21 août 2018

Le prix du tabac augmente ce lundi




 Salomé Vincendon, publié le 20/08/2018 à 18:05 , mis à jour à 18:24
lexpress

L'augmentation progressive du prix du tabac se poursuit, avec une nouvelle augmentation de quelques centimes ce lundi 20 août.
Le gouvernement poursuit son objectif: un paquet de 20 cigarettes à 10 euros, d'ici 2020, afin de décourager les fumeurs. Ce lundi, l'augmentation du prix du tabac n'est que de 20 à 30 centimes supplémentaires sur les cigarettes industrielles. "Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes est stable à 7,90 euros, les autres prix moyens des autres conditionnements sont également stables" assure le ministère des Comptes publics dans un communiqué. 

Un arrêté publié au Journal Officiel le 31 juillet dernier fixe le nouveau prix du tabac. Pour les paquets de 20 cigarettes, il reste compris entre 7,60 euros et 9,30 euros. Le coût des paquets de tabac à rouler de 30 grammes demeure compris entre 9,60 euros et 11,10 euros. 
Dans le tableau des prix publié au Journal Officiel, certaines marques, comme Winfield ou Pall Mall, voient leurs prix diminuer. Contactée par la rédaction, la Direction générale des douanes et droits indirects explique que "la fiscalité n'ayant pas bougé, ce sont les marques de tabac qui décident de rogner sur leur bénéfice" afin de faire diminuer le prix de leurs produits. 
Une nouvelle augmentation en avril

"En France, je le rappelle, le tabac tue chaque jour 200 personnes [...] On sait qu'un fumeur sur deux mourra des suites du tabac", avait martelé la ministre de la Santé Agnès Buzyn en juin. La prochaine augmentation du prix du tabac aura lieu en avril 2019 et serait à hauteur de 50 centimes.  
D'après des témoignages recueillis par le journal Aujourd'hui en France, les buralistes notent une baisse des ventes de paquets de cigarettes de 12% à 17% cette année. 

20 août 2018

Ouverture des commerces le dimanche: des députés LREM veulent "aller plus loin"



Par Challenges.fr le 19.08.2018 à 09h14

"La loi Pacte serait l'opportunité à saisir pour donner plus de libertés aux commerces d'ouvrir ou non le dimanche, et ainsi redynamiser nos coeurs de ville", écrivent Buon Tan, Benoit Potterie et vingt autres députés LREM dans une tribune dans le JDD.

Une vingtaine de députés LREM appelle à "aller plus loin" dans les possibilités d'ouverture dominicale des commerces, à l'occasion de la loi Pacte, dans une tribune à paraître dimanche 19 août dans le Journal du Dimanche. "N'attendons plus! La loi Pacte serait l'opportunité à saisir pour donner plus de libertés aux commerces d'ouvrir ou non le dimanche, et ainsi redynamiser nos coeurs de ville", écrivent Buon Tan (Paris), Benoit Potterie (Pas-de-Calais) et vingt autres députés LREM.
"La loi Macron a été un succès. Qu'attendons-nous pour aller plus loin?", plaident-ils en louant les résultats de cette loi de 2015 qui a permis un "premier assouplissement" en créant les "zones touristiques internationales" où, sous réserve de la conclusion d'un accord, les magasins peuvent ouvrir le dimanche et en soirée jusqu'à minuit. "L'ouverture dominicale est avant tout un enjeu sociétal qui correspond à l'aspiration des Français: être libre d'acheter, de se divertir, de travailler ou non le dimanche", affirment les signataires.
"L'attrait des Français pour l'e-commerce est également révélateur de notre aspiration à être libre de consommer", ajoutent-ils. "De nombreux commerces de proximité subissent de plein fouet cette concurrence 24 h/24 et 7 j/7. Certains, même situés dans les artères les plus commerçantes, ferment et ne contribuent plus au lien social". "Londres, Madrid, Rome... Les grandes capitales européennes ont bien compris la nécessité d'ouvrir leurs magasins le dimanche pour attirer les touristes internationaux et soutenir l'activité", ajoutent les députés. "Dans le contexte du Brexit, le temps est venu de rattraper notre retard en offrant des services au moins comparables".
Le projet de loi sur la croissance des entreprises, dit "loi Pacte", a été présenté à la mi-juin en conseil des ministres. Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a évoqué fin juillet un possible report de son examen à l'Assemblée nationale, qui était prévu à la rentrée.
(Avec AFP)
NOTRE AVIS :
On peut aller encore plus loin:
  • Travail du Dimanche et de nuit, obligatoire, sans compensation salariale
  • Suppression totale du droit du travail.
  • Obligation de travail gratuit en contrepartie des allocations chômage.
  • Diminution de la durée de versement des allocations chômage.
  • Augmentation du nombre de trimestres de cotisation chômage.
  • Retraite à 67 ans
  • Suppression totale de la réversion
  • Suppression de la sécurité sociale
  • Diminution des congés payés
Et comme ces députés ont l'air de penser que l'époque d'avant le Front Populaire c'était mieux et plus profitable à l'Etat et aux entreprises, on peut remonter plus loin:

  • Réintroduction  de la taille et des corvées.
  • Et les châtiments corporels !
Allez messieurs les députés , on ne sait pas dans quels pays vous êtes allés, en vacances, mais vous êtes de retour en France, du calme.

Et si vous vous vous penchiez plutôt sur la réforme constitutionnelle et d'une réduction des charges de l'état !


17 août 2018

Les Etats-Unis, homme malade des pays du Nord



Deux analyses de la mortalité concluent que la baisse récente de l’espérance de vie américaine est liée à un problème « systémique ».
LE MONDE | 16.08.2018 à 00h30 • Mis à jour le 16.08.2018 à 12h09 |Par Stéphane Foucart
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Les Etats-Unis sont atteints d’une maladie « systémique », et cela devrait inciter les autres pays développés à la vigilance. C’est, en substance, la conclusion de deux études publiées, mercredi 15 août, dans le British Medical Journal. La première, conduite par Steven Woolf (Virginia Commonwealth University), révèle une hausse inquiétante de la mortalité chez les adultes américains d’âge moyen au cours des dix-sept dernières années et singulièrement depuis 2012, où l’espérance de vie américaine a commencé à stagner, avant de décliner à partir de 2015.
à 2014. Brusque et inédite par son caractère collectif, cette chute a cependant été généralement compensée par un rebond l’année suivante, à l’exception du Royaume-Uni et des Etats-Unis.
Outre-Atlantique, cette baisse de l’espérance de vie enregistrée en 2015 s’est même confirmée en 2016. L’indice pointait alors à 78,6 ans, soit 0,3 an de moins qu’en 2014. Des données préliminaires rendues publiques en mai par l’Associated Press indiquaient que l’année 2017 devait connaître une nouvelle chute de la longévité. Elle serait alors la troisième année d’affilée de déclin – situation sans précédent depuis plusieurs décennies.
Pour comprendre, Steven Woolf et ses coauteurs ont comparé les caractéristiques de la mortalité de la population américaine âgée de 25 à 64 ans, par origine ethnique, entre 1999 et 2016. « Entre 1999 et 2016, les taux de mortalité toutes causes confondues n’augmentent pas uniquement parmi les Blancs, mais aussi chez les Amérindiens », écrivent les auteurs. Les trois autres groupes ethniques étudiés (Noirs, Hispaniques et Asiatiques) ont d’abord connu une baisse de mortalité, qui s’est interrompue entre 2009 et 2011, avant de partir à la hausse.
Premier constat : les overdoses sont la première cause d’accroissement de la mortalité, dans tous les groupes. Les taux de mortalité due à l’utilisation de drogues ou de médicaments augmentent ainsi de plus de 410 % chez les Amérindiens, 150 % chez les Noirs, 80 % chez les Hispaniques…
Ce sont les stigmates de la crise des opioïdes qui frappe les Etats-Unis depuis la mise sur le marché, au milieu des années 1990, de puissants antalgiques proches de la morphine. Ceux-ci ont plongé dans la dépendance plus de 2 millions d’Américains et entraînent aux Etats-Unis plusieurs dizaines de milliers de morts par an. Ce constat n’est pas nouveau.
Des inégalités sociales fortes
Mais, soulignent Steven Woolf et ses coauteurs, ce n’est pas la seule cause. « Les taux de mortalité à mi-vie, expliquent les chercheurs, ont aussi augmenté pour un large éventail de maladies touchant de multiples fonctions et organes du corps humain. » Chez les Amérindiens, les taux de mortalité entre 25 et 64 ans ont ainsi augmenté pour douze causes différentes, dont les maladies dues à l’hypertension (+ 270 %), le cancer du foie (+ 115 %), les hépatites virales (+ 112 %), les maladies du système nerveux central (+ 100 %)… Suicides, maladies hépatiques liées ou non à l’alcool, tumeurs cérébrales, maladies respiratoires ou métaboliques ou encore obésité font grimper la mortalité dans parfois plusieurs groupes.
Les taux de mortalité augmentent à travers l’ensemble de la population américaine pour une douzaine d’affections. Cela signale, pour les auteurs, que la dégradation de la santé aux Etats-Unis est le fait « de causes profondes et systémiques ». « Nous soupçonnons que l’inégalité croissante des revenus, les déficiences de l’éducation, la fracture sociale et le stress peuvent jouer un rôle important, explique M. Woolf. D’autres facteurs pourraient inclure le manque d’accès universel aux soins, la possession d’armes à feu par la population et les taux élevés d’obésité. »
L’épidémiologiste Philip Landrigan (Boston College), qui n’a pas participé à l’étude, salue des travaux « très solides ». « Les données présentées ne permettent pas de distinguer les déterminants profonds de cette dégradation de l’état de santé des Américains. Mais il est clair que lorsque vous créez des inégalités sociales fortes, vous créez une catégorie de la population qui finit par voir son espérance de vie se réduire, dit-il. Il faut aussi avoir à l’esprit ce que montrent de nombreux travaux : les plus pauvres sont aussi ceux qui sont les plus exposés à presque tous les polluants environnementaux comme le plomb, les pesticides, la pollution de l’air… Ce facteur potentiel est fréquemment négligé. »
En outre, cette détérioration de l’état de santé des Américains intervient alors que le tabagisme est outre-Atlantique à un niveau historiquement bas (environ 15,5 % de la population adulte fumait en 2016) et que la consommation moyenne d’alcool par habitant n’a que marginalement augmenté sur la période étudiée (de 8,25 litres par personne de plus de 14 ans et par an en 1999, à 8,8 litres en 2015).
Une perte « sans précédent »
La seconde étude souligne de son côté la profonde singularité des Etats-Unis au sein d’un échantillon de dix-huit pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Les deux scientifiques ont analysé les causes de l’excès de mortalité qui a conduit, entre 2014 et 2015, à une baisse significative de l’espérance de vie dans douze de ces pays – en moyenne 0,21 année perdue pour les femmes et 0,18 pour les hommes.
Selon leurs travaux, les grandes causes de décès ont été les maladies respiratoires, cardiovasculaires, du système nerveux central et les désordres mentaux, et elles ont majoritairement concerné les plus de 65 ans. La sévère épidémie de grippe semble avoir été un facteur déterminant. Aux Etats-Unis, au contraire, la perte d’espérance de vie « s’est concentrée sur des populations d’âges moins avancés », inférieurs à 65 ans. Et la grippe n’y a que peu à voir.
« Des gains monumentaux d’espérance de vie ont été la tendance dominante dans les pays développés à haut revenu tout au long du XXe et du XXIe siècle », notent les auteurs. Toutefois, cette perte importante enregistrée simultanément dans douze pays riches est « sans précédent ».
« Ce pic de mortalité a souvent été attribué aux effets directs et indirects d’une sévère épidémie de grippe, en particulier sur les personnes âgées, écrit Domantas Jasilionis (Institut Max-Planck pour la recherche en démographie), dans un éditorial publié par le British Medical Journal. Il est frappant de constater que les systèmes de santé des pays riches les plus avancés ont été incapables de gérer ce défi imprévu, avec pour conséquence la première réduction de longévité en plusieurs décennies. Cela pourrait être le signe de problèmes plus profonds. »
Pour Jay Olshansky (université de l’Illinois), qui avait prédit, en 2005 dans le New England Journal of Medicine, un renversement imminent de tendance aux Etats-Unis, cela signale aussi que « l’ère où l’on pouvait gagner beaucoup d’espérance de vie est révolue ». Un point toujours débattu.

16 août 2018

RÉFORME DES RETRAITES, POURQUOI PARTIR À 62 ANS VA SE COMPLIQUER ?



réforme de retraites: article paru sur lhumanité.fr
l'humanité
Jeudi, 19 Juillet, 2018
Daniel Roucous

C’est le top départ vers une énième réforme des retraites avec en ligne de mire, la fusion Agirc-Arrco dès 2019 et ses conséquences pour les salariés et les cadres. Comparatif régime de retraite actuel et ce que prévoit la réforme notamment sur l'âge légal de 62 ans.

LA RETRAITE À QUEL ÂGE ?
1.- Actuellement l’âge légal de la retraite est 62 ans pour tous les salariés nés à compter de 1955. Cependant, il est possible de partir avant 62 ans dans les cas suivants :
- vous avez commencé à travailler avant 20 ans et donc effectué une Longue carrière
- vous avez été reconnus Travailleurs handicapés
- vous avez effectué un travail pénible et capitalisé des points « pénibilité » que vous pouvez convertir en trimestres pour la "retraite pénibilité"
Attention, sauf cas de retraite pour carrière longue, pénibilité et handicap, partir à 62 ans ne donne pas forcément droit à une retraite à taux plein puisque celui-ci dépend du nombre de trimestres cotisés et validés à l’assurance vieillesse (lire par ailleurs).
Par contre, la retraite à taux plein est automatiquement attribuée à ceux qui partent à la retraite à 67 ans (et non plus 65 ans) ou atteignent cet âge quand bien même ils ne totalisent pas le nombre de trimestres requis.
 2.- Le projet de réforme des retraites prévoit de maintenir l’âge de départ à la retraite à 62 ans. Cependant, selon le montant de leur pension de retraite, les salariés sont incités à travailler plus longtemps. Autrement dit travailler plus longtemps pour gagner plus (enfin un peu plus) de retraite !
D’ores et déjà l’âge légal est remis en cause à plus d’un titre :
- à compter du 1er janvier 2019, les salariés et cadres, nés en 1957 et après, qui prendront leur retraite entre 62 et 67 ans au taux plein, se verront appliquer un malus dit « coefficient de solidarité » de 10% par an pendant 3 ans sur leur retraite complémentaire Agirc-Arrco. Cela dans le but de vous faire partir plus tard puisque si vous attendez un an vous n’aurez pas de malus et vous bénéficierez d’une surcote de 1,25% par trimestre dans la limite de 4 (soit 5%) sur le montant de la retraite de base (CNAV-MSA etc.). Si vous attendez deux ans et plus vous bénéficierez d’un bonus de 10 à 30% sur votre retraite complémentaire + la surcote ci-dessus sur la retraite de base.
Et puisqu'il est question de fusion agirc-arrco (le 1er janvier 2019), celle-ci va faire baisser le montant des retraites des cadres du fait de la disparition d ela cotisation Agirc. Celle-ci leur garantissait 120 points de retraite complémentaire au titre de la GMP (garantie minimale de points).
Pour plus d’explications cliquez sur retraites-complementaires-fusion-agirc-arrco-et-conséquences
- le nombre de trimestres pour bénéficier de la retraite de base à taux plein passe de 166 à 172 (voir ci-après) selon votre année de naissance. Donc partir à 62 ans peut vous coûter une décote de 0,625 % par trimestre manquant sur la retraite de base si vous n’avez pas le nombre de trimestres requis pour une pension à taux plein,
- cette décote de 0,625% risque d’être augmentée comme le souhaite le Medef par la voix de son vice-président chargé du social, Claude Tendil. Dans un entretien publié le 30 mars 2018 dans Les Echos, il indique : « il faut inciter les assurés à partir plus tard que l’âge légal comme nous l’avons fait avec l’accord Agirc-Arrco. Il faudra mettre en place une nouvelle décote suffisamment forte pour inciter les gens à partir plus tard (65/67 ans). » 65/67 ans c'est l'âge légal prévu par les gouvernements européens.

COMBIEN DE TRIMESTRES POUR LA RETRAITE À TAUX PLEIN ?
1.- Dans le régime de retraite actuel, pour bénéficier d’une retraite à taux plein dès 62 ans, votre relevé de carrière doit afficher le nombre de trimestres validés par l’assurance vieillesse suivants :
- 166 trimestres si vous êtes né(e) en 1955, 1956 ou 1957,
- 167 trimestres si vous êtes né(e) en 1958, 1959 ou 1960,
- 168 trimestres si vous êtes né(e) en 1961, 1962 ou 1963,
- 169 trimestres si vous êtes né(e) en 1964, 1965 ou 1966,
- 170 trimestres si vous êtes né(e) en 1967, 1968 ou 1969,
- 171 trimestres si vous êtes né(e) en 1970, 1971 ou 1972,
- 172 trimestres si vous êtes né(e) en 1973 et après.
Faute d’avoir le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein, deux possibilités :
- continuer à travailler après 62 ans pour valider des trimestres et obtenir le taux plein. Celui-ci est attribué d’office à compter de 67 ans même s’il manque des trimestres ;
- prendre quand même sa retraite qui subira alors une décote de 0,625 par trimestres manquant. Par exemple, un salarié né en 1955 ou après à qui il manque 5 trimestres pour bénéficier du taux plein, bénéficiera d’une retraite au taux de 50% - (0,625 x 5) = 46,97%.
Rappelons que certaines périodes (chômage, service national, stages, congés maternité, paternité etc.) valident des trimestres pour la retraite. Prenez connaissance de la liste des dispositifs validant des trimestres retraites en cliquant sur http://www.legislation.cnav.fr/Documents/circulaire_cnav_2017_01_13012017.pdf
 Précision : ce qu’on appelle retraite à taux plein équivaut à 50% du salaire moyen des 25 meilleures années pour les salariés du secteur privé.
2.- Ce que prévoit la réforme : mettre en place un compte sur lequel sont enregistrées les cotisations retraite versées par chaque salarié. Ainsi le salarié recevra le capital cotisé lors de son départ en retraite et il sera pris en compte la pénibilité.
Ce système concernerait tous les régimes des secteurs privés comme publics qui conserveraient toutefois leurs propres taux de cotisations.
En clair la notion de trimestre cotisé ne serait plus prise en compte et le système remplacé par une retraite de base par points comme pour le calcul des retraites complémentaires.
Ce système remet en cause l’âge légal de 62 ans puisqu’il oblige à travailler de plus en plus tard pour bénéficier d’une retraite décente. Il fait aussi disparaitre la notion de retraite à taux plein.

QUEL TAUX DE COTISATION VIEILLESSE POUR VALIDER UN TRIMESTRE ?
1.- Actuellement pour valider un trimestre de retraite, il faut cotiser sur un revenu trimestriel au moins égal à 150 SMIC horaires bruts, soit actuellement 1 482 € bruts par trimestre (494,00 € bruts par mois).
Il faut donc avoir cotisé suffisamment. Avant 2014, c’était sur 200 SMIC horaires bruts.
Cela intéresse particulièrement les travailleurs précaires dont les bas salaires peuvent être insuffisants pour valider des trimestres vieillesses. Ca concerne aussi celles et ceux qui travaillent à mi-temps ou prennent un congé sabbatique dont la durée légale est comprise entre 6 et 11 mois. Dans ce cas, il vaut mieux répartir le congé sabbatique sur au moins deux ans (par exemple 6 mois la première année, 5 mois la suivante) afin de cotiser à l'assurance vieillesse sur 150 SMIC horaires bruts sur l'année.
Et bien entendu certaines périodes non travaillées, dites assimilées, valident des trimestres sans oublier des majorations possibles dont vous pouvez prendre connaissance dans notre article les-trimestres-retraite-sur-votre-releve-de-carriere
Attention contrairement à une idée reçue, ce n’est pas la durée du travail qui valide un trimestre mais le montant minimum du salaire brut soumis à cotisation.
2.- Ce que prévoit la réforme : la méthode en vigueur en Suède mais ça reste à définir. Simplement l’UGICT-CGT alerte sur le système à la suédoise
Quant aux cotisations salariales et patronales « retraites » seront-elles supprimées comme celles destinées à l’assurance maladie et au chômage depuis le 1er janvier 2018 ? A surveiller car la tendance est au transfert des cotisations vers la CSG avec pour conséquence le désengagement des entreprises dans le financement des retraites et la remise en cause du régime de retraite par répartition et solidaire.
Les retraités en ont un avant goût avec la hausse de la CSG de 1,7 point - notre article csg-sur-les-retraites

14 août 2018

Plastique: le gouvernement français lancera en 2019 un "bonus-malus"



Par Challenges le 12.08.2018 à 10h04, mis à jour le 12.08.2018 à 12h28

  • Le gouvernement français entend mettre en place à partir de l'an prochain un système de "bonus-malus" pour généraliser le recyclage du plastique, donc passer par le portefeuille des consommateurs, en pleine vague mondiale de réglementation du secteur.


Le gouvernement français entend mettre en place à partir de l'an prochain un système de "bonus-malus" pour généraliser le recyclage du plastique, donc passer par le portefeuille des consommateurs, en pleine vague mondiale de réglementation du secteur.
  • "Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l'une fabriquée en plastique recyclé et l'autre non, la première sera moins chère", a déclaré Brune Poirson, secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire, dans un entretien au Journal du dimanche (JDD).

Cette mesure, que Mme Poirson veut mettre en oeuvre en 2019 avant de la "faire monter en puissance", consistera en un "bonus-malus" sur les produits à base de plastique et pourra aller jusqu'à 10% de leur prix.
  • La secrétaire d'Etat ne précise pas dans quelle proportion le dispositif abaisserait le coût des objets en plastique recyclé et relèverait celui de ceux qui ne le sont pas. Contacté par l'AFP, le ministère n'était pas joignable dans l'immédiat.

Mme Poirson s'est, en revanche, abstenue d'établir un calendrier pour la mise en place généralisée d'une consigne sur le plastique. Piste évoquée par le ministère en début d'année, il consiste à associer un emballage à une caution que le consommateur paye à l'achat du produit et récupère sous forme monétaire ou de bon d'achat lorsqu'il le restitue.
  • Emmanuel Macron avait promis pendant sa campagne d'arriver à 100% de recyclage des plastiques d'ici 2025 en France, contre 25% environ aujourd'hui, selon 60 Millions de consommateurs.

Le bonus-malus est "une logique dans laquelle on se retrouve", a déclaré à l'AFP Emmanuel Guichard, délégué général de la fédération française de l'emballage plastique (Elipso).
  • Encore faut-il que les alternatives au plastique existent, nuance-t-il toutefois: "Pour les bouteilles, c'est un choix du consommateur qui est possible. Mais il ne faut pas oublier les autres. Sur le pot de yaourt, il n'y a aujourd'hui pas de plastique recyclé."

"On espère que les industriels joueront le jeu pour que les consommateurs ne soient pas directement pénalisés", a relevé pour sa part Flore Berlingen, directrice de l'association Zero Waste France, interrogée par l'AFP.
Annonces dans la grande distribution
  • Mme Poirson confirme la ligne du gouvernement: collaborer avec le secteur plutôt que bannir immédiatement certains produits, même si elle rappelle que l'exécutif veut interdir le commerce des pailles en plastique d'ici 2020.

"Le recyclage est essentiel mais pas suffisant. Il faut absolument couper le robinet et avoir des mesures plus fermes pour tout ce qui concerne le suremballage, les objets jetables", regrette Mme Berlingen.
  • Le gouvernement avait reçu début juillet une cinquantaine d'entreprises et de fédérations qui ont pris différents engagements, par exemple doubler le taux d'incorporation de matières premières issues du recyclage dans les produits en plastique.

"Si dans deux ans le compte n'y est pas, alors on passera au réglement", assure Mme Poirson.
  • Michel-Edouard Leclerc, PDG de l'enseigne de distribution portant son nom, annonce dans le même JDD avoir décidé "d'anticiper la loi" en ne proposant plus de pailles et de vaisselle en plastique début 2019.

Parmi d'autres grandes enseignes, Carrefour veut cesser la commercialisation des pailles fin 2018 et supprimer ses emballages plastiques non recyclables de fruits et légumes bio.
  • La diffusion massive sur les réseaux sociaux d'images des océans et de la faune marine étouffant sous les déchets, et le lancement de certaines initiatives telles que les "Plastic Attacks" - des rassemblements de consommateurs qui entassent leurs emballages à la sortie d'un supermarché - commence à susciter des réponses politiques dans le monde.

La Commission européenne veut ainsi réduire drastiquement l'utilisation d'objets à usage unique, du coton-tige au matériel de pêche.
  • Les sacs en plastique à usage unique ont été par exemple interdits cette année au Chili et en Nouvelle-Zélande, comme c'est déjà le cas en France pour ceux qui ne sont pas compostables.

Le secteur reste néanmoins florissant: la production mondiale de plastique a progressé de plus de 40% en deux ans, avec l'emballage comme premier débouché.
(Avec AFP)

10 août 2018

Blague : pas que !


Une personne de sexe féminin à l'approche de ses 25 ans, se pose des questions:


  • elle ne sait pas si elle peut toujours, si elle est encore une fille ou déjà une femme pour s'habiller
ce qu'elle sait, c'est qu'elle n'est pas un garçon !

  • quelque chose lui rappelle ça tous les mois

Sa feuille de paye !!

9 août 2018

Epargne retraite : l'Etat doit-il accorder un crédit d'impôt ?



BOURSORAMA AVEC NEWSGENE 09/08/2018 à 14:41


Pour favoriser l'épargne retraite, l'Etat compte sur le levier de la déduction fiscale. Antoin Delon, président de la société de courtage Linxea, estime que ce n'est pas assez incitatif. Un crédit d'impôt serait plus efficace, d'après lui.
Encourager l'épargne retraite, c'est l'ambition du projet de loi Pacte présenté le 18 juin dernier. Objectif, augmenter l'encours de l'épargne retraite de 100 milliards d'euros en trois ans. Les moyens envisagés risquent toutefois de « n'être pas assez incitatifs », prévient Antoine Delon, président de la société de courtage en assurance-vie Linxea, dans une récente tribune Les Echos.
Les bienfaits de l'incitation fiscale
Le gouvernement souhaite « lever certains verrous ». L'épargnant conserverait le même produit pendant toute sa vie professionnelle, avec « une sortie en capital à 100% ». Antoine Delon déplore cependant le manque de lisibilité des déductions fiscales. Peu de Français savent « combien d'impôts ils vont économiser grâce à leur épargne retraite », relève le dirigeant.
L'attractivité de l'épargne retraite devrait passer par sa démocratisation. « S'adresser à tous les citoyens » permettrait d'augmenter l'encours de l'épargne retraite de +50% en quatre ans. Les Français ne devraient pas être très difficiles à convaincre, puisqu'ils épargnent déjà. « Une incitation fiscale est nécessaire mais pas suffisante », assure Antoine Delon.
Un crédit plutôt qu'une déduction ?
Les dispositifs actuels de déduction fiscale laissent de côté 21 millions de foyers, d'après une estimation de la Direction générale des finances publiques. Un crédit d'impôt pourrait résoudre le problème, affirme Antoine Delon. Ce système présenterait l'avantage de la lisibilité et de l'universalité. De quoi « faire décoller l'épargne retraite ».
Une aide sous forme de crédit d'impôt ne concernerait pas que les ménages imposables. Les Français qui ne payent pas d'impôt pourraient recevoir un chèque du même montant. A charge pour l'Etat de déterminer la contribution des finances publiques. « A partir de 20%, ce mécanisme serait suffisamment incitatif », conclut Antoine Delon.

8 août 2018

What's news ? Devoirs de vacances !

Vous avez deux heures ( deux mois, deux ans! )

Sachant que:

  • L'ancienne Direction de BPCE Sa, voulait baisser les effectifs de l’organe centrale.
  • Que des engagement auraient été pris pour:
    • engager 150 personnes du Crédit Foncier qui tire le rideau.
    • engager 50 personnes de BPCE international qui tire le rideau.
  • La Gestion Prévisionnelle des emplois et compétences ( GPEC) de BPCE Sa qui aurait du commencer l'an passé ( un calendrier avait été fixé) puis au deuxième trimestre ( de timides négociations avaient commencées), devrait reprendre le 30/8.
  • Que nous n'avons toujours pas de projet de la Direction 
Pour l'instant nous !




7 août 2018

Réorganisation Directoire BPCE Sa

Devinews:

On entend parler d'une SP  ( non pas Sapeur Pompier) pour s'attaquer aux incendies informatiques ?

4 août 2018

Tourisme: en 2019, les professionnels verront les chèques-vacances moins remboursés



Par Challenges.fr le 03.08.2018 à 17h59


L'Agence Nationale des Chèques-Vacances (ANCV) va augmenter en 2019 son taux de commission sur le remboursement de ces chèques pour les professionnels du tourisme. La Confédération des Acteurs du Tourisme (CAT) grince des dents.

La Confédération des Acteurs du Tourisme (hôteliers, restaurateurs, opérateurs de voyages...) s'est insurgée vendredi 3 août contre la hausse de la commission prélevée sur les chèques-vacances, qui augmentera de 150% l'an prochain, "sans concertation avec les professionnels du tourisme".
  • Un décret datant du 24 juillet, publié la veille au Journal Officiel, va porter de 1% à 2,5%, à partir du 1er janvier 2019, le taux de commission perçu par l'Agence Nationale des Chèques-Vacances (ANCV) lorsque des prestataires de tourisme et de loisirs se font rembourser des chèques-vacances auprès d'elle.

200.000 conventions signées
  • Selon la confédération, "cette décision risque de réduire très fortement le nombre de prestataires acceptant le chèque-vacances, de rendre plus difficile son acceptation par les entreprises et de pénaliser in fine les bénéficiaires des chèques-vacances". 
  • Cette "augmentation de 150%, prise sans concertation avec les professionnels du tourisme", concernera 200.000 prestataires de tourisme et de loisirs ayant passé une convention avec l'ANCV, dit la Confédération des Acteurs du Tourisme (CAT). Il s'agit là d'une "proposition de l'ANCV", à laquelle la CAT s'était opposée dans une lettre au ministre de l'Economie Bruno Le Maire au printemps, rappelle-t-elle dans son communiqué.

La commission perçue lors de l'émission des chèques-vacances est, elle, fixée à 1%. "Tout projet d'augmentation de la commission ne devrait, en aucun cas, être imposé aux seuls prestataires du tourisme mais réparti à parité entre les prestataires de tourisme et les clients entreprises de l'ANCV", fait valoir la CAT. Cette confédération regroupe 14 organisations professionnelles et associations du tourisme (hébergeurs, restaurateurs, opérateurs de voyages, transporteurs, métiers de l'événement, activités génératrices de flux touristiques).
(Avec AFP)

Notre avis:

  •  Encore une mauvaise nouvelle pour les salariés !