, cela n’arrive pas par hasard »



Sa liste de trente-six questions, élaborée en 1997 dans le cadre d’une recherche universitaire, a fait le tour du monde. Arthur Aron, professeur de psychologie, revient sur cette étude.
LE MONDE | 09.07.2018 à 10h34 | Propos recueillis par Jessica Gourdon

En 1997, Arthur et Elaine Aron, deux enseignants-chercheurs américains, publient un article dans une revue scientifique de psychologie. Ils y explorent les mécanismes permettant de créer de l’intimité entre deux personnes. Pour les besoins de cette étude, ils ont élaboré une liste de trente-six questions personnelles (voir au bas de l’article la liste), formé des paires d’étudiants, et leur ont demandé d’y répondre tour à tour. Conséquence imprévue : deux élèves tombent amoureux.
En 2015, une professeure de littérature, Mandy Catron, s’empare du questionnaire, et l’essaie avec un collègue qu’elle connaît à peine. Elle tombe amoureuse de lui, et réciproquement : elle raconte cette histoire dans le New York Times. Depuis, la liste de questions est devenue virale, brandie comme une « recette » pour tomber amoureux. Mais que vise-t-elle réellement à créer ? Son inventeur, Arthur Aron, professeur de psychologie à l’université de Stony Brook (Etat de New York), spécialiste de la « science » du couple, en décrypte les mécanismes.
Vous avez élaboré une liste de « trente-six questions » dans le cadre d’une recherche universitaire en psychologie sociale. Quel était l’enjeu de cette étude ?
Nous avons créé ces questions dans le cadre d’une recherche sur les relations interpersonnelles, l’amitié, le sentiment d’intimité. Ce n’était pas pour tomber amoureux ! L’idée était de créer de la proximité entre deux ou plusieurs personnes, ce qui permet de souder des groupes. Nous avons formé des paires d’étudiants, de même sexe ou de sexes différents, et on a regardé ce qui se passait. On a aussi fait varier différents paramètres : la situation amoureuse de chaque étudiant, ses goûts culturels, ses valeurs, son orientation sexuelle…
Comment ces questions en sont-elles venues à incarner, de manière abusive, une « recette magique » pour créer de l’amour ?
Quand j’ai vu l’article du New York Times, et en particulier son titre [« Pour tomber amoureux de n’importe qui, faites ceci »], j’ai été choqué. Mais ensuite, je me suis rendu compte qu’on pouvait rendre justice à cette liste. Ces questions visent à se dévoiler dans son intimité, dans sa vulnérabilité. L’idée, c’est de direque pour créer une relation « proche » avec quelqu’un, l’une des clés est de rentrer dans un processus de dévoilement intime, progressif, et réciproque. Et c’est ce que ces questions permettent de faire.
Quelle est la dimension qui vous semble la plus importante dans les thèmes de discussions du questionnaire ?
Ces questions permettent d’aborder des sujets dont on ne parle pas dans une conversation banale avec quelqu’un, d’échanger des informations très personnelles – ses relations avec ses parents, ses espoirs secrets, ses échecs, ses faiblesses, ses rêves, les personnes que l’on admire… Et c’est cette proximité qui peut, dans certains cas, aboutir à une relation amoureuse. Le mouvement qui fait qu’on tombe amoureux, c’est l’échange d’informations personnelles.
Aussi, l’un des éléments-clé du questionnaire, c’est qu’il permet de dire à plusieurs reprises ce qui vous plaît chez l’autre : un geste, une phrase, un trait de caractère, un élément de sa vie… Tout cela envoie un signal, qui va en retour permettre un rapprochement. Lorsqu’on sait qu’on plaît au moins un peu à l’autre, on peut plus facilement lâcher prise.
Y-a-t-il des conditions particulières qui rendent cette liste plus ou moins efficace pour se rapprocher d’une personne ou tomber amoureux ?
La plupart des gens pensent qu’ils n’ont pas « décidé » de tomber amoureux. Toute notre société s’est construite autour de ce mythe de l’amour qui arrive par enchantement. Mais en réalité, cela n’arrive pas par hasard. Pour tomber amoureux, je crois qu’il faut être prêt à se rapprocher de quelqu’un d’autre, d’avoir face à soi une personne de l’âge et du genre qui vous convient, qui vous plaît raisonnablement physiquement… Nos études montrent que le fait d’avoir des goûts communs n’est pas fondamental pour créer de l’intimité entre deux personnes. En revanche, penser que l’autre vous ressemble est très important.
Pendant toute votre carrière d’universitaire, vous avez étudié les facteurs qui permettent de créer et de faire durer un couple. Quels sont les enseignements que vous en tirez ? Que nous dit la recherche en psychologie sur cette question ?
Les couples qui durent sont avant tout ceux dans lesquels chaque personne va bien, ou effectue un travail sur elle-même pour aller mieux. Si je suis déprimé, anxieux, avec une mauvaise image de moi-même, et que je ne fais rien pour m’en sortir, il est difficile de continuer à m’investir de manière saine dans ma relation. Aussi, les facultés de communication sont fondamentales : le fait de parler des problèmes, et d’apprendre à les régler par la parole permet aux couples de durer.
Ensuite, il y a la gestion du stress. Les gens qui gèrent mal la pression ont de plus grosses difficultés à rester en couple et à faire face aux difficultés de la vie. Outre ces défis personnels, nos recherches montrent que les couples qui durent sont ceux qui essaient d’introduire, chaque semaine, un élément nouveau, une surprise, une nouvelle activité, quelque chose qui sort de la routine.
D’autres études montrent l’importance de la célébration des succès de son partenaire. Chaque petite victoire peut être un prétexte pour fêter des réussites personnelles ou professionnelles. Des recherches ont également été menées sur l’importance de l’expression de la gratitude. Remercierféliciter, dire à l’autre ce qu’on aime chez lui, c’est fondamental. Enfin, il y a l’attitude des amis et de la famille. Des travaux ont montré que lorsque l’entourage désapprouve ou avait une image négative du couple, cela compromet son maintien.
La liste des trente-six questions élaborées par les chercheurs Arthur et Elaine Aron
1. Si vous aviez la possibilité d’inviter n’importe qui dans le monde, qui inviteriez-vous à dîner chez vous ?
2. Aimeriez-vous être célèbre ? Si oui, de quelle manière ?
3. Avant de passer un coup de téléphone, cela vous arrive-t-il de répéter ce que vous allez dire ? Pourquoi ?
4. Quels seraient les éléments constitutifs d’une journée parfaite ?
5. Quand avez-vous chanté pour la dernière fois pour vous-même ? Et devant quelqu’un d’autre ?
6. Imaginez que vous ayez la possibilité de vivre jusqu’à 90 ans. Si vous pouviez choisir entre garder soit l’esprit, soit le corps d’une personne de 30 ans pendant les soixante années qui vous restent à vivre, que choisiriez-vous ?
7. Avez-vous un pressentiment secret sur la façon dont vous allez mourir ?
8. Citez trois choses que vous et votre partenaire semblez avoir en commun.
9. Quelle est la chose pour laquelle vous vous sentez le plus reconnaissant ?
10. Si vous pouviez changer quelque chose dans la manière dont vous avez été élevé, qu’est-ce que ce serait ?
11. En quatre minutes, racontez votre vie à votre partenaire, en essayant d’ajouter le plus de détails possible.
12. Si vous pouviez vous réveiller demain en ayant acquis une qualité ou une compétence, laquelle serait-elle ?
13. Si une boule de cristal pouvait vous révéler une vérité sur vous, votre vie, votre futur ou quoi que ce soit d’autre, que voudriez-vous savoir ?
14. Y a-t-il quelque chose que vous rêvez de faire depuis longtemps ? Pourquoi ne l’avez-vous pas fait ?
15. Quelle est la plus grande réussite de votre vie ?
16. Quelle est la chose la plus importante pour vous en amitié ?
17. Quel est votre plus beau souvenir ?
18. Quel est votre pire souvenir ?
19. Si vous saviez que vous alliez mourir subitement dans un an, changeriez-vous quelque chose à votre style de vie ? Pourquoi ?
20. Que signifie le mot « amitié » pour vous ?
21. Quels rôles jouent l’amour et l’affection dans votre vie ?
22. Echangez chacun à votre tour une caractéristique positive que votre partenaire semble avoir. Partagez-en cinq au total.
23. A quel point votre famille est-elle unie et chaleureuse ? Pensez-vous que votre enfance a été plus heureuse que celle de la plupart des gens ?
24. Que pensez-vous de votre relation avec votre mère ?
25. Enoncez chacun trois vérités commençant par le mot « nous ». Par exemple, « nous avons l’impression tous les deux que… »
26. Complétez cette phrase : « J’aimerais avoir quelqu’un avec qui partager… »
27. Si vous deviez devenir proche de votre partenaire, dites-lui ce qui serait important qu’il ou elle sache.
28. Dites à votre partenaire ce que vous aimez chez lui ; soyez très honnête, en disant des choses que vous ne diriez pas à une personne que vous venez de rencontrer.
29. Racontez à votre partenaire un moment embarrassant de votre vie.
30. Quand avez-vous pleuré devant quelqu’un pour la dernière fois ? Tout seul ?
31. Dites à votre partenaire une chose que vous aimez déjà chez lui.
32. De quoi ne peut-on pas rire ?
33. Si vous deviez mourir ce soir sans l’opportunité de communiquer avec qui que ce soit, que regretteriez-vous le plus de ne pas avoir dit ? Pourquoi ne pas leur avoir dit encore ?
34. Votre maison, contenant tout ce qui vous appartient, prend feu. Après avoir sauvé votre famille et vos animaux, vous avez le temps de récupérer en toute sécurité une chose uniquement. Laquelle serait-elle ? Pourquoi ?
35. De tous les membres de votre famille, la mort de qui vous toucherait-elle le plus ? Pourquoi ?
36. Partagez un problème personnel et demandez à votre partenaire comment il le gérerait. Demandez également à votre partenaire de vous dire comment il pense que vous vous positionnez par rapport à ce problème.

Notre avis.
Comme nous l'a expliqué F Pérol ( ancien Président du groupe BPCE ) en quittant BPCE, être amoureux peut avoir  des conséquences.
Puisque citant Blaise Cendrars lors de son discours de départ , " quand on aime , on s'en va".

Peut-on dire à contrario, que ceux qui restent ne le sont pas  ou que lorsque on ne l'est plus, on revient !

21 août 2018

Le prix du tabac augmente ce lundi




 Salomé Vincendon, publié le 20/08/2018 à 18:05 , mis à jour à 18:24
lexpress

L'augmentation progressive du prix du tabac se poursuit, avec une nouvelle augmentation de quelques centimes ce lundi 20 août.
Le gouvernement poursuit son objectif: un paquet de 20 cigarettes à 10 euros, d'ici 2020, afin de décourager les fumeurs. Ce lundi, l'augmentation du prix du tabac n'est que de 20 à 30 centimes supplémentaires sur les cigarettes industrielles. "Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes est stable à 7,90 euros, les autres prix moyens des autres conditionnements sont également stables" assure le ministère des Comptes publics dans un communiqué

Un arrêté publié au Journal Officiel le 31 juillet dernier fixe le nouveau prix du tabac. Pour les paquets de 20 cigarettes, il reste compris entre 7,60 euros et 9,30 euros. Le coût des paquets de tabac à rouler de 30 grammes demeure compris entre 9,60 euros et 11,10 euros. 
Dans le tableau des prix publié au Journal Officiel, certaines marques, comme Winfield ou Pall Mall, voient leurs prix diminuer. Contactée par la rédaction, la Direction générale des douanes et droits indirects explique que "la fiscalité n'ayant pas bougé, ce sont les marques de tabac qui décident de rogner sur leur bénéfice" afin de faire diminuer le prix de leurs produits. 
Une nouvelle augmentation en avril

"En France, je le rappelle, le tabac tue chaque jour 200 personnes [...] On sait qu'un fumeur sur deux mourra des suites du tabac", avait martelé la ministre de la Santé Agnès Buzyn en juin. La prochaine augmentation du prix du tabac aura lieu en avril 2019 et serait à hauteur de 50 centimes.  
D'après des témoignages recueillis par le journal Aujourd'hui en France, les buralistes notent une baisse des ventes de paquets de cigarettes de 12% à 17% cette année. 

20 août 2018

Ouverture des commerces le dimanche: des députés LREM veulent "aller plus loin"



Par Challenges.fr le 19.08.2018 à 09h14

"La loi Pacte serait l'opportunité à saisir pour donner plus de libertés aux commerces d'ouvrir ou non le dimanche, et ainsi redynamiser nos coeurs de ville", écrivent Buon Tan, Benoit Potterie et vingt autres députés LREM dans une tribune dans le JDD.

Une vingtaine de députés LREM appelle à "aller plus loin" dans les possibilités d'ouverture dominicale des commerces, à l'occasion de la loi Pacte, dans une tribune à paraître dimanche 19 août dans le Journal du Dimanche. "N'attendons plus! La loi Pacte serait l'opportunité à saisir pour donner plus de libertés aux commerces d'ouvrir ou non le dimanche, et ainsi redynamiser nos coeurs de ville", écrivent Buon Tan (Paris), Benoit Potterie (Pas-de-Calais) et vingt autres députés LREM.
"La loi Macron a été un succès. Qu'attendons-nous pour aller plus loin?", plaident-ils en louant les résultats de cette loi de 2015 qui a permis un "premier assouplissement" en créant les "zones touristiques internationales" où, sous réserve de la conclusion d'un accord, les magasins peuvent ouvrir le dimanche et en soirée jusqu'à minuit. "L'ouverture dominicale est avant tout un enjeu sociétal qui correspond à l'aspiration des Français: être libre d'acheter, de se divertir, de travailler ou non le dimanche", affirment les signataires.
"L'attrait des Français pour l'e-commerce est également révélateur de notre aspiration à être libre de consommer", ajoutent-ils. "De nombreux commerces de proximité subissent de plein fouet cette concurrence 24 h/24 et 7 j/7. Certains, même situés dans les artères les plus commerçantes, ferment et ne contribuent plus au lien social". "Londres, Madrid, Rome... Les grandes capitales européennes ont bien compris la nécessité d'ouvrir leurs magasins le dimanche pour attirer les touristes internationaux et soutenir l'activité", ajoutent les députés. "Dans le contexte du Brexit, le temps est venu de rattraper notre retard en offrant des services au moins comparables".
Le projet de loi sur la croissance des entreprises, dit "loi Pacte", a été présenté à la mi-juin en conseil des ministres. Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a évoqué fin juillet un possible report de son examen à l'Assemblée nationale, qui était prévu à la rentrée.
(Avec AFP)
NOTRE AVIS :
On peut aller encore plus loin:
  • Travail du Dimanche et de nuit, obligatoire, sans compensation salariale
  • Suppression totale du droit du travail.
  • Obligation de travail gratuit en contrepartie des allocations chômage.
  • Diminution de la durée de versement des allocations chômage.
  • Augmentation du nombre de trimestres de cotisation chômage.
  • Retraite à 67 ans
  • Suppression totale de la réversion
  • Suppression de la sécurité sociale
  • Diminution des congés payés
Et comme ces députés ont l'air de penser que l'époque d'avant le Front Populaire c'était mieux et plus profitable à l'Etat et aux entreprises, on peut remonter plus loin:

  • Réintroduction  de la taille et des corvées.
  • Et les châtiments corporels !
Allez messieurs les députés , on ne sait pas dans quels pays vous êtes allés, en vacances, mais vous êtes de retour en France, du calme.

Et si vous vous vous penchiez plutôt sur la réforme constitutionnelle et d'une réduction des charges de l'état !


17 août 2018

Les Etats-Unis, homme malade des pays du Nord



Deux analyses de la mortalité concluent que la baisse récente de l’espérance de vie américaine est liée à un problème « systémique ».
LE MONDE | 16.08.2018 à 00h30 • Mis à jour le 16.08.2018 à 12h09 |Par Stéphane Foucart
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Les Etats-Unis sont atteints d’une maladie « systémique », et cela devrait inciter les autres pays développés à la vigilance. C’est, en substance, la conclusion de deux études publiées, mercredi 15 août, dans le British Medical Journal. La première, conduite par Steven Woolf (Virginia Commonwealth University), révèle une hausse inquiétante de la mortalité chez les adultes américains d’âge moyen au cours des dix-sept dernières années et singulièrement depuis 2012, où l’espérance de vie américaine a commencé à stagner, avant de décliner à partir de 2015.
à 2014. Brusque et inédite par son caractère collectif, cette chute a cependant été généralement compensée par un rebond l’année suivante, à l’exception du Royaume-Uni et des Etats-Unis.
Outre-Atlantique, cette baisse de l’espérance de vie enregistrée en 2015 s’est même confirmée en 2016. L’indice pointait alors à 78,6 ans, soit 0,3 an de moins qu’en 2014. Des données préliminaires rendues publiques en mai par l’Associated Press indiquaient que l’année 2017 devait connaître une nouvelle chute de la longévité. Elle serait alors la troisième année d’affilée de déclin – situation sans précédent depuis plusieurs décennies.
Pour comprendre, Steven Woolf et ses coauteurs ont comparé les caractéristiques de la mortalité de la population américaine âgée de 25 à 64 ans, par origine ethnique, entre 1999 et 2016. « Entre 1999 et 2016, les taux de mortalité toutes causes confondues n’augmentent pas uniquement parmi les Blancs, mais aussi chez les Amérindiens », écrivent les auteurs. Les trois autres groupes ethniques étudiés (Noirs, Hispaniques et Asiatiques) ont d’abord connu une baisse de mortalité, qui s’est interrompue entre 2009 et 2011, avant de partir à la hausse.
Premier constat : les overdoses sont la première cause d’accroissement de la mortalité, dans tous les groupes. Les taux de mortalité due à l’utilisation de drogues ou de médicaments augmentent ainsi de plus de 410 % chez les Amérindiens, 150 % chez les Noirs, 80 % chez les Hispaniques…
Ce sont les stigmates de la crise des opioïdes qui frappe les Etats-Unis depuis la mise sur le marché, au milieu des années 1990, de puissants antalgiques proches de la morphine. Ceux-ci ont plongé dans la dépendance plus de 2 millions d’Américains et entraînent aux Etats-Unis plusieurs dizaines de milliers de morts par an. Ce constat n’est pas nouveau.
Des inégalités sociales fortes
Mais, soulignent Steven Woolf et ses coauteurs, ce n’est pas la seule cause. « Les taux de mortalité à mi-vie, expliquent les chercheurs, ont aussi augmenté pour un large éventail de maladies touchant de multiples fonctions et organes du corps humain. » Chez les Amérindiens, les taux de mortalité entre 25 et 64 ans ont ainsi augmenté pour douze causes différentes, dont les maladies dues à l’hypertension (+ 270 %), le cancer du foie (+ 115 %), les hépatites virales (+ 112 %), les maladies du système nerveux central (+ 100 %)… Suicides, maladies hépatiques liées ou non à l’alcool, tumeurs cérébrales, maladies respiratoires ou métaboliques ou encore obésité font grimper la mortalité dans parfois plusieurs groupes.
Les taux de mortalité augmentent à travers l’ensemble de la population américaine pour une douzaine d’affections. Cela signale, pour les auteurs, que la dégradation de la santé aux Etats-Unis est le fait « de causes profondes et systémiques »« Nous soupçonnons que l’inégalité croissante des revenus, les déficiences de l’éducation, la fracture sociale et le stress peuvent jouer un rôle important, explique M. Woolf. D’autres facteurs pourraient inclure le manque d’accès universel aux soins, la possession d’armes à feu par la population et les taux élevés d’obésité. »
L’épidémiologiste Philip Landrigan (Boston College), qui n’a pas participé à l’étude, salue des travaux « très solides »« Les données présentées ne permettent pas de distinguer les déterminants profonds de cette dégradation de l’état de santé des Américains. Mais il est clair que lorsque vous créez des inégalités sociales fortes, vous créez une catégorie de la population qui finit par voir son espérance de vie se réduire, dit-il. Il faut aussi avoir à l’esprit ce que montrent de nombreux travaux : les plus pauvres sont aussi ceux qui sont les plus exposés à presque tous les polluants environnementaux comme le plomb, les pesticides, la pollution de l’air… Ce facteur potentiel est fréquemment négligé. »
En outre, cette détérioration de l’état de santé des Américains intervient alors que le tabagisme est outre-Atlantique à un niveau historiquement bas (environ 15,5 % de la population adulte fumait en 2016) et que la consommation moyenne d’alcool par habitant n’a que marginalement augmenté sur la période étudiée (de 8,25 litres par personne de plus de 14 ans et par an en 1999, à 8,8 litres en 2015).
Une perte « sans précédent »
La seconde étude souligne de son côté la profonde singularité des Etats-Unis au sein d’un échantillon de dix-huit pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Les deux scientifiques ont analysé les causes de l’excès de mortalité qui a conduit, entre 2014 et 2015, à une baisse significative de l’espérance de vie dans douze de ces pays – en moyenne 0,21 année perdue pour les femmes et 0,18 pour les hommes.
Selon leurs travaux, les grandes causes de décès ont été les maladies respiratoires, cardiovasculaires, du système nerveux central et les désordres mentaux, et elles ont majoritairement concerné les plus de 65 ans. La sévère épidémie de grippe semble avoir été un facteur déterminant. Aux Etats-Unis, au contraire, la perte d’espérance de vie « s’est concentrée sur des populations d’âges moins avancés », inférieurs à 65 ans. Et la grippe n’y a que peu à voir.
« Des gains monumentaux d’espérance de vie ont été la tendance dominante dans les pays développés à haut revenu tout au long du XXe et du XXIe siècle », notent les auteurs. Toutefois, cette perte importante enregistrée simultanément dans douze pays riches est « sans précédent ».
« Ce pic de mortalité a souvent été attribué aux effets directs et indirects d’une sévère épidémie de grippe, en particulier sur les personnes âgées, écrit Domantas Jasilionis (Institut Max-Planck pour la recherche en démographie), dans un éditorial publié par le British Medical Journal. Il est frappant de constater que les systèmes de santé des pays riches les plus avancés ont été incapables de gérer ce défi imprévu, avec pour conséquence la première réduction de longévité en plusieurs décennies. Cela pourrait être le signe de problèmes plus profonds. »
Pour Jay Olshansky (université de l’Illinois), qui avait prédit, en 2005 dans le New England Journal of Medicine, un renversement imminent de tendance aux Etats-Unis, cela signale aussi que « l’ère où l’on pouvait gagner beaucoup d’espérance de vie est révolue ». Un point toujours débattu.