A quoi ça sert d'être grand, si c'est pour vivre à genou ! Phil Ozoff
1 mai 2021
16 avril 2021
PDV Natixis : volontaires ? Vraiment le moment de partir ? BPCE Sa les prochains ?
Natixis durcit son plan de départs
Par Pauline Armandet le 15/04/2021 L'AGEFI Quotidien /
Edition de 14H
Les syndicats de
Natixis s'inquiètent des conséquences sociales du projet de délocalisation au Portugal de certaines fonctions
support de la banque dont l'informatique. Dans une lettre
adressée mardi au ministre de l’Économie et des Finance, Bruno Le
Maire, et à la Ministre du Travail, Elisabeth Borne, que L’Agefi
a pu consulter, les syndicats estiment que le nombre de postes menacés serait
deux fois plus élevé qu'initialement annoncé. Ils calculent que ce projet
entraînera la délocalisation à Porto de 430 postes sur les bassins d’emploi
parisien et rémois, notamment 209 poste internes et 221 prestataires externes,
dans le cadre du plan de départs volontaires (PDV) de la filiale cotée de BPCE,
présenté fin janvier.
« Il y a un effet de
loupe sur les 245 postes qui ont été annoncés mais cela va bien au-delà »,
confie un représentant du SNB CFE CGC, ajoutant que la direction n’a pas
communiqué sur les postes externes, « mais en réalité les suppressions
de postes concerneront aussi les prestataires externes ». La direction a « pour
idée de reclasser toutes les personnes internes. Les possibilités
de reclassement en interne questionnent et inquiètent l’ensemble des
organisations syndicales », regrette-t-il.
Fonctions
support touchées
Au final, le PDV
comprendrait la suppression de 36 postes dans les dérivés actions et 400 postes
dans des fonctions support, de back-office, RH, mais aussi ‘automatisables’.
« C’est se couper d’une partie de la base de tous les métiers qui
constituent les métiers de la banque, c’est une perte d’identité », regrette
la source syndicale.
L’intersyndicale
demande aux ministres «de faire arrêter l’hémorragie d’emplois, alors
que les résultats des banques sont ceux qui pâtissent le moins de la
crise ». « Si un gouvernement ne peut plus s’appuyer sur les
entreprises qui marchent, il ne va rester que les entreprises déficitaires en
France, ce sera un problème de gouvernance », confie le représentant
syndical.
Ces postes
s’ajouteraient aux 1.000 précédemment délocalisés au Portugal. Selon les
calculs des représentants syndicaux, il n’existerait pas un grand écart entre
le Portugal et certaines régions françaises, par exemple « entre les aides
que les régions mettent en place pour favoriser la localisation d’entreprises
dans leur bassin et les prix des loyers qui ne sont pas les mêmes qu’à Paris.
Certes, il y a la question des salaires mais l’un dans l’autre il n’y a pas un
écart avec la France ».
D'autres
délocalisations ?
Hors du PDV,
l’intersyndicale dénonce d’autres pratiques de la filiale de BPCE. Les contrats
jeunes sont désormais gérés par les RH de Porto. « Cette gestion de la
part de Natixis heurte notre sensibilité car les contrats jeunes font partie de
contrats aidés. On veut bien prendre les aides gouvernementales françaises,
mais on veut les faire gérer de Porto », regrette la source.
« De l’aveu même de la
direction, ce projet sera suivi d’autres délocalisations massives », ajoute
le courrier. Les négociations sur le PDV ont démarré le 28 janvier,
l’intersyndicale doit remettre son avis d’ici mi-mai à la direction. Elle
espère que Natixis sera « freinée » dans ses délocalisations,
qui devraient se faire d’ici mi-2022. Il n’est pas possible de connaître les
économies réalisées ou à venir par Natixis dans le cadre du PDV. « A
l’échelle d’une banque et des capitaux qu’elle manie, ce n’est pas monstreux »,
confie la source syndicale.
Natixis rappelle que
le projet présenté en janvier « entraînerait le repositionnement
d’activités équivalent à 209 postes Natixis actuellement localisés en
Ile-de-France » et qu’elle a lancé « un vaste programme de
mobilité interne et de formation pour ses collaborateurs ». « Ce
même projet prévoit également d’internaliser à Porto 128 postes (postes
actuellement non pérennes ou prestataires) », ajoute la banque qui dit
avoir « pour ambition de poursuivre l’internalisation à Porto de
certaines fonctions IT aujourd’hui externalisées ».
En revanche, elle ne
souhaite pas « commenter d’autres chiffres ».
Notre avis:
- Nous vous rappelons que les DS de BPCE Sa sont réunis ce jour et pour la première fois sur le projet d'intégration d'activités de NATIXIS à BPCE Sa.
- Comme toujours nous vous tiendrons bien sûr informés au fur et à mesure de l'avancement de cette négociation.
12 avril 2021
Fédération CFTC Banques : Changement de Bureau
Suite au conseil extraordinaire de la fédération CFTC Banques qui s’est tenu le 7
avril , et à la révocation de l'ancien Président, vous trouverez, en pièce jointe, la liste des membres du bureau
fédéral élu pour la fin de la mandature.
6 avril 2021
3 avril 2021
Lettre ouverte à Laurent MIGNON, Président du Directoire de BPCE Sa
Suite à notre article " une affaire ..............."
- Comme nous l'écrivions précédemment, la DRH a tenté de passer en force pour déqualifier un grand nombre d'emplois de BPCE Sa.
- En force, trompant les représentants du personnel et contournant les hiérarchies qui n'ont découvert l'étendue du problème que par leurs collaborateurs ou par certains syndicats.
- Pour réagir contre cette attaque masquée de nos droits, la CFTC a proposé de faire une lettre ouverte intersyndicale à la Direction.
- Pour la CFDT, nous attendons toujours la moindre réponse !!!
- Pour L'UNSA, nous avons reçu la réponse du secrétaire du CSE, indiquant:
- Dans un premier temps que les problèmes soulevés étaient de l'ordre du fantasme !!
- Ceci était très étonnant, compte tenu du fait que certains élus UNSA du CSE se posaient les mêmes questions, mais pour le Secrétaire, "fantasme, circulez, il n'y a rien à voir !
- Dans un deuxième temps, il a écrit :
"Par ailleurs, les informations qui nous remontent à ce stade font état d’une bonne prise en compte des réclamations formulées par les salariés, à l’occasion de leur entretien ou par tout autre moyen".
On vous laisse juge, nous avons nous, de la part des salariés et des managers des remontées très négatives !
Nous n'avons surement pas le même circuit de remontées
Donc seul le SNB a accepté de corédiger et de cosigner le texte publié. Mais là encore le secrétaire a eu à redire en s'étonnant que l'on puisse faire une inter avec le SNB, après les problèmes de personnes qu'on pu rencontrer nos deux syndicats.Il oublie juste que notre volonté de vous défendre va bien au delà du reste.
1 avril 2021
Une affaire bien mal menée par la DRH ou comment mécontenter tout le monde !
Rappel
du contexte
Grâce aux
demandes insistantes de la CFTC, une réunion a été organisée le 30 mars 2021
avec l’expert du CSE, le Cabinet Ipso Facto.
Cette
première réunion devait permettre de définir son périmètre d’intervention, qui
doit être validé par la DRH, et qui concerne le nouveau référentiel
communautaire des emplois qui génère un mécontentement grandissant des salariés
et même des managers insuffisamment informés.
Après une
présentation bâclée du référentiel au CSE le 22/10, sous forme d’une simple
information, nous avons été les premiers à interpeller la direction, dans un
courriel du 2 mars, sur le fait qu’un déclassement des salariés était
inacceptable, surtout à la veille du rapprochement des fonctions supports avec
Natixis. Nous avons en effet fustigé ce nouveau référentiel fait d’intitulés
fourre-tout, en mauvais « franglais », et qui balaye d’un revers de
la main la séniorité et l’expérience de nombreux salariés, tout en fermant
toute perspective d’évolution aux plus jeunes !!! Bref, tous
perdants !
Nous avons
demandé un moratoire sur la mise en œuvre de ce référentiel qui s’est invité
dans les entretiens d’objectifs, avec des missions parfois sans rapport avec
les fiches de poste initiales. Ce qui pose question en termes d’exécution de
bonne foi du contrat de travail de la part de l’employeur.
PROBLEMATIQUES
SOULEVES PAR LA CFTC
Nous avions
préparé une série de thèmes et de questions pour cette première réunion de
cadrage avec l’expert du CSE :
1/ Grille de
passage entre l’ancien et le nouveau référentiel (y compris les missions
associées à chaque intitulé d’emploi)
·
Les
nouveaux intitulés sont-ils cohérents avec les anciens ? (exemple :
Chargé de mission vs. Chef de projet)
·
Les
nouvelles missions sont-elles équivalentes avec les anciennes ?
(exemple : Rédiger une procédure vs. Élaborer une politique)
·
Le
traitement des cas est-il équitable, par exemple des salariés issus d’une même
équipe sont-ils positionnés sur des emplois différents ? Les regroupements
de métiers classe J et K par exemple conduisent-ils à un nivellement par le
bas ?
·
L’arborescence
hiérarchique créée-t-elle des incohérences par rapport à avant ?
2/ Grille de
passage avec la Convention Collective Banque
·
Y
a-t-il une adéquation et / ou une conformité ?
·
Petit
rappel Monsieur l’Employeur … vous ne pouvez pas déqualifier des emplois visés
par la Convention Bancaire ou les vider de leur contenu…
3/ Il est
affirmé que cette transformation n’a pas d’impact sur le contrat de travail et
l’intitulé de la fiche de paie
·
Mais
pourquoi alors utiliser ces nouveaux intitulés d’emplois pour fixer les
objectifs ?
·
Quel
est l’impact juridique si le salarié subit un appauvrissement ?
·
La
décision d’un nouvel intitulé est-elle unilatérale ou nécessite-t-elle un
accord entre l’employeur et le salarié ?
4/ Procédure
de recours
·
Est-elle
homogène dans l’entreprise ? Équitable entre les salariés ? A notre
connaissance, les salariés rencontrent tantôt leur hiérarchie, tantôt leur RRH,
tantôt reçoivent un simple mail de refus…
·
A
qui les salariés doivent-ils s’adresser pour contester le cas échéant leur
nouvel intitulé ?
·
Les
managers n’ont pas reçu d’instructions claires : ont-ils été
associés ? Comment ?
5/ En
prévision du rapprochement avec Natixis
·
Cette
transformation a-t-elle eu lieu chez Natixis dans les mêmes conditions :
quand, comment et… avec quels libellés d’emplois ?
SYNTHESE
DES ECHANGES AVEC L’EXPERT DU CSE
L’expert du
CSE a d’abord expliqué que le référentiel a été élaboré avec la startup
WiserSkills, que l’on pourrait renommer avec un clin d’œil « Wisers
Kills » !
Contrairement
à ce qui a été indiqué en CSE, la démarche semble plutôt avoir été faite en
catimini, sans même que les N-1 du Directoire, dans quasiment tous les pôles,
n’aient été informés.
L’idée était
de faire une espèce de Linkedin interne, avec un catalogue de compétences en
lien avec le marché. Tiens tiens, une logique de marché bien loin de nos
valeurs mutualistes censées revenir au premier plan avec le retrait de la cote.
L’expert a
également indiqué que ce nouveau référentiel lui avait été présenté comme un
outil de GPEC. Mais pas comme la clé de voûte des objectifs annuels. Devant nos
questions sur ce thème, l’expert a bien vu qu’il y avait un cheveu dans le
potage…
La CFTC a
insisté alors pour :
-
Obtenir
une analyse juridique : y a-t-il délit d’entrave ? Y a-t-il
modification unilatérale du contrat de travail ?
-
Dissocier
les sujets « d’accompagnement du changement » et les sujets
juridiques qui préoccupent nos collègues
-
Disposer
de la liste des missions et pas seulement des intitulés de postes
-
Vérifier
la cohérence avec la Convention Collective Banque à laquelle nous sommes
rattachés
Première
VICTOIRE de la CFTC, à force d’insister, nous avons obtenus que l’Expert (qui
est un expert comptable) complète son analyse avec une juriste en droit social.
Evidemment,
de notre point de vue, la prise en compte de ces nouvelles missions affecte
l’exécution du contrat de travail et modifie donc substantiellement la
relation entre le salarié et l’employeur, ce qui n’est pas acceptable.
Enfin, nous
avons demandé à regarder comment ce référentiel va être pris en compte dans le
cadre du rapprochement avec les fonctions supports de Natixis.
L’expert a
proposé d’organiser un sondage auprès des salariés. Bonne idée, pourvu que la
Direction accepte et que les dés ne soient pas pipés !
Une
commission ad hoc sera créée pour suivre ces travaux.
Nous continuons de penser que ce référentiel peut avoir un impact
important sur vos emplois. Ce n’est pas de l’ordre du « fantasme »
contrairement à ce qu’a pu écrire dans un premier temps le secrétaire du CSE qui
ouvre enfin les yeux… après que la CFTC soit montée au créneau !
Mais ce
n’est qu’un début, avec votre aide, restons vigilants !
En conclusion:
Nous ne pouvons que dénoncer les méthodes de la DRH, qui a cru bon après un furtif passage en CSE ( sans vote ! ) , a voulu passer en force, en s’exonérant de négociations, voire d'un travail collectif avec les managers , les Directions, il semble même que certains membres du Directoire ignoraient l'ampleur de ces transformations et de leurs impacts.
Nous espérons que Béatrice LAFAURIE, saura prendre à bras le corps ces déviances d'une DRH, travaillant en vase clos.
L'amélioration de la satisfaction des salariés de BPCE, ne peut passer que par une refonte totale des méthodes de la DRH.
31 mars 2021
Dédommagement des télétravailleurs, la justice tranche !
Un tribunal accorde des tickets-restaurant aux télétravailleurs de SchlumbergerAFP•31/03/2021 à 17:30
Les télétravailleurs, comme les salariés présents sur site, peuvent bénéficier de tickets-restaurant: le tribunal judiciaire de Paris a donné raison aux salariés de Schlumberger opposés à la politique mise en place par le géant des services pétroliers, selon une ordonnance que l'AFP a obtenue mercredi.
Nos conclusions:
La CFTC de BPCE Sa a fait de multiples demandes sur le dédommagement des télétravailleurs, mais nous pensons maintenant que suite aux refus répétés de la Direction, la solution ne pourra vraisemblablement être que judiciaire
30 mars 2021
Procès IKEA, fliquage de salariés ?
Procès Ikea : un an de prison ferme requis contre
un ex-PDG, deux millions d'euros d'amende contre la société
COMPTE
RENDU D'AUDIENCE - La procureure a aussi réclamé des peines de prison ferme à l'encontre
d'un ex-cadre supérieur de l'entreprise et d'un ancien enquêteur privé.
Par Aude
Bariéty « le FIGARO »
Publié il
y a 1 heure, mis à jour il y a 54 minutes
Ikea
a-t-elle «fliqué» des salariés, candidats à l'embauche et clients pendant plusieurs années,
de manière «massive»? Pour la procureure Paméla Tabardel, la réponse est oui. «Il y a
une gravité des faits certaine qui transparaît», a-t-elle insisté lors de son réquisitoire ce mardi 30 mars, au sixième
jour du procès Ikea. Une audience à fort «enjeu», malgré des «imperfections» dans le dossier que la parquetière reconnaît et que les avocats du
dossier, tant côté défense que côté partie civile, n'ont cessé de dénoncer.
Contre
la société Ikea France, en tant que personne morale, la représentante du
ministère public a réclamé un «message
fort», en l'occurrence une amende de deux
millions d'euros. «Ikea ne reconnaît pas sa responsabilité» alors qu'«elle est à la fois le support de cette
fraude et la bénéficiaire de cette collecte de données en en tirant un avantage
organisationnel», a regretté Paméla Tabardel.
L'entreprise encourt en théorie une amende pouvant aller jusqu'à 3,75 millions
d'euros.
À
l’encontre de trois anciens dirigeants, la magistrate a fait des demandes très
différentes : trois ans de prison dont deux avec sursis pour Jean-Louis
B., directeur général de 1996 à 2009; une relaxe pour Stefan V., directeur
général de 2010 à 2015; deux ans de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende
pour Dariusz R., ex-directeur administratif et financier. «On a
longuement évoqué la règle des 'quatre yeux', concernant les signatures de
factures, mais on a plutôt affaire à la règle des 'quatre yeux fermés'
puisqu'on signe, mais les yeux fermés», a
ironisé la procureure.
Salariés espionnés: que reproche
t-on à Ikea France dont le procès s'ouvre à Versailles ?
Pause
Unmute
ACTIVER
LE SON
«Pas un lanceur d'alerte»
Paméla
Tabardel a par ailleurs réclamé «une
peine ferme» - trois ans de prison dont deux
avec sursis - contre Jean-François P., qui est à ses yeux «l'acteur
central de ce dossier». L'ex-directeur du département de la
gestion du risque est l'un des rares à assumer ses responsabilités. «Effectivement,
on peut louer son effort d'honnêteté et de transparence. Il a pu nous donner
des clés dans ce dossier. Mais il n'est pas un lanceur d'alerte, ce n'est pas
lui qui a fait cesser les faits, ce sont les syndicats et la presse», a souligné la magistrate.
La
magistrate a requis un an de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende à
l'encontre de Sylvie W. L'ex-adjointe de Jean-François P. nie avoir été au
courant de recherches illégales, ce que la procureure ne juge pas crédible.
Cette dernière a également demandé au tribunal de prononcer des «peines
d'avertissement», allant de six mois de prison avec
sursis à deux ans de prison avec sursis et 5000 euros d'amende, à l'encontre de
deux anciens directeurs de magasin et de leurs ex-responsables de la sécurité.
Sur le
cas particulier de Claire H., qui fut directrice des ressources humaines d'Ikea
France puis co-directrice du magasin de Franconville, la représentante du
ministère public a sollicité une relaxe à contrecœur. «Claire
H. a fait preuve d'une particulière mauvaise foi. Je suis persuadée qu'elle
était au courant de ces pratiques. Mais il n'y a pas d'éléments matériels la
concernant pendant la période des faits. Les éléments sont, je pense,
insuffisants, même si nous ne sommes pas dupes.»
«Impact sur la vie de plusieurs
personnes»
S'intéressant
aux quatre policiers soupçonnés d'avoir consulté leur fichier informatisé, le
Stic, pour renseigner Ikea, la parquetière a proposé des peines allant de six
mois de prison avec sursis à deux ans de prison avec sursis et 5000 euros
d'amende. Aux yeux de Paméla Tabardel, «le
fonctionnaire le plus impliqué» est
Alain S., ancien commandant de police. «Il n'a
pas contesté les faits - 229 consultations au Stic portant sur 151 personnes -
mais je souligne son absence. Il n'a pas daigné se rendre au tribunal», a-t-elle déploré.
Enfin, à
l'encontre de Jean-Pierre F., ex-enquêteur privé, Paméla Tabardel a
requis «une peine ferme, qui va être considérée
comme sévère» : deux ans de prison dont un an
avec sursis. Le septuagénaire a toujours nié avoir demandé à des policiers de
mener des recherches sur le Stic. «On
s'interroge sur la sincérité de ses déclarations», a cinglé la magistrate. «Il
doit comprendre que ses agissements, qui se sont poursuivis sur de nombreuses
années, ont eu un impact sur la vie de plusieurs personnes.»
L'audience va désormais se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine avec les
plaidoiries des avocats de la défense. Les quinze personnes physiques prévenues
ainsi que la représentante de la personne morale Ikea France auront la parole
en dernier, avant que le tribunal correctionnel de Versailles ne mette son
jugement en délibéré à une date encore inconnue.
26 mars 2021
Natixis à rendez-vous lundi au tribunal correctionnel
La banque
Natixis jugée pour sa communication pendant la crise des subprimes
REUTERS•26/03/2021 à 15:33
par Matthieu Protard
PARIS (Reuters) - La banque Natixis, filiale du groupe
BPCE, a rendez-vous lundi devant le tribunal correctionnel pour l'ouverture de
son procès concernant sa communication en 2007 sur son exposition à la crise
des "subprimes".
La banque a été l'un des établissements bancaires
français les plus durement touchés par la crise des "subprimes" avant
d'être restructurée en profondeur après la crise financière de 2008 qui a suivi
la faillite du groupe américain Lehman Brothers.
Le procès, qui durera jusqu'au 8 avril, fait suite à
une plainte déposée en 2009 par l'association de défense des actionnaires
minoritaires Adam, pour le compte de centaines d'investisseurs individuels,
portant sur la communication financière de Natixis entre 2006, année de son
introduction en Bourse, et 2009.
La justice a par la suite ouvert une enquête sur deux
communiqués de Natixis publiés en juillet et novembre 2007 sur son exposition à
la crise des subprimes.
Ces deux communiqués ont valu à Natixis une mise en
examen en 2017. Puis en 2019, la banque est renvoyée devant le tribunal
correctionnel pour le seul communiqué de novembre 2007, celui de juillet 2007
ayant fait l'objet d'un non-lieu.
Natixis, qui estime n'avoir commis aucune infraction,
encourt une amende pouvant aller jusqu'à 7,5 millions d'euros.
La banque souligne que la crise des subprimes avait
constitué "une situation sans précédent dont il était impossible
d'anticiper les conséquences en chaîne".
"Natixis considère avoir fourni au public, en
toute sincérité, les informations dont elle disposait sur ses expositions, au
fur et à mesure de l'identification de leurs risques sous-jacents",
écrivait la banque dans un communiqué publié en juillet 2019 après le renvoi en
correctionnelle.
Le verdict dans cette affaire n'est pas attendu avant
plusieurs semaines voire plusieurs mois.
Dominique Ferrero était le directeur général de
Natixis à l'époque des faits.
L'Autorité des marchés financiers (AMF) avait aussi de
son côté enquêté sur la communication financière de Natixis pendant la crise
des subprimes mais n'avait pas engagé de poursuites.
(version française Claude Chendjou, édité par
Jean-Stéphane Brosse)
Vente du réseau HSBC pour 1 euro ( 4000 salariés) à un fond américain : information FO
Il y a 18 mois, les salariés d’HSBC apprenaient
par la presse que le Groupe souhaitait se séparer de sa banque de détail en
France.
18 mois que la
décision est reportée de 3 mois en 3 mois laissant les salariés dans
l’expectative et le stress.
Mercredi 17 mars la
Direction a convoqué les organisations syndicales pour leur dire que les
négociations continuaient pour encore quelques semaines avec CERBERUS.
Pour les salariés
d’HSBC en France, cela signifie qu’ils sont à l’aube de la scission en 2 de
l’ex-CCF :
· La banque
d’investissement, banque d’entreprises, banque privée et assurance vie, environ
2800 salariés, resteraient dans le giron d’HSBC Continental Europe.
· La banque de réseau et
les fonctions centrales travaillant pour ce marché, soit environ 4000 salariés,
rejoindraient le groupe Cerberus.
Pour FO HSBC, il s’agit de l’aboutissement d’un immense gâchis :
rappelons qu’en 2000 HSBC a racheté 11 milliards le fleuron qu’était le
CCF alors 6ème banque française avec ses presque 12 000 salariés et plus
de 500 agences.
Aujourd’hui le Groupe
est prêt à se débarrasser pour 1€ symbolique de son réseau pour concentrer ses
fonds propres en Asie.
Une expérience
douloureuse et peu glorieuse.
A ce jour nous n’avons
pas connaissance du projet industriel, ni des garanties sociales avancés par
CERBERUS.
Les représentants FO sont mobilisés pour défendre les
salariés qui resteront au sein d’HSBC CE, comme des salariés qui seront
transférés vers le futur repreneur.
Les représentants FO se battront pour sauvegarder les
emplois et pour que les collaborateurs puissent enfin se projeter à moyen/long
terme et se concentrer sur leur métier et leurs clients sereinement.
La résilience des
salariés a été poussée à l’extrême. Pour que les décisions annoncées aient des
chances de succès, il va falloir réembarquer les équipes dans une dynamique
motivante.
Les représentants FO sont plus que jamais déterminés à
défendre les intérêts des salariés et préserver l’emploi dans leur
entreprise.
La délégation FO Continentale Europe.
Notre avis:
- Un réseau bancaire en France de 4000 salariés à vendre au fond américain du type de CERBERUS. C'est très inquiétant pour les salariés de la profession
- Il est plus que temps pour les salariés des banques de réagir.
Qui est
Cerberus, prêt à racheter les agences de HSBC France ?
Fondé au début des années 1990
par Steve Feinberg, le fonds américain, près de reprendre 4.000 salariés de
HSBC France, s'est bâti une réputation de dur en affaires et amateur de
situations difficiles dans le secteur financier.
Par Anne Drif
Publié le 17 mars 2021 à 18:54Mis à jour le 18 mars 2021 à 7:22
Son nom tient du chien à trois têtes, gardien de la porte des enfers dans
la mythologie grecque. Depuis sa création par Steve Feinberg en 1992,
Cerberus entretient le mystère . De son modeste
hedge fund spécialisé dans la dette en difficulté, lancé à l'âge de 32 ans, le
financier élevé dans le Bronx a fait avec son associé William Richter l'une des
marques les plus puissantes du private equity, pesant 50 milliards de
dollars d'actifs.
L'une des plus secrètes aussi, spécialisée dans les
restructurations financières au forceps, amatrice de paris à haut risque dans
des secteurs où la plupart de ses concurrents n'osent pas mettre un pied, comme
les établissements financiers en plein marasme, les portefeuilles de crédit en
difficultés en Grèce ou le fabricant d'armes Remington aux Etats-Unis............. ( article entier dans les Echos, sur abonnement)
25 mars 2021
Externalisations en séries à BPCE Sa, à qui le tour ?
Texte rédigé et lu aujourd'hui en CSE, par Daniel SPITEZKI RS au CSE de BPCE Sa:
La
CFTC a interpellé BPCE au sujet des inquiétudes de salariés dans le cadre de
l’externalisation de la Paie.
Nous
avons obtenu que le sujet soit présenté en CSE le 25/3. Présentation qui intervient
à un stade trop avancé de la mise en œuvre du projet.
Concernant
le choix du logiciel, nous n’avons pas suffisamment d’éléments techniques pour
challenger la décision de la direction.
En
revanche, nous sommes inquiets des suppressions de postes et nous prenons acte
de l’engagement de la direction de reclasser en interne les salariés concernés,
ce qui doit se faire sans appauvrissement de compétences ou de salaire. De
même, nous serons très vigilants aux conséquences directes ou indirectes de ce
projet sur l’ensemble des salariés potentiellement concernés, et seront
présents pour les accompagner dans toutes les démarches nécessaires.
Nous
regrettons également la perte de compétence en matière de veille réglementaire
RH.
Déqualification en marche.
Déclaration faite, ce jour par Daniel SPITEZKI, Représentant Syndical CFTC au CSE de BPCE SA
Le
nouveau référentiel emploi de BPCE SA a été présenté lors du CSE du 22 octobre
2020, « pour information », avec un support de 6 slides hors annexes,
reçu le vendredi 16 octobre à 20h, soit 3 jours ouvrés avant le CSE. Difficile
dans ces conditions d’appréhender un dossier sensible qui impacte près de 1800
salariés et leurs emplois, élément essentiel de leur relation contractuelle
avec leur employeur.
L’élément
central de compréhension de ce référentiel, à savoir la grille de passage entre
l’ancien et le nouveau référentiel emploi a été demandé, puis remis à l’expert
et communiqué au CSE pour la première fois le 18 mars. A minima l’avis du CSE
aurait dû être rendu postérieurement aux conclusions de l’expert et le
déploiement envisageable uniquement à ce moment-là.
Au
contraire, la Direction de BPCE SA déploie ce nouveau référentiel dès les
entretiens de fixation de part variable en mars 2021. Avec des objectifs qui
s’appuient sur les missions du nouveau référentiel. Ce qui en fait de facto un
élément qui va peser sur les salaires au travers des fixations d’objectifs et
constitue donc un élément essentiel du contrat de travail.
Lors
du CSE du 25 février, la CFTC a alerté la DRH sur des cas de plus en plus
nombreux de mécontentement parmi les salariés. Il a alors été répondu qu’il
s’agissait de cas tout à fait marginaux. Ce qui est contredit jours après jours
par les remontées de nos collègues.
Dans
un courrier officiel à la Direction de BPCE SA, en date du 2 mars 2021, la CFTC
a alerté sur la communication insuffisante de l’entreprise vis-à-vis des
salariés, sur un sujet sensible. La CFTC a également alerté sur l’absence de
voie de recours pour les salariés estimant être déclassés. En l’absence de
réponse, la CFTC a renouvelé ses appels au dialogue dans un tract diffusé le 18
mars qui a reçu un large écho auprès de nos collègues.
La
CFTC a également fait un appel à l’ensemble des organisations syndicales pour
agir de concert sur ce sujet, et nous nous félicitons de la mobilisation du
SNB, de la CFDT et maintenant de l’UNSA sur ce sujet à nos côtés.
Sur
le fonds du dossier :
-
NOUS REGRETTONS Qu’à
aucun moment les missions attachées à ces métiers n’aient été présentées en
CSE. Et force est de constater en les découvrant qu’elles sont parfois
synonymes d’appauvrissement pour nos collègues, de plus en plus nombreux à nous
alerter pour nous dire qu’ils ne comprennent pas le sens de cette démarche, à
part un nivellement par le bas. Exemple : dans la table de transco
communiquée, la notion de chef de projet disparait.
-
NOUS REGRETTONS Que
les rapprochements que nous avons réalisés, fiches par fiches fassent ressortir
un appauvrissement de nombreuses fonctions. Par exemple : « Définir
une politique » devient « Rédiger une procédure ». « Animer
une filière métier » disparait. « Concevoir et réaliser »
devient « définir les traitements ».
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NOUS REGRETTONS Que
les managers n’aient pas été suffisamment consultés sur une démarche qui semble
avoir été menée en chambre contrairement à ce qui a été évoqué en CSE.
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NOUS REGRETTONS Que
nos collègues aient le sentiment d’être déclassés à la veille de la fusion des
fonctions supports avec celles de Natixis .
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NOUS REGRETTONS Que
la DRH n’ait pas organisé une information complète et sincère vis-à-vis des
salriés et du CSE.
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NOUS REGRETTONS Que
les salariés aient découvert leurs nouveaux métiers dans les outils
bureautiques.
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NOUS REGRETTONS
qu’une procédure de recours impliquant les rrh et les manager n’ait été mis en
place de façon systématique, mais plutôt « à la tête du client ».
De
ce fait, nous demandons un moratoire sur le déploiement de ce nouveau
référentiel, le temps de prendre connaissance des conclusions de l’expert, et
de procéder à une consultation du CSE
Le
temps également de s’assurer sur le plan juridique que cette démarche peut être
conduite unilatéralement par l’employeur, et qu’elle ne constitue pas une
modification unilatérale du contrat de travail.
Qu’une
procédure de recours soit mise en place.
Que
la correspondance avec la Convention Collective de la Banque soit présentée.
Que
les fiches de missions par emploi soient présentées.
Que
la table de correspondance avec l’ancienne grille soit présentée.
A l’issue des conclusions de
l’expert, la CFTC se réserve la possibilité d’agir par tous recours juridiques
ou via l’inspection du travail pour assurer la défense des salariés de BPCE, de
leurs emplois et de leurs carrières, fruits d’années d’engagement et d’efforts.
Démarche qui doit s’inscrire
de préférence dans une intersyndicale à laquelle la CFTC renouvelle son appel.












