11 janvier 2019

Les Français sont-ils aussi menacés par les "bullshit jobs", ces boulots à la con?



Par Thuy-Diep Nguyen le 11.01.2019 à 07h30 challenge.fr

INTERVIEW - Début d'année, l'heure des bonnes résolutions, des bilans... et de se poser la question : avez-vous un "bullshit job", un boulot à la con, vidé de tout but et de sens? Cela fait rigoler, mais inquiète aussi :78 % des salariés français sondés estiment parfois que les tâches qu’ils réalisent sont inutiles, selon une enquête BVA/mediarh.com.



SIPA & ADÈLE BRÉAU
C'est LE succès de librairie de cet automne en matière de qualité de vie et de bien-être au travail. Après le burn out, le bore-out… sommes-nous tous menacés par le syndrome des bullshit jobs - les boulot à la con ? Dans son livre récemment traduit en français (1), l'Américain David Braeber, anthropologue, économiste et figure de proue du mouvement Occupy Wall Street, met le doigt sur ces emplois inutiles qui pullulent dans un monde du travail en pleine ébullition et mutation, notamment sous l'impact de la révolution digitale. Les salariés sont de plus en plus en quête de sens pour leur job. Alors que d'autres fonctions très utiles à la société (enseignants, infirmières…) sont notoirement sous-évaluées financièrement.
Chargés de projets ou de mission, coordinateur, médiateur… De quoi parle-t-on précisément ? Graeber classe les bullshit jobs en cinq catégories :
• Les 
" cocheurs de case ", dont la raison d'être est de permettre à l'employeur de prétendre résoudre un problème… qu'il n'a en réalité pas du tout l'intention de solutionner.
• Les 
" faire-valoir " sont les personnes dont le job consiste avant tout à mettre en valeur ses supérieurs hiérarchiques ou les clients, sans avoir de réelle responsabilité opérationnelle qui leur permette de se réaliser.
• Les 
" contre-maîtres " qui ont pour travail de contrôler et d'encadrer des personnes qui travaillent déjà de manière autonome. Ils ont un pouvoir hiérarchique mais en réalité guère de marge de manœuvre au niveau opérationnel.
• Les 
" sbires ", recrutés à un poste sur le simple fait que le ou les concurrents ont créé ce même poste au sein de leur organisation, ils sont une réponse offensive et agressive à la concurrence. Exemple le plus flagrant ou récent, la mode des chief happiness officers ou des responsables de la stratégie…

• Les 
" sparadraps "
, recrutés pour s'atteler et résoudre un problème qui… n'existe pas.

  • La France est-elle aussi touchée par le phénomène des "bullshits jobs" qu'outre-Atlantique ? L'institut BVA associé au site mediarh.com a récemment sondé les salariés de l'Hexagone.
    •  Une enquête dont il ressort que si neuf salariés sur dix estiment que la contribution de leur travail à la société est bénéfique…78 % des sondés français estiment parfois que les tâches qu'ils réalisent sont inutiles. Revue de détail – instructif - avec Julien Goarant, directeur d'études de département Opinion de BVA.

Challenges - À la vue de votre enquête, y a-t-il un profil type du "bullshit jobber " en France ?
Julien Goarant - Globalement plus d'un salarié sur dix estime aujourd'hui que son métier est un bullshit job. Disons qu'à l'heure actuelle, on a plus de chances d'en trouver dans le secteur public et même plus particulièrement au sein d'entreprises publiques ou nationales, type SNCF, EDF… Beaucoup moins dans la fonction publique, les fonctions territoriales ou hospitalières. Plus de 30 % des salariés d'entreprises publiques et nationales émettent ainsi des doutes sur le fait d'avoir un bullshit job, contre 17 % des salariés de l'ensemble du secteur public et 9,3 % de ceux du privé. Dans l'ensemble, on trouve aussi plus de salariés qui doutent chez les CSP+ (70 % disent connaître des métiers qui sont les bullshit jobs, contre 61 % pour l'ensemble des sondés), dans l'industrie (74%). Pas de grosses différences en revanche selon les tranches d'âge.
Et selon les secteurs ?

Les métiers de la finance et de l'assurance semblent particulièrement ébranlés sur ce sujet, avec 19 % des gens qui disent que leur métier est un bullshit job, contre une moyenne de 12% sur l'ensemble. Il est vrai que ces métiers connaissent actuellement un vrai chamboulement, avec le digital qui peut donner le sentiment de vider quelques métiers de leur substance, tel ceux du conseil ou de l'accueil clientèle.
Faut-il en déduire qu'il y a plus de bullshits jobs aujourd'hui qu'hier ?

Il y a les mutations technologiques – le digital que j'ai mentionné – qui changent la donne. Il y a surtout le fait qu'aujourd'hui on met un nom dessus. Cela résulte de trois phénomènes concomitants et cumulatifs. D'abord l'avènement de l'entreprise horizontale, qui par essence multiplie les échanges et peut contribuer à cristalliser et nourrir un sentiment général de mal-être. Ensuite, la culture de l'évaluation systématique et permanente, en vogue dans beaucoup d'entreprises, amplifie le phénomène. Ce contrôle continu peut avoir un effet pervers dans la mesure où il met sans cesse le doigt sur l'utilité sociale réduite de certains métiers. Le cocheur de case, par exemple, peut se sentir en situation d'échec perpétuel. Enfin, la reconnaissance globale de phénomènes de souffrance au travail, le burn out, bore out, etc., et le fait que ce phénomène soit révélé, reconnu et rationalisé maintenant dans l'entreprise, contribue aussi au sentiment qu'il y a plus de bullshit jobs.
Toutes les entreprises sont-elles concernées ?

On constate que le phénomène est encore plus flagrant chez les salariés d'entreprises de plus de 500 salariés, les ETI et grands groupes – 14,5 % de personnes qui déclarent avoir un bullshit job versus une moyenne globale, toujours, de 12 %. Les PME sont dans la moyenne. C'est devenu un vrai sujet pour les grands groupes – ce, d'autant plus que beaucoup d'entre eux font aujourd'hui de la gestion de carrière un thème important de communication et d'affichage.
Vos conseils pour ces entreprises ?

78 % des salariés ont parfois ou toujours l'impression d'effectuer des tâches inutiles. 73 % estiment que certaines fonctions existantes sont inutiles pour la réalisation de leur mission. 64 % estiment que leur job consiste parfois à résoudre des problèmes qui n'existent pas. Devant un constat aussi criant, on ne peut que suggérer aux entreprises de prendre le temps de faire l'inventaire et de limiter, voire supprimer, les fonctions ou interventions inutiles qui entravent l'efficacité du salarié. Ou, pis encore, devenir un élément d'évaluation.
 A quoi bon, par exemple, nommer quelqu'un à un poste de médiateur, s'il est voué à avoir peu voire pas de contacts pendant plusieurs jours ? Ou confier à un salarié un problème qui n'a pas vocation à être résolu ?
 C'est le mettre d'emblée en position d'échec, c'est fabriquer 
les conditions du bullshit job. Il faut donner du sens à chaque 
poste, dans la tête du salarié mais aussi dans celle de 
l'employeur. Réconcilier les deux camps en définissant des 
missions claires.
1.      Jobs, éditions Les Liens qui libèrent, 416 pages, 25 euros.

10 janvier 2019

Les brigades du slip !. Pour rire ou pas.


[Chronique] Nigeria : haro sur les voleurs de slips destinés à des rituels maléfiques
10 janvier 2019 à 14h24 |
Jeuneafrique.com



Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè


Au Nigeria, les voleurs de sous-vêtements seront-ils désormais inculpés pour tentative de meurtre ? Le délit est moins anodin qu’il n’y paraît.
C’est la police nigériane qui vient de s’emparer publiquement, et sans rire, de cette affaire de recrudescence de vols de slips et de caleçons. Cette poussée d’autorité fait suite à l’arrestation, la semaine dernière, d’un détrousseur à Akure, dans l’État d’Ondo.
Dans un message Instagram, c’est avec un ton grave qu’une des porte-parole de la police, Dolapo Badmos, a confirmé que l’homme interpellé détenait un sac en nylon rempli de lingerie et de serviettes hygiéniques. Il aurait échappé de peu à un lynchage populaire. Ajoutant encore de la dramaturgie au scénario, la policière a précisé que les voleurs de dessous pourraient dorénavant être accusés de tentative de meurtre et non de vol, dans ce pays qui fait gonfler les statistiques des condamnations à la peine de mort.
Les brigades du slip en action
La fascination des déviants pour les sous-vêtements n’est pas un phénomène spécifiquement africain. Les cordes à linge du monde entier sont souvent délestées de leurs habits les plus intimes. Dans la région française de Vendée, un groupe Facebook « Mes sous-vêtements m’appartiennent » avait même été créé. Pourtant, contrairement à ce que promet la police nigériane, les fétichistes américains ou européens sont, en général, condamnés à des peines réservées aux petits délits comme le larcin ou le voyeurisme.
CERTAINS PROPRIÉTAIRES DES VÊTEMENTS INTIMES SERAIENT EFFECTIVEMENT MORTS PRÉMATURÉMENT
Destinés à des rituels maléfiques ?
Si les « brigades du slip » sortent aujourd’hui de leurs gonds, c’est que les sous-vêtements dérobés ne sont pas simplement utilisés comme ersatz d’étreintes charnelles. Les voleurs pris la main dans le slip avouent généralement avoir utilisé les culottes pour des rituels maléfiques. Or, certains propriétaires des vêtements intimes seraient effectivement morts prématurément.
Les enjeux apparaissent alors d’une tout autre dimension que celle de l’onanisme honteux. Ils suscitent la constitution de réseaux de cambrioleurs allant d’enfants dépouilleurs de jardins à du personnel de maison spécialisé dans la collecte des linges après rapports sexuels de leurs propriétaires.
LA PRÉMÉDITATION D’ASSASSINAT N’EST-ELLE PAS AVÉRÉE, POUR PEU QUE LE MANIPULATEUR CROIT À LA FORCE DE LA MAGIE NOIRE ?
Les plus cartésiens ergoteront qu’il est surréaliste de provoquer le décès d’un individu par la simple manipulation à distance de son caleçon et qu’il est donc insensé d’inculper un voleur de slip pour meurtre. Mais la préméditation d’assassinat, elle, n’est-elle pas avérée, pour peu que le manipulateur croit à la force de la magie noire ? « C’est l’intention qui compte », déclarait, il y a peu, les gens déçus par leurs cadeaux de Noël. De toute façon, la promesse de Dolapo Badmos sur les réseaux sociaux ne cadre, pour l’instant, avec aucune procédure conforme à la Constitution nigériane.
Aux États-Unis, fin 2013, le dénommé Denver Lee St Clair avait bel et bien été assassiné par son beau-fils Brad Lee Davis qui l’avait asphyxié avec l’élastique d’un slip. Dans le doute, boycottons les sous-vêtements…

notre avis:

  • no comment.


L'article 61 de la loi Pacte permettra la création d'entreprises à mission. Il devrait entrer en vigueur d'ici à la fin de l'année.


Les entreprises à mission défendront un intérêt collectif ou général
JULIE LE BOLZER Le 10/01 à 07:55 
les echos.fr




 Voici comment se préparer.

Le 5 octobre 2018, suivant les recommandations du rapport Notat-Senard, l'Assemblée nationale votait l'article 61 de la loi Pacte (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises). Actuellement examiné par le Sénat, ce texte relatif à l'objet social des entreprises pourrait être mis en oeuvre dès la fin de cette année.

  • L'entreprise à mission consacrera la notion d'intérêt social et ouvrira la possibilité de préciser la raison d'être de la société. « La notion de lucrativité ne disparaît pas, mais ce nouveau statut juridique associera la recherche de performance économique et de profit à une finalité d'intérêt collectif », résume Kevin Levillain*, enseignant-chercheur chez Mines ParisTech, école qui est engagée depuis une dizaine d'années dans des travaux ayant contribué à cette évolution législative.

Identifier la mission
  • La différence entre une entreprise à mission et une organisation avec une démarche de responsabilité sociale et environnementale réside dans l'engagement de l'ensemble des parties prenantes, en particulier les actionnaires, dans la mission et les objectifs associés, au travers de l'inscription de cette mission dans les statuts. En ajoutant un alinéa à l'article 1835 du Code civil, le projet de loi Pacte prévoit que les statuts de toute entreprise peuvent préciser « la raison d'être dont la société entend se doter dans la réalisation de son activité ».

« L'article 1833 sera également enrichi d'un nouvel alinéa précisant que toute société doit être gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité. C'est la première fois qu'une norme de gestion de l'entreprise sera posée par le Code civil, dont les dispositions sur les sociétés, essentiellement forgées en 1804, ignorent l'entreprise », précise Stéphane Vernac, maître de conférences en droit privé à l'université de Picardie Jules-Verne.
  • Toutes les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur, pourront donc se muer en société à mission. La première étape étant d'identifier la fameuse mission : protection de l'environnement, sauvegarde de l'emploi, maintien d'une implantation locale, revitalisation d'une région... Toute mission d'intérêt collectif ou général peut figurer dans les statuts. « La bonne formulation de cette mission est primordiale. Il faut éviter qu'elle soit trop large ou trop précise, ce qui enfermerait l'entreprise dans ce qu'elle connaît et l'empêcherait d'expérimenter », préconise Kevin Levillain, ajoutant que certaines entreprises accompagnées par Mines ParisTech « ont mis deux ans avant d'exprimer leur mission efficace et responsable ».

Organe de suivi et évaluation
Une fois la mission articulée, elle sera incorporée aux statuts de l'entreprise, ce qui suppose qu'elle fasse l'objet d'un vote par une assemblée générale d'actionnaires. Autre étape obligatoire : la composition d'un organe de suivi où les collaborateurs doivent être représentés. « Le comité de mission peut aller au-delà des seules parties prenantes. Il peut être perçu comme un conseil d'experts étudiant la qualité de la stratégie et identifiant les risques », estime Kevin Levillain. Enfin, la loi prévoit une démarche d'évaluation des actions déployées pour relever les engagements qui ont été pris.
En croissance aux Etats-Unis, sous la forme de «  Benefit Corporations » ou B Corp, les entreprises à mission bénéficient d'une notoriété encore faible en France et les dispositions de la loi Pacte interrogent de nombreux entrepreneurs. « L'entreprise à mission sera ce que nous ferons. C'est ce qui rend essentielle la mutualisation des pratiques et l'échange entre pairs, souligne Laurence Méhaignerie, présidente-cofondatrice de Citizen Capital et co-initiatrice de la Communauté des entreprises à mission, association fédérant à ce jour une cinquantaine d'entreprises de toute taille qui se reconnaissent dans la démarche. Il est temps de voir l'entreprise comme un puissant levier de transformation pour répondre aux défis contemporains. »

Notre avis:
  • Après la mise en oeuvre de la loi  "pacte", certaines entreprises seront ça :

ou bien ça:

  • On a une petite idée !


9 janvier 2019

Aux États-Unis, ces commerces qui renoncent à l’argent liquide



Alexis Buisson (de notre correspondant, à Washington) , le 09/01/2019 à 6h06
Mis à jour le 09/01/2019 à 12h09 la croix .fr
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Un nombre grandissant de restaurants et cafés n’acceptent plus les règlements en espèces.
Ce qui soulève des questions, notamment à l’égard des clients les plus pauvres, souvent noirs ou hispaniques, qui n’ont pas de carte ou de compte bancaire.


L’abandon des pièces et des billets reflète un changement de comportement de la part des Américains, en particulier chez les plus jeunes. / Deligne.

  • À Gotan, on trouve du liquide, mais seulement dans les tasses de cafés et les verres d’eau. Dans cette mini-chaîne de cafés-restaurants new-yorkais, les transactions en espèces sont bannies. Seul le paiement par carte bancaire est autorisé. « Depuis que nous avons mis en place ce système il y a cinq mois, nous avons eu quelques clients mécontents car ils n’avaient pas de carte sur eux. Nous les avons invités, tout simplement. Ce n’est pas notre but de mettre qui que ce soit en colère », explique Arnon Magal, le sympathique cofondateur des lieux.
La tendance ne se dément pas

  • Gotan, qui dispose de trois cafés à New York, fait partie d’une longue liste de commerces devenus cashless (« sans cash »). Leur nombre exact n’est pas connu, mais la tendance ne se dément pas. Plusieurs chaînes de restauration rapide, comme le spécialiste des salades Sweetgreen, et de nombreux restaurants ont déjà sauté le pas et requièrent de leur clientèle qu’elle règle ses achats par carte ou via une application de paiement pour téléphone mobile.
Selon le site d’information financière Bloomberg, le géant Amazon prévoit l’ouverture de 3 000 magasins sans liquide Go Stores d’ici à 2021 dans tous les États-Unis. Dans ces épiceries ultra-modernes, qui existent déjà à Chicago, Washington, San Francisco et Seattle, les clients sont débités automatiquement à leur sortie au moyen d’un dispositif de caméras et de capteurs. Ils n’ont plus besoin de passer par une caisse enregistreuse.

8 janvier 2019

Le nouveau barème de sanctions des demandeurs d’emploi est fixé


Depuis le 1er janvier 2019, une nouvelle échelle de sanctions est opposable aux demandeurs d’emploi en cas de manquements à leurs obligations, ainsi qu’en cas de fraude ou de fausse déclaration, en vertu d’un décret du 28 décembre 2018 pris en application de la loi Avenir professionnel. Parallèlement, l’ensemble des compétences de sanction sont transférées à Pôle emploi et les modalités de la procédure contradictoire sont harmonisées.
07/01/2019  Liaisons Sociales Quotidien, 07/01/2019

Le nouveau barème de sanctions des demandeurs d’emploi est fixé

    En application de la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018 (v. le dossier juridique -Emploi & chôm.- nº 170/2018 du 19 septembre 2018), un décret du 28 décembre 2018 révise la procédure et l’échelle des sanctions applicables en cas de manquements aux obligations du demandeur d’emploi. Il transfère également à Pôle emploi la compétence de sanctions en matière de suppression du revenu de remplacement et des pénalités administratives des préfets vers Pôle emploi.
    Refonte de l’échelle des sanctions
    Aux termes du décret, les échelles de sanctions de la radiation et de la suppression du revenu de remplacement sont modifiées. Comme prévu par la loi Avenir professionnel, la sanction de réduction du montant de l’ARE est supprimée.
    La radiation de la liste des demandeurs d’emploi entraîne l’impossibilité d’obtenir une nouvelle inscription pendant un mois lorsque la personne ne justifie pas de l’accomplissement d’actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi (ou de créer, reprendre ou développer une entreprise) ou refuse :
    - sans motif légitime et à deux reprises une offre raisonnable d’emploi ;
    - d’élaborer ou d’actualiser le PPAE (projet personnalisé d’accès à l’emploi) ;
    - de suivre une action de formation ou l’abandonne ;
    - de se soumettre à une visite médicale destinée à vérifier son aptitude au travail ou à certains types d’emploi ;
    - de suivre une action d’aide à la recherche d’une activité professionnelle ou l’abandonnerait.
    Si le demandeur d’emploi manque à nouveau à l’une des obligations précitées, la période pendant laquelle il ne peut se réinscrire (un mois) est portée à deux mois. Le troisième manquement la porte à quatre.
    La personne radiée ne peut également pas obtenir une nouvelle inscription pendant une période d’un mois lorsqu’elle est absente sans motif légitime à un rendez-vous avec Pôle emploi. En cas de deuxième manquement, la période d’un mois est portée à deux mois, en cas de troisième à quatre mois.
    En outre, la période de l’impossibilité d’obtenir une nouvelle inscription est comprise entre six et 12 mois consécutifs lorsque la personne a effectué de fausses déclarations visant à être ou à demeurer inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi.
    Tous les manquements mentionnés ci-dessus impliquent également et dans les mêmes conditions, l’application de la sanction de suppression du revenu de remplacement, et pour une durée égale à la durée de la radiation, à l’exception de deux cas :
    - une première absence sans motif légitime à un rendez-vous avec Pôle emploi, qui n’entraîne qu’un mois de radiation et pas de suppression de l’ARE ;
    - lorsque sont constatées de fausses déclarations visant à être ou à demeurer inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi, la suppression du revenu de remplacement devient définitive.
    L’appréciation du caractère répété des manquements tient compte, précise le décret, des nouveaux manquements constatés dans un délai de deux ans à compter du jour de la notification de décision de radiation ou de suppression du revenu de remplacement concernant le premier manquement.
    Transfert des compétences de sanctions à Pôle emploi
    Le décret met en œuvre au niveau réglementaire, conformément à la loi Avenir professionnel, le transfert des compétences de sanctions des préfets vers les directeurs régionaux et directeurs d’établissement de Pôle emploi. Ces derniers deviennent compétents en matière de suppression du revenu de remplacement et de pénalité administrative, ainsi que pour le recouvrement de cette pénalité.
    Extension et harmonisation de la procédure contradictoire
    La procédure contradictoire en matière de suppression du revenu de remplacement est étendue à la sanction de radiation et enrichie. Ainsi, lorsque le directeur régional de Pôle emploi envisage de prendre une décision de radiation et de suppression du revenu de remplacement, il informe préalablement par tout moyen donnant date certaine l’intéressé. Le demandeur est également informé qu’il dispose d’un délai de dix jours pour présenter des observations écrites, ou pour demander à être entendu, le cas échéant assisté d’une personne de son choix. Le directeur régional de Pôle emploi dispose de 15 jours pour se prononcer à compter de l’expiration du délai de dix jours mentionné ci-dessus, ou si l’intéressé demande à être entendu, à compter de la date d’audition.
    Enfin, la décision notifiée à l’intéressé doit être motivée et indique la durée de la radiation et/ou de la suppression du revenu de remplacement ainsi que les voies et délais de recours.
    Entrée en vigueur au 1er janvier 2019
    Les dispositions du décret sont entrées en vigueur le 1er janvier 2019. Une période transitoire est toutefois prévue, afin que les préfets et les préfets de région demeurent compétents pour connaître des recours administratifs ainsi que des recours juridictionnels formés à l’encontre des décisions de suppression du revenu de remplacement et de pénalité administrative antérieures au 1er janvier 2019.
    Décret nº 2018-1335 du 28 décembre 2018 relatif aux droits et aux obligations des demandeurs d'emploi et au transfert du suivi de la recherche d'emploi

    7 janvier 2019

    Prud’hommes : le plafonnement des indemnités jugé contraire au droit international


    >Économie|Le Parisien| 06 janvier 2019, 16h26 |11

    Le conseil de prud’hommes d’Amiens (Somme) a estimé que le plafonnement des indemnités prud’homales versées à un salarié licencié « sans cause réelle et sérieuse » était « contraire » au droit international. LP/Olivier Boitet

    Un des points majeurs des ordonnances réformant le Code du travail pour les licenciements abusifs est contesté par deux jugements de deux conseils de prud’hommes.

    Pour la deuxième fois en moins d’un mois, un tribunal a prononcé un jugement contraire aux ordonnances de septembre 2017 sur le Code du travail. Le conseil de prud’hommes d’Amiens (Somme) a ainsi estimé que le plafonnement, introduit au début du quinquennat d’Emmanuel Macron, des indemnités prud’homales versées à un salarié licencié « sans cause réelle et sérieuse » était « contraire » au droit international.
    Ce plafonnement avait créé la polémique avant qu’il ne devienne légal. Les dispositions de l’article L 1235-3 du Code du travail, qui fixe des plafonds d’indemnités versées pour licenciement abusif en fonction de l’ancienneté du salarié, sont « contraires à la convention 158 de l’Organisation internationale du travail (OIT) car elles ne fixent pas une indemnité adéquate ou toute autre forme de réparation considérée comme appropriée », peut-on lire dans le jugement rendu le 19 décembre.

    La réparation doit être « appropriée »

    Le conseil de prud’hommes de Troyes (Aube) avait rendu une série de décisions allant dans le même sens le 13 décembre. Dans sa décision, repérée par le site Actuel RH et Le Monde, le conseil de prud’hommes d’Amiens rappelle que la France a ratifié en 1989 cette convention. Celle-ci indique que les juridictions nationales doivent être habilitées à « ordonner le versement d’une indemnité adéquate ou toute autre forme de réparation considérée comme appropriée » en cas de licenciement injustifié.

    Un préjudice « également d’ordre financier »

    « Le salarié (licencié) subit irrémédiablement un dommage […] d’ordre psychique mais également d’ordre financier » car l’indemnité versée par Pôle emploi ne maintient pas ses revenus au niveau antérieur, estime le conseil, composé de deux conseillers salariés et deux conseillers employeurs.

    Dans cette affaire, les prud’hommes avaient été saisis en février 2018 par le salarié d’un commerce d’alimentation générale. Ils ont jugé abusif son licenciement et à ce titre, condamné l’entreprise à lui verser 2000 euros de dommages et intérêts, soit plus que le demi-mois de salaire que le barème prévu par le Code du travail lui aurait accordé.

    Notre avis:


    • Le détricotage  des lois Macron a déjà commencé !

    6 janvier 2019

    Dans l'actu, on peut aussi trouver à sourire.

    Un fait très surprenant aux États-Unis: un coureur cycliste de 90 ans convaincu de dopage

    4 janvier 2019

    La rentrée et son lot de dossiers en cours


    Non allons attaquer par tout ce qui ne marche pas depuis de longues années:

    • NAO: négociation des augmentations de salaires !!
      • je sais, c'est l'effet Père Noël, qui ne s'est pas estompé

    • négociation d'un nouveau socle social sur la base de Natixis intégré
      • là c'est peu être les dernières bulles de champagne.

    • Mise en place d'accord local de droit syndical, pour mieux pouvoir vous défendre
      • là, même moi, même maintenant, j'ai du mal à continuer à y croire !!

    • Prime macron défiscalisée !
      • prends pas tout de suite rdv avec ton banquier pour la placer !

    Bon ok , vous n'êtes pas obligés de sourire tout suite.

    mais ne me démoralisez pas encore, j'arrive 

    3 janvier 2019

    Bientôt un impôt dès le premier euro gagné ?

    BOURSORAMA AVEC AFP•03/01/2019 à 12:38

    Alors que la réforme du prélèvement à la source entre en vigueur, le secrétaire d'État en charge de la Fonction publique Olivier Dussopt estime que l'extension de l'impôt aux foyers les plus modestes doit faire partie du grand débat national, qui se tiendra au cours des prochains mois.

    Un avis d'imposition photographié à Lille, le 15 avril 2016 (archive) ( AFP / PHILIPPE HUGUEN )
    Un avis d'imposition photographié à Lille, le 15 avril 2016 (archive) ( AFP / PHILIPPE HUGUEN )
    L'impôt sur le revenu s'appliquera-t-il à tous les citoyens, même les personnes actuellement non-imposables ? Pour Olivier Dussopt, le système fiscal doit faire l'objet de discussions, notamment la possibilité de payer un impôt dès le premier euro gagné. Invité de la matinale de BFMTV jeudi 3 janvier, le secrétaire d'État a estimé que cette question devait être abordée à l'occasion de la grande concertation nationale, réclamée par le chef de l'État.
    "Cela fait partie des débats qui ont été posés, notamment par des parlementaires", a-t-il déclaré, citant notamment la députée LREM de l'Allier Bénédicte Peyrol, qui estime que "cela permettrait de contribuer à la restauration du lien direct entre le fait d'être contribuable et le fait d'être citoyen". "Je ne dis pas qu'il faut le faire" mais "je pense" que le débat "sera ouvert parce que les Français sont férus de justice fiscale", a indiqué le secrétaire d'État.
    Les Français paient d'ailleurs "déjà les impôts, non pas dès le premier revenu, mais dès le premier euro dépensé notamment avec la TVA", a-t-il insisté. Le coup d'envoi du grand débat national doit être lancé mi-janvier et durer jusqu'à début mars. Cette concertation de grande ampleur vise à faire remonter les propositions des citoyens sur quatre thèmes : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, et la réforme de l'État.
    Dans une interview au Parisien en décembre, la députée Bénédicte Peyrol avait plaidé pour une remise à plat du système fiscal et pour que "tout le monde paie des impôts, dès le premier euro", en réponse au "ras-le-bol" fiscal des Français.
    INFOGRAPHIE. Le prélèvement de l'impôt à la source ( AFP /  )
    INFOGRAPHIE. Le prélèvement de l'impôt à la source ( AFP / )

    2 janvier 2019

    Les mesures 2019 qui impactent votre patrimoine


    MINGZI•02/01/2019 à 10:30
    Les mesures 2019 qui impactent votre patrimoine (Crédit photo: 123RF)
    Les mesures 2019 qui impactent votre patrimoine (Crédit photo: 123RF)

    Les mesures fiscales mise en œuvre ou prévues en 2019 qui impactent votre patrimoine. 

    Prélèvement de l'impôt à la source

    Le prélèvement de l'impôt à la source est mis en œuvre dès janvier 2019. Le calcul de l'impôt sur le revenu reste le même, seul le mode de perception change : l'impôt est prélevé directement sur les revenus, tout au long de l'année. 
    Le taux de prélèvement appliqué par défaut est le taux personnalisé du foyer, mais il est possible d'opter pour le taux individualisé ou pour le taux non personnalisé. 
    Les contribuables bénéficiaires de crédits ou de réduction d'impôt perçoivent le 15 janvier 2019 un acompte de 60% du montant des réductions et crédits.
    Un dispositif anti-optimisation fiscale a été mis en place concernant la déduction des travaux sur un bien immobilier : les travaux d'entretien ou de rénovation sont déductibles des revenus fonciers 2019 à hauteur de la moyenne des travaux réalisés en 2018 et 2019. 

    PEA

    Les députés ont voté, dans le cadre de la loi de finances 2019, une mesure pour étendre l'application de la flat tax (prélèvement forfaitaire unique de 30%) aux PEA et PEA-PME de moins de 5 ans. La mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2019.
    Ainsi, le taux d'imposition des gains issus d'un retrait intervenant avant la fin de la deuxième année du PEA passe de 39,7% à 30%, et le taux d'imposition des gains issus d'un retrait intervenant entre la deuxième et la cinquième année du PEA passe de 36,2% à 30%.

    Réduction Madelin pour les PME

    La réduction d'impôt dont peut bénéficier un contribuable qui investit dans certaines PME devait être portée de 18% à 25% pour les versements effectués jusqu'au 31 décembre 2018. Mais la mesure n'a pu entrer en application car toujours suspendue au feu vert de la Commission européenne. L'Assemblée a voté le décalage de sa mise en œuvre d'un an : la réduction d'impôt de 25% devrait donc être effective pour l'année 2019.

    Exit tax

    L'exit tax sera remplacée par un dispositif plus ciblé recentré sur les cas d'optimisation fiscale. Le nouveau " dispositif anti-abus " ciblera les cessions de patrimoine intervenant jusqu'à 2 ans après un départ de France, contre 15 ans à l'heure actuelle. Au-delà d'un premier seuil de patrimoine mobilier de 800 000 euros, les contribuables seront assujettis à l'exit tax pendant deux ans. Au-delà de 2,57 millions d'euros, le délai est porté à cinq ans. Lorsque le délai requis est écoulé, le contribuable est exempté d'exit tax.

    Immobilier : dispositif Denormandie

    Le dispositif Denormandie s'adresse aux investisseurs qui souhaitent acheter un bien existant pour le mettre en location. Ils pourront déduire de leurs impôts sur le revenu entre 12 et 21% de leur investissement, selon qu'ils loueront leur bien pendant 6, 9 ou 12 ans. Pour bénéficier de cette déduction d'impôt, ils devront réaliser un montant de travaux représentant 25% du total de l'opération, dans la limite de 300 000 euros. Le dispositif fonctionnera dans les territoires où les besoins sont identifiés.

    Epargne retraite

    La loi Pacte (plan d'actions pour la croissance et la transformation des entreprises) prévoit de simplifier les dispositifs d'épargne-retraite existants. La transférabilité de l'épargne d'un produit à l'autre (PERP, Madelin, Article 83, PERCO) sera facilitée. La fiscalité des différents dispositifs sera harmonisée, notamment pour généraliser à l'ensemble des produits la possibilité de déduire de l'assiette de l'impôt sur le revenu les versements volontaires des épargnants. 
    Les conditions de sorties au moment de la retraite seront assouplies pour offrir aux épargnants le choix de sortir en rente ou en capital. Il sera également possible de racheter ou de liquider les droits en cours d'acquisition pour les affecter à l'achat de sa première résidence principale. 
    Voté en première lecture à l'Assemblée nationale, le texte sera étudié au Sénat dans le courant du mois de janvier et le vote définitif de la loi est prévu pour le printemps. 

    Assurance vie

    Conscient de la complexité de l'euro-croissance, le gouvernement souhaite simplifier le produit. La loi Pacte prévoit que le rendement soit unifié pour tous les épargnants et qu'il puisse être bonifié lors d'engagements longs, en particulier dans les PME.

    Le CITE (Crédit d'impôt pour la transition énergétique)

    Le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) est prolongé pour un an. Finalement, après de nombreux revirements, les dépenses d'acquisition des fenêtres venant remplacer des parois à simple vitrage sont réintégrées dans le dispositif. Le CITE est également ouvert au remplacement d'une chaudière au fioul par une chaudière fonctionnant à l'aide d'énergies renouvelables. 

    L'éco-PTZ

    L'éco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ) destiné à financer des travaux de performance énergétique est simplifié et prolongé jusqu'en 2021. 

    Taxe d'habitation

    La suppression progressive de la taxe d'habitation se poursuit. Après une première baisse de 30% en 2018, la diminution atteint 65% en 2019 pour les foyers concernés. L'exonération sera totale en 2020 pour 80% des foyers. Le gouvernement promet une suppression de la taxe d'habitation pour tous les contribuables à l'horizon 2021-2022. 

    1 janvier 2019

    Jours fériés de 2019 : de longs week-ends en perspective



    ·         Par   Le figaro.fr 

    ·         Mis à jour le 31/12/2018 à 08:14 

    ·         Publié le 29/12/2018 à 17:15

    Cette année, neuf jours fériés sur dix auront lieu en semaine. Il y aura ainsi quatre week-ends de trois jours et plusieurs «ponts» possibles.
    2019 promet d'être une année reposante! Sans compter le Nouvel An, il y aura dix jours fériés en 2019 dont neuf pendant la semaine. Cette nouvelle année sera riche en week-ends prolongés: quatre au total et vous pourrez même prévoir plusieurs ponts

    En 2019, seule la fête nationale du 14 juillet aura lieu un dimanche à l'inverse de 2018 où il y en avait eu deux: le 14 juillet un samedi et l'Armistice le 11 novembre un dimanche.

    Quatre week-ends de trois jours seront possibles: celui du lundi de Pâques le 22 avril, celui du lundi de Pentecôte le 10 juin, celui de la Toussaint le 1er novembre qui tombe un vendredi et enfin celui de l'Armistice du 11 novembre qui aura également lieu un lundi.

    Plusieurs «ponts» possibles
    Si vous vous organisez bien, vous pourrez également profiter de plusieurs ponts. La fête du travail le 1er mai, la victoire de 1945 le 8 mai ainsi que le 25 décembre auront lieu un mercredi. En prévoyant de prendre des congés le lundi et le mardi qui précèdent la date ou bien le jeudi et vendredi suivants, vous bénéficierez d'un long repos de cinq jours.
    Vous pourrez également prévoir une coupure de quatre jours en posant votre vendredi lors des week-ends de l'Ascension (30 mai)

    Notre avis :
    • Enfin des bonnes nouvelles !
      • A vous de vous organiser.