16 avril 2015

BLOG CFTC BPCE Sa : en visite à Kassel ( Allemagne)

 Nouvelle étape pour le Blog CFTC BPCE Sa: Direction l'Allemagne.







Merci grâce à vous, le nombre de pages lues ne cesse d'augmenter et le blog va même de battre son record de consultations mensuelles ( 12412 pages lues en Mars).

Le nombre de consultation en :

  • Mars 2014 étaient de 7157.
  • Mars 2013 étaient de 4771.
  • Mars 2012 étaient de 2750.
Vous appréciez notre travail et nous suivez de plus en plus, merci, merci, merci.

L'article le plus lu est "Nouveau dérapage à l'Inspection Générale de BPCE Sa ( au top dix, des consultations mensuelles depuis le 13/12/13,   5076 en consultations, accès direct), à noter l'arrivée à la deuxième place de l'article " Arnaque aux cartes bancaires au service courrier de BPCE Sa"


13 déc. 2013, 13 commentaires
5076  ( 4197 le 26/2) 


2098  (1249, le 26/2)


Les consultations des 818 articles, sont en progressions constantes :

Les onglets les plus consultés sont:

9 févr. 2015
3455
28 mars 2013
2595
15 mai 2013
1941
21 mai 2013
1850
11 janv. 2013
1840
1390
26 mars 2014, 1 commentaire
654





Le nombre de pages lues a correspondu depuis la création du blog, à l'équivalent de la population de certaines villes européennes  comme Le Havre ( France, 174 156 hab),  de Swansea (Royaume Uni, 179485 hab),  San Sébastien ( Espagne , 186500 hab) ou Parme ( Italie 187938 hab).


Pour continuer nos visites géographiques, nous vous avions quitté Reggio d’Émilia ( Italie)   241  ème ville européenne le 26/2/15.


Notre prochaine étape en Europe sera Kassel ( Allemagne),  205 ème ville d'Europe avec  192 874 Hab.


Bientôt le top 200, des villes Européennes.








15 avril 2015

CFTC BPCE Sa: renégociation de taux pour les crédits immo salariés.


Compte tenu de la baisse des taux des crédits, certains salariés de BPCE Sa, souhaitaient depuis plusieurs mois renégocier leur taux de crédit immobilier CE IDF, tenus à l'agence de BPCE Sa.


  • Ils s'adressaient à la DRH et recevaient cette réponse !!!

Bonjour,
Nous comprenons votre mécontentement quant à l’impossibilité de renégocier les conditions de votre prêt immobilier auprès de la Caisse d’Epargne Ile de France.
Comme votre Conseiller de l’agence bancaire d’Avant –Seine vous l’a indiqué, il s’agit d’une décision de la Caisse d’Epargne , et non d’une décision concertée avec BPCE SA qui n’a conclu aucune convention de quelle que nature que ce soit avec la CEIDF relative aux avantages bancaires (prêts, moyens de paiement, assurances etc..).
En conséquence, cette décision relève directement de la Caisse d’Epargne IDF auprès de laquelle je vous invite à vous adresser pour connaître les raisons de ce refus.

Cordialement


  • Certains ont changé de Banque ( ils nous l'ont dit), car jusqu'à présent la CE IDF refusait de renégocier ses taux.


  • D'autres se sont adressés à la CFTC BPCE Sa.
    • Suite à ces demandes.
      • Nous avons écrit en recommandé au Président du Directoire de la CE en date du 23/3.
      • Nous avons reçu une réponse positive en date du 8/4, et nous en remercions la Caisse d'Epargne.
Nous avons tracté ce matin, pour annoncer cette bonne nouvelle aux salariés de BPCE Sa






Il nous reste un problème à régler:


  • Le responsable de l'agence CE, signale que seront appliquées les conditions de renégociation clients !
    • soit 1% du montant renégocié ( avec un minimum de 1 000 euros)



  • Nous avons donc écrit ce jour au Directoire de la CE IDF, pour obtenir des conditions minorées  ( salariés) de renégociations.


Gageons que cette opération qui a si bien commencée, finira pour le mieux pour les salariés.

Nous vous tiendrons au courant du suivi de ce dossier avec la Caisse d'Epargne.

14 avril 2015

CFTC BPCE Sa : news



NAO  BPCE Sa de ce matin

Beaucoup de sujets que nous aborderons dans les prochains jours.

Mais déjà: Prime de 200 euros pour tous les salariés ( sauf HC)

CFTC BPCE Sa: Infos : Projet d'allongement des congés décès.

Le Sénat a validé à son tour l'allongement du congés décès...

Trois ans et demi après l'Assemblée nationale, le Sénat a validé à son tour l'allongement du congés décès.
 Les salariés bénéficieront par exemple de dix jours au lieu de deux actuellement lors du décès d'un enfant.

 Toutefois, cette proposition de loi socialiste devra faire l'objet d'une nouvelle lecture à l'Assemblée
 nationale, les sénateurs ayant ajouté un amendement incluant les concubins parmi les personnes pouvant
 bénéficier du congé au décès d'un proche, ce que ne prévoyait pas le texte initial.

 Pour rappel, «les jours d'absence pour événements familiaux n'entraînent pas de réduction de rémunération.
 Ils sont assimilés à des jours de travail effectif pour la détermination de la durée du congé annuel».




 

La Convention collective AFB: prévoit aujourd'hui:

  • Décès conjoint: 5 jours
  • Décès Père,mère du salarié ou de son conjoint: 3 jours
  • Décès des enfants du salarié ou de son conjoint: 5 jours
  • Décès des collatéraux du salariés ou de son conjoint ou des autres ascendants et descendants du salarié: 2 jours


13 avril 2015

CFTC BPCE Sa: AGENDA de la semaine du 13/ au 17/4/15, négociations salariales !!!

La Section  CFTC de BPCE Sa vous souhaitez une bonne semaine.


Au programme:

Mardi:

  • Négociation annuelle Obligatoire.
Est-ce le beau temps de ce printemps, qui a clos la longue période d'hibernation de la DRH, ou bien la grosse mobilisation des salariés dans le Groupe et à BPCE SA, le 24/3, qui ont contraints l'employeur à revenir à la table des négociations ?

Toujours est-il, que les OS de BPCE Sa, ont reçu une convocation pour le 14/4, en vue de terminer les NAO, commencées le 19/12 !!!!

Nous n'avons aucune illusion sur les résultats de cette NAO, mais contraindre la Direction à nous présenter ses projets, alors qu'elle n'osait même pas revenir  en négociation, doit déjà être pris comme une victoire.

10 avril 2015

CFTC BPCE Sa Infos: Comptes des Comités d'Entreprise.


lacomptabilitduce.jpgDeux décrets sur les obligations comptables des CE ont été 
publiés dimanche au Journal Officiel.

Ces décrets du ministère des Affaires Sociales sont publiés en application 
de la loi sur la formation professionnelle du 5 mars 2014 qui a prévu de
 soumettre les CE à des obligations comptables, visent notamment à accroître
 la transparence.

la loi a instauré, entre autre, l'obligation pour les grands CE de présenter 
des comptes annules certifiés et de mettre en place "une commission des 
marchés publics" chargée de choisir fournisseurs et prestataires.

les CE de plus petite taille, quant à eux, présenteront des comptes annuels simplifiés ou
 ultra-simplifiés.

Les dispositions relatives à la consolidation et certification des comptes s'appliqueront à compter du

9 avril 2015

CFTC BPCE Sa Infos: Pour le FMI les syndicats sont un rempart fragile contre les inégalités de revenus

Une étude publiée dans le magazine du FMI affirme que le déclin des syndicats dans les pays riches a alimenté la flambée des inégalités sociales. Une thèse contestée par Christian Dufour, chercheur associé au CRIMT.
par Eric Béal  27/03/2015  Liaisons Sociales Magazine

Les syndicats, rempart fragile contre les inégalités de revenus
© Fotolia
On n'attendait pas du Fonds monétaire international qu'il salue l'action des syndicats. C'est pourquoi l'article intitulé Power from the people, publié début mars par la revue du Fonds, Finance & Development, n'a pas manqué de susciter l'intérêt des observateurs.
Florence Jaumotte et Carolina Osorio Buitron, les deux auteurs, y affirment que "le déclin de la syndicalisation semble être un élément clé de la hausse des plus gros salaires". Selon leur étude qui couvre la période 1980–2010, les syndicats permettent d'abord de freiner les inégalités en assurant une "distribution des salaires" plus équitable et en faisant pression pour que les autorités s'engagent dans cette voie.
Alors que le taux de syndicalisation dans les principaux pays développés a reculé de 20,8% en 1999 à 16,9% en 2013, selon l'OCDE, les deux économistes du FMI notent qu'une faible syndicalisation "réduit la capacité de négociation" des salariés sur leur rémunération, au bénéfice des actionnaires et des plus hauts revenus. Elles ajoutent que "si la désyndicalisation affaiblit les revenus pour les salariés du milieu et du bas de l'échelle, cela augmente nécessairement la part des revenus perçus par l'encadrement des entreprises et par les actionnaires".
Pas de corrélation automatique
Le FMI découvrirait-il les vertus de la lutte des classes ? Christian Dufour, chercheur associé au Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT), souligne que le rôle des syndicats dans la distribution des salaires n'était pas contesté dans les années 80. "Cet effet égalisateur était alors reconnu comme une évidence, notamment en Europe. Mais on reprochait aux syndicats d'affaiblir de ce fait la performance économique. Petit à petit, les normes de négociation centralisées ont été remises en cause, pour lier performance et progressions salariales."
Sous le coup de la mondialisation, les secteurs les plus exposés à la concurrence internationale ont vu leurs conditions salariales se détériorer. Ce qui a créé des écarts de revenus au sein du salariat. "Des métiers nouveaux sont également apparus, ajoute le chercheur. Comme les traders ou certains métiers informatiques, qui n'ont jamais connu de régulation collective autre que celle du marché. Mais de là à établir une corrélation quasi mécanique entre recul syndical et progression du décile supérieur des revenus, il y a une marge…"
Un biais dans l'analyse
Pour le chercheur du CRIMT, l'étude publiée par Finance & Development, "reflète un certain biais d'analyse, lié à un manque de profondeur historique et aux insuffisances propres aux méthodes quantitativistes. Leurs modèles sont très réducteurs des réalités sociales et de leurs subtilités." D'autant plus, selon lui, que des pans entiers de la formation des revenus échappent à l'action syndicale. Tels les revenus non salariaux ou les minima sociaux, fixés par les pouvoirs publics.
Les deux économistes du FMI concluent leur article en indiquant que les inégalités peuvent également mettre la société à mal en permettant aux plus riches de manipuler l'économie et le système politique à leur profit. Elles sont d'avis que les gouvernements auraient intérêt à prendre des mesures pour limiter les écarts de revenu.
Mais il ne faut pas compter sur les syndicats pour prendre une part efficace dans ce domaine, estime Christian Dufour. "Ils sont affaiblis, repliés sur un segment étroit du salariat et pèsent peu dans les décisions macro sociales." Alors même qu'un certain nombre de gouvernements cherchent à les instituer en interlocuteurs officiels, après les avoir décrédibilisés pendant des années.

Notre point de vue:


  •  Pour une fois ce n'est pas nous qui vous le disons, mais le FMI.



  • Si  F Pérol, n'aime pas les syndicats, vous savez maintenant pourquoi.

8 avril 2015

CFTC BPCE Sa: mobilisation du 24/3, tract intersyndical.

Une réunion avec F Pérol le 23/4, en limitant le nombre d'interlocuteurs !

Rappelons que le 24/3, il s'était esquivé, refusant de rencontrer la délégation des représentants du personnel en laissant cette responsabilité à Anne Mercier Gallay.
F Pérol, le grand pourfendeur du syndicalisme, serait-il à ce point inquiet à l'idée de rencontrer des représentants du personnel ? 

7 avril 2015

CFTC BPCE Sa: AGENDA de la semaine du 7 au 10/4

La section CFTC de BPCE Sa vous souhaite une bonne semaine pascale.
Au programme:

Lundi: 
  • commission égalité professionnelle
  • commission emploi/formation.
    • Examen du bilan formation 2014

3 avril 2015

CFTC Infos : Arrêt maladie. Le droit aux indemnités journalières assoupli

http://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-640x360/public/2015/01/31/le-droit-aux-indemnites-journalieres.jpg?itok=SD1D9QEk
Les conditions d'accès pour percevoir des indemnités journalières ont été assouplies par le Ministère de la santé | D.R.

Le Ministère de la Santé a publié  un décret qui assouplit les conditions d'accès aux indemnités journalières perçues en cas de maladie, maternité ou invalidité.

Un décret du ministère des Affaires sociales et de la Santé, publié samedi au Journal officiel (JO), assouplit les conditions ouvrant droit aux indemnités journalières en cas de maladie, de congé maternité ou invalidité. 

150 heures travaillées par trimestre suffisent

Ce décret, qui entre en vigueur au 1er février, abaisse à 150 heures par trimestre, et 600 heures par an, le nombre d'heures travaillées nécessaires pour avoir droit aux prestations en espèces des assurances maladie, maternité et invalidité, et au congé de paternité.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires sociales a expliqué que « jusque-là, les salariés n'avaient droit à ces prestations qu'à condition d'avoir travaillé 200 heures au cours des trois mois précédant l'arrêt de travail ».
Amélioration de la couverture sociale

« Cette condition pouvait priver de prestations des salariés précaires, travaillant à temps très partiel ou connaissant des contrats de travail courts avec des périodes de chômage », a-t-il ajouté, rappelant que le gouvernement s'était engagé à abaisser ce seuil à 150 heures il y a un an, lors du premier anniversaire du plan de lutte contre la pauvreté.

Cette mesure « répond également à la préoccupation de préserver la continuité et la qualité de vie des malades du cancer », a souligné le ministère. Elle « prolonge une mesure de la réforme des retraites qui a également élargi les conditions permettant aux salariés de valider des trimestres de retraite ».

Elle « s'inscrit dans le cadre de l'action du gouvernement pour la promotion de l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, car les femmes sont particulièrement exposées à l'emploi précaire ».

Cette mesure « contribue également à améliorer la couverture sociale des intermittents du spectacle, en particulier les femmes en congé maternité », note le communiqué.

Ouest-France

2 avril 2015

BPCE Sa CFTC Infos: Inaptitude professionnelle : des indemnités de rupture plus favorables pour le salarié

Inaptitude professionnelle : comment calculer l’indemnité spéciale de licenciement ?

Lors d’un licenciement consécutif à une inaptitude professionnelle, le salarié perçoit en principe une indemnité spéciale de licenciement égale au double de l’indemnité légale. Cette indemnité spéciale ne joue qu’en l’absence de dispositions conventionnelles plus favorables. Mais que faut-il entendre par là ? Faut-il comparer les indemnités légale et conventionnelle, puis multiplier par deux celle qui est la plus favorable ou bien doubler l’indemnité légale, puis comparer le résultat avec l’indemnité conventionnelle ?



Lorsque le salarié est déclaré inapte suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle, il bénéficie de davantage de garanties que lors d’une inaptitude non professionnelle, notamment lors de la rupture de son contrat de travail.

En effet,  si vous êtes forcé de licencier le salarié en raison d’une impossibilité de reclassement, il aura droit à des meilleures indemnités.

Il pourra ainsi prétendre à une indemnité compensatrice de préavis,alors que celle-ci n’est pas due en cas d’inaptitude non professionnelle (si bien sûr le salarié n’est pas en mesure d’exécuter le préavis).

Le salarié a également droit à une indemnité spéciale de licenciement égale au double de l’indemnité légale sauf dispositions conventionnelles plus favorables (Code du travail, art. L. 1226-14). Mais comment interpréter cette règle ?

Inaptitude professionnelle : l’indemnité conventionnelle n’est pas doublée

Lorsqu’un salarié est licencié suite à une inaptitude professionnelle, il faut comparer, d'une part, le montant de l'indemnité légale doublée et, d'autre part, celui de l'indemnité conventionnelle.
En effet si l’indemnité prévue par la convention collective est plus favorable que l’indemnité légale, même doublée, il faut l’appliquer.

En revanche, la Cour de cassation a rappelé que le salarié ne peut pas prétendre à une indemnité conventionnelle doublée sauf disposition expresse contraire. Ce qui n’était pas le cas, dans l’affaire en question, de la convention collective des ingénieurs et cadres de la métallurgie. Seule l’indemnité légale devait donc être doublée et comparée à l’indemnité conventionnelle prévue pour les cadres.
  
Il existe un cas de figure où vous n’aurez pas à verser l’indemnité spéciale de licenciement au salarié, ni l’indemnité de préavis : si vous parvenez à établir que le salarié a refusé abusivement un poste de reclassement qui lui est proposé. Pour en savoir plus sur les postes de reclassement qui doivent être proposés aux salariés et obtenir des modèles concernant la proposition de reclassement, les Editions Tissot vous conseillent leur documentation « Gestion du personnel simplifiée ».

Éditions Tissot 
  
Anne-Lise Castell
Cour de cassation, chambre sociale, 18 février 2015, n° 13-20171 (l'indemnité spéciale de licenciement est, sauf dispositions conventionnelles plus favorables, égale au double de l'indemnité légale)

1 avril 2015

BPCE Sa CFTC infos :Combien de temps en moyenne dure une procédure prud’homale ?

Malgré une baisse du nombre d'affaires portées devant les Conseils de prud'hommes (CPH), on attend en moyenne plus de 15 mois en 2012 devant le conseil de prud’hommes avec de très grande disparités selon les conseils de prud’hommes.
D'importantes disparités

Si certains Conseils de prud'hommes (CPH) peuvent connaitre des délais allant jusqu'à 22 mois en région parisienne, d'autres, tels que celui de Guéret (Creuse) ne connaissent que des délais de 6 mois pour obtenir un jugement au fond.

Des taux de départage et d'appel élevés
  
La procédure de départage, inhérente au fonctionnement paritaire des CPH, intervient lorsque les conseillers prud'hommaux n'arrivent pas à aboutir à une décision majoritaire.
Selon le ministère de la Justice, le taux de départage était en moyenne de 20 % pour l'année 2011 mais il étaittrès variable d'un territoire à l'autre, variant de 41 % à Angers, 43 % à Bobigny mais de 1 % à Cherbourg ou 3 % à Aix-les-Bains.
  
Le taux d'appel apparaît très élevé et excède largement celui des autres types de contentieux.
L'importance du taux d'appel des décisions des CPH suggère que la décision judiciaire est loin d'être normalement acceptée.

De surcroît, comme le souligne le rapport Lacabarats, en appel « le taux de confirmation totale des jugements des CPH (28,3 % en 2012) est très nettement inférieur à celui constaté pour les appels des autres juridictions (de 46 à 53,6 %) ».
Il en résulte un allongement de la procédure contentieuse en matière de justice du travail.
Un allongement des durées moyennes de traitement des affaires
Malgré une baisse du nombre d'affaires portées devant les CPH, notamment depuis 2009, on constate, à partir de cette période, un allongement des délais de traitement qui ont atteint en moyenne plus de 15 mois en 2012.

Cela pourrait, là encore, être lié à l'introduction de la rupture conventionnelle qui, en « captant » les ruptures les moins conflictuelles, a pu accroître la part des affaires plus difficiles examinées par les CPH se traduisant par un recours plus important au bureau du jugement et/ou au départage.
De fait, le recours au départage allonge considérablement la durée des procédures qui a atteint en moyenne plus de 27 mois en 2012 en cas de départage.


Faisant état d'un « constat partagé des importantes difficultés qui affectent actuellement le traitement, dans des délais raisonnables, des procédures prud'homales tant en première instance qu'en appel, et de l'absence de solutions pérennes permettant d'y remédier efficacement et durablement », le rapport Marshall12 préconise « de formuler immédiatement des propositions pour améliorer rapidement les délais de traitement de ces procédures et répondre ainsi à l'attente légitime du justiciable ».

Ces délais de traitement particulièrement élevés ont justifié des condamnations réitérées de l'État sur la base de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, laquelle stipule en son article 6, que « toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable par un tribunal indépendant et impartial ».

Au-delà, il convient de souligner que d'autres facteurs, d'ordre institutionnel et législatif, sont de nature à impacter la fréquence des contentieux. Il en va ainsi de la complexification du droit du travail sous l'effet de la multiplication des règles internes (décret, loi, jurisprudence, normes collectives négociées et unilatérales) auxquelles se superposent les règles externes (communautaires, européennes et internationales).
Par Maître JALAIN - Avocat en droit du travail  au Barreau de Bordeaux
PLUS D'INFOS : www.avocat-jalain.fr
Source : Les chiffres clés de la Justice, éditions 2013 et 2012, Ministère de la Justice.