16 février 2019

Leçon d'économies africaines !


PME-PMI MAGAZINE
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13:38:10
HOME  AFRIQUE DE L'EST  PAUL KAGAME A VENDU 4000 VOITURES DE SERVICES POUR CONSTRUIRE DES INFRASTRUCTURES

Paul Kagame a vendu 4000 voitures de services pour construire des infrastructures


Voilà comment Paul Kagamé du Rwanda est parvenu à éliminer les habitudes d’utilisation des véhicules de service .


Un jour Kagamé a eu assez de payer le carbul Kagamé du Rwanda est parvenu à éliminer les habitudes urant, les frais de réparation, les pièces de rechange, les lubrifiants, les frais d’assurance, les frais de renouvellement du parc et tous ces autres coûts qui font qu’un véhicule coûte cher. Il a embarqué tous les véhicules au stade de Kigali et les a vendu aux plus offrants.
Le gouvernement Rwandais a vendu en tout 4000 voitures sur les 5000 du parc automobile du pays. Le “Zero Fleet Policy” (politique zéro véhicule) a commencé en 2005. Voici une photo de véhicules dans un stade à Kigali.
Comme vous le voyez, le fonctionnaire Rwandais aimait bien les 4×4 comme les fonctionnaires d’Afrique francophone ; c’est comme une histoire d’amour. Ces engins coûtent souvent jusqu’à 60 ou 70 millions CFA. La grande question que le gouvernement Rwandais a dû se poser est la suivante: pourquoi l’État doit payer pour qu’un individu se présente à son lieu de travail? En tout cas, c’est celle que je me pose tout le temps. Il y a des
millions de fonctionnaires modestes ou pauvres qui se débrouillent pour arriver sur leur lieu de travail; pourquoi le contribuable devrait payer pour certains privilégiés?
Dans le nouveau système Rwandais, les hauts fonctionnaires de l’État peuvent acheter à crédit des véhicules hors-taxe sur 5 ans. C’est le véhicule que ces fonctionnaires utilisent pour leur travail; à l’échéance du crédit le fonctionnaire devient propriétaire. Le reste de
l’administration a droit à un pool de véhicule commun.
Certaines catégories (urgence, sécurité, etc.) bénéficient néanmoins de véhicules de service; avec ferme interdiction de les utiliser en dehors du service.
Sachant que ces nouvelles mesures auraient des effets négatifs sur les transports publics(tous les fonctionnaires dé-véhiculés se rabattant sur le transport public), Kagamé a fait baisser les taxes douanières sur les minibus à 10% – le tarif normal étant 25% , sans compter la TVA de 18%).
Le gouvernement s’est ainsi débarrassé de 80% de ses véhicules et indique avoir économisé l’équivalent de 13 Milliards CFA. Et puis il fait appel régulièrement à un cabinet étranger pour évaluer le programme et faire un audit. Le programme a été corrigé 2 ou 3 fois pour continuer à le parfaire. L’incidence aujourd’hui est de 1,8 milliard
CFA annuelle.
Et si le Burkina, le Tchad, le Togo, le Cameroun, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Congo, la RDC et autres pays qui prétendent réduire le train de vie de l’État faisaient a même chose ou allaient plus loin? Ce serait une vingtaine de milliards au minimum par an par par État .
En économisant de telles sommes ça on pourrait construire 3 hôpitaux majeurs par an dans chaque pays africain. En cinq ans, ce serait 15 nouveaux grands hôpitaux à travers le pays.
Nous demandons donc nos à nos autorités à suivre cette voie intéressante pour le peuple et le bien commun.
Nous demandons de même à tous nos acteurs politiques ( opposant et pouvoir) de vivre modestement car c’est en cela qu’ils pourraient apporter un salut au peuple lorsqu’ils sont devant la gestion publique.
Il nous revient que beaucoup d’acteurs politiques s’habituent déjà au luxe et une fois au pouvoir, se servent et peuvent répondre aux besoins du peuple. Le peuple devient de plus en plus mature et cela complique l’escroquerie déguisée de notre classe politique actuelle. Vive le réveil de la masse glorieuse! Vive nos paysans qui vont chasser des politiciens dans leur V8 et leurs grosses cylindrées.
Avec echobuzz221

Notre avis:
  • Étonnante leçon d’économie à l'africaine, sans interminables " grands débats.
  • Il y a des gilets jaunes en Afrique ?


15 février 2019

Pourquoi Auchan vend sa filiale bancaire Oney au groupe BPCE


BFM TV
 13/02/2019 à 12h53




·        
· Auchan cède 50,1% de sa filiale bancaire à BPCE. Oney propose des services financiers aux enseignes de la galaxie Mulliez (Decathlon, Boulanger, Leroy-Merlin) mais aussi à Fnac-Darty ou à Camif.fr. Sa cession intervient alors qu'Auchan Holding a rencontré des difficultés en 2018 dans la distribution, son coeur de métier.

Le groupe Auchan cède le contrôle majoritaire de l'activité bancaire créée en 1983 sous le nom de Banque Accord, puis rebaptisée Oney Bank. L'acquéreur de 50,1% du capital de cette filiale bancaire est le géant mutualiste BPCE (Banques Populaires Caisses d'Épargne) qui entend en faire sa banque de proximité mobile à l'international.
Cette opération, qui "dépasse la centaine de millions" d'euros, selon Laurent Mignon, président du directoire de BPCE, constitue "une étape importante dans notre ambition en Europe, avec un acteur dont les implantations et les offres sont distinctes et complémentaires de celles du groupe."
Oney Bank revendique 7,6 millions de clients
Pour Auchan, c'est la fin d'une diversification dans les services bancaires qui a abouti à une activité employant aujourd'hui 3000 salariés, présente dans 12 pays et revendiquant 7,6 millions de clients. 
À l'instar de nombreux autres groupes de distribution, l'enseigne phare de la famille Mulliez a développé desservices bancaires spécialisés dans la distribution de crédit à la consommation. Auchan l'a d'abord fait pour les clients de ses hypermarchés et supermarchés puis pour ceux des autres enseignes de la galaxie Association familiale Mulliez (AFM) telles que Boulanger, Decathlon ou Leroy Merlin mais pas seulement puisque le Fnac-Darty ou le site Camif.fr recourt aussi aux services d'Oney. La banque s'est aussi spécialisée (en France, Espagne, Portugal, Italie et Belgique) dans le paiement fractionné (en 3 ou 4 fois) proposé aux clients des e-commerçants.
Auchan Holding cherchait un partenaire pour Oney
"La famille Mulliez, en sa qualité d’actionnaire d’Auchan Holding, est très heureuse d’annoncer ce projet d’alliance avec le groupe BPCE" ont commenté Edgard Bonte, président du directoire d’Auchan Holding et Barthélémy Guislain, président du conseil de surveillance d’Auchan Holding.
Il faut dire qu'Auchan cherchait depuis plusieurs mois un partenaire bancaire auprès de qui adosser sa filiale Oney, en bonne santé avec un produit net bancaire de 218 millions d'euros, en croissance de 5,6% au premier semestre 2018. En effet, celle-ci est rattachée à Auchan Holding qui a affiché un résultat net en perte sur la même période. En cause: des difficultés rencontrées en France, en Russie et en Italie, par l'activité de distribution représentée par Auchan Retail. La cession de son activité bancaire lui apportera des fonds précieux dans ce contexte financier délicat.
Oney Bank bénéficiera de l'expertise de BPCE en matière de paiements à destination des commerçants et dans l'émission de cartes de paiements, explique le distributeur, ajoutant que "des offres complémentaires pourraient être construites dans le domaine de l'assurance et de l'épargne financière".
La conclusion définitive de cette transaction passera par l’obtention de l’approbation des autorités françaises et européennes concernées: elle est donc prévue au deuxième semestre 2019.
Frédéric Bergé

Notre avis:
comme nous sommes échaudés par la stratégie de dévelloppement de BPCE, nous nous interrogeons pour savoir si nous allons avoir à faire à :
  • Une réelle opportunité de développement, notamment à l'international.
ou bien

  • Un total fiasco du type développement africain ou développement digital de type FIDOR.

14 février 2019

Trop de managers, trop de réunions: l'entreprise est devenue le «lieu de l'absurde»


Selon l'économiste français Nicolas Bouzou, connu pour son franc-parler, il est urgent de garantir l'autonomie des salariés et de redonner du sens à leur travail dans l'entreprise.
Par Nadia Di Pillo

Pour sa réception de Nouvel an, la Fédil (Fédération des industriels luxembourgeois) a voulu marquer le coup en invitant Nicolas Bouzou, économiste et essayiste français né en 1976, défenseur acharné de la libre-entreprise, mais surtout connu pour son franc-parler et son regard critique sur le management «moderne» des grandes entreprises.
  • Nicolas Bouzou, avec la robotisation, la précarisation et l'intelligence artificielle, certains préconisent déjà la fin du travail. C'est une illusion?
Nous sommes entrés dans une mutation technologique, qui est celle du numérique, de la robotique et de l'intelligence artificielle, ce qu'on appelle la troisième révolution industrielle. A chaque période de mutation économique, la peur de la fin du travail resurgit.
C'est une constante de l'histoire économique. En réalité, on voit que la technologie et les grandes vagues d'innovation modifient les façons de travailler. Elles suppriment certaines tâches à l'intérieur des emplois et en font apparaître d'autres. Si certains métiers risquent de disparaître, d'autres peuvent apparaître.

  • Le travail ne meurt donc pas, il se transforme...
Absolument, avec un grand défi au niveau des métiers existants: comment vont-ils évoluer dans le futur? Le métier de journaliste existera toujours, mais il va sans doute évoluer, comme celui du médecin ou de l'avocat par ailleurs.
L'évolution se fera en fonction de l'avancée des nouvelles technologies. Ces technologies de la troisième révolution industrielle et notamment l'intelligence artificielle permettent surtout d'automatiser tout ce qui est «automatisable», ou mécanique, y compris d'ailleurs sur le plan intellectuel.
  • Quel rôle et quelles compétences alors pour le salarié dans l'entreprise de demain?
Les compétences dont il devra faire preuve dans l'entreprise, ce sont celles qui différencient les individus de la technologie, c'est-à-dire celles qui tiennent compte de la tête, du coeur et de la main. La main, parce qu'il faudra toujours savoir faire des choses techniques, écrire un article quand on est journaliste, remplacer un robinet quand on est plombier.

La tête, parce qu'il n'y a que les humains qui peuvent résoudre des problèmes inattendus. Et puis le coeur: on va de plus en plus demander aux salariés d'avoir des interactions sociales, que ce soit dans le domaine de l'éducation, de la santé, des professions du droit ou dans le commerce.
On va moins leur demander de respecter des «process», mais plutôt de faire preuve d'initiative, d'empathie, de rigueur, de créativité et de capacité à résoudre les problèmes qui arrivent de manière aléatoire et inattendue.
  • On nous promet aussi la fin du travail pénible...
La part des métiers pénibles a énormément diminué depuis 150 ans grâce à la technologie. On considère qu'au début du XXe siècle, 80 % des métiers étaient pénibles, aujourd'hui le taux se situe autour de 15 %. 
La robotisation va permettre aux sociétés de baisser encore un peu les tâches trop pénibles; dans les entreprises de service, par exemple, elle pourra réduire tout ce qui embête les salariés comme les process, les reporting, les tâches très répétitives.

  • La robotisation risque toutefois de frapper de plein fouet les travailleurs les plus vulnérables de notre société...
Ce n'est pas tout à fait vrai. Les salariés qui sont le plus touchés, ce sont ceux qui font partie de la fameuse classe moyenne. On le voit très bien dans les pays anglo-saxons et aux Etats-Unis en particulier. Les technologies et la mondialisation concernent plutôt les classes moyennes inférieures, les salariés qui travaillent dans les usines par exemple ou certains métiers de services.
Les métiers faiblement valorisés comme le serveur de restaurant ou les éboueurs ne sont pas menacés. Le vrai enjeu, c'est plutôt l'attaque de la technologie et de la mondialisation contre les classes moyennes. Au fond, si je voulais faire une analogie avec ce qui se passe dans mon pays, ce sont les gilets jaunes qui sont un peu visés et qui sont au coeur du malaise, plus que les personnes qui ont des métiers très faiblement qualifiés ou qui ont vraiment très peu d'argent.
  • La solution passe donc par une période de réapprentissage?
Exactement, et cela représente une immense difficulté politique, parce que former les salariés ne se fait pas du jour au lendemain. Or, nos sociétés veulent des résultats rapides. Les gilets jaunes ne veulent pas des solutions pour 2030 ou 2040, mais pour demain ou la fin du mois en tout cas.
Nos démocraties ont donc un immense défi, elles doivent investir énormément d'argent dans la formation professionnelle pour pouvoir apporter des solutions.
  • Dans votre dernier ouvrage, vous dites aussi que le management tel qu’il est pratiqué dans la plupart des entreprises n'est plus adapté à l'économie. Pourquoi?
Le problème, c'est que bien souvent les managers et les chefs sont mal choisis dans les entreprises. Très souvent, le manager n'est pas perçu comme une compétence, mais comme une promotion. Cette situation est catastrophique!
Ce n'est pas parce que quelqu'un est un bon journaliste, un bon enseignant, qu'il va devenir un bon directeur de rédaction ou un bon directeur d'établissement. C'est absurde, ce ne sont pas les mêmes compétences.
  • Que faire?
Il faut bien sûr que le manager possède des compétences techniques, c'est absolument nécessaire, mais il faut que celui-ci possède avant tout des compétences managériales, de leadership, une capacité à entraîner les autres, à aider les autres. Le manager doit être quelqu'un qui lève des contraintes.
Or la plupart des managers n'ont aucune capacité de leadership, n'ont pas envie d'être une ressource et ils mettent donc des contraintes au lieu de les lever. Quand les entreprises ne choisissent pas les bons managers, cela donne des petits chefs qui vont faire de l'autoritarisme et donc l'inverse de l'autorité.

La bonne autorité, c'est celle qui montre le chemin et qui tire les gens vers le haut. Malheureusement, cela devient très rare dans les entreprises et le drame, c'est que la part des salariés démotivés est en train d'exploser.
  • Mais ces compétences ne sont pas si faciles à trouver...
Elles sont là, mais il faut faire le bon choix. Il y a aujourd'hui beaucoup trop de managers dans les entreprises, pour la simple raison qu'on a tendance à considérer qu'un salarié qui a réussi techniquement doit être manager.
Du coup on nomme plein de gens manager. Cela n'a pas de sens! Il faut bien sûr des managers, des chefs, mais aujourd'hui il y a en beaucoup trop dans les grandes entreprises, les grandes banques, etc...
  • Que préconisez-vous?
Il faut par exemple revaloriser le rôle des directions des ressources humaines, qui ont été un peu dépossédées ces dernières années. On a par exemple fait monter d'autres types de postes comme les «chief happiness officer», quelque chose de complètement absurde.
Guy Jallay
Ce qui est important, ce sont les bonnes conditions de travail, la lutte contre la pénibilité. En revanche, jamais un salarié n'a quitté une entreprise parce qu'il n'y avait pas de babyfoot! Il y a parfois des problèmes de motivation dans les entreprises et celles-ci apportent des réponses qui ne sont pas du tout adaptées.
En fait les salariés veulent de bons salaires, de l'autonomie et du sens et on leur donne du babyfoot et des cours de yoga! Il faut sortir de cette notion de bonheur, car le rôle de l'entreprise n'est pas d'apporter le bonheur. Le rôle de l'entreprise, c'est d'apporter de l'épanouissement au travail, ce qui est complètement différent.
  • Il y a donc selon vous une crise de sens aujourd'hui au cœur des entreprises?
La question du sens est très importante. Les salariés des pays développés veulent savoir pourquoi ils travaillent. Surtout les jeunes salariés veulent trouver un sens à leur travail. Et c'est aux entreprises et à leurs managers de leur montrer le sens du travail et d'expliquer le projet de l'entreprise.
  • Si on se projette de nouveau vers l'avenir, pensez-vous que la robotisation va entraîner une réduction progressive du temps de travail?
Je ne pense pas que nous travaillerons moins, mais il faudra faire en sorte que les salariés puissent travailler mieux. Nous serons certainement plus connectés, la frontière entre la vie privée et la vie professionnelle va s'effacer peu à peu, c'est inéluctable. En revanche, il faudra donner plus d'autonomie aux collaborateurs, faire en sorte qu'ils aient des conditions de travail moins stressantes. Il faut que les technologies nous aident à travailler différemment.
  • Finalement, quel avenir pour le dialogue social?
Il faut conserver et préserver cela, c'est très important. Sans dialogue social, on ne peut pas avancer de façon constructive sur des sujets décisifs comme le télétravail ou le temps du travail. Je suis persuadé que les partenaires sociaux auront un rôle déterminant à jouer ces prochaines années.


Notre avis:

  • ce passionnant article est totalement dans le prolongement de ce que préconise la CFTC à BPCE Sa.
  • Mais comme la DRH de cette entreprise refuse systématiquement de reconnaître les partenaires sociaux justement comme des "partenaires" mais les considère juste comme un mal nécessaire !
    • Rappel:  10 ans de BPCE Sa, pas d'accord de droit syndical donc:
      • pas d'heures ((hors légales ) pour préparer des dossiers ou aider des collègues
      • pas de financement pour organiser des déplacements dans les filiales, pour se documenter ou se former.

Nous n'avançons pas et nous ne pouvons considérer tous les grands principes décrits par l'entreprise sur ces thèmes, comme uniquement de la littérature.

13 février 2019

Quand les côtes africaines deviennent une « deuxième maison de retraite » pour les retraités français


http://afriquemidi.com/2019/02/13/258037/
Une retraite à 9 388 kilomètres. Pascal* est un aventurier. Cet ancien employé de banque de 62 ans a choisi de partir vivre à l’île Maurice sans y avoir jamais mis les pieds. En septembre 2018, il a quitté son port d’attache de Seine-et-Marne avec son épouse et son envie de vivre ailleurs.
Portugal, Italie, Espagne, Thaïlande, Bali, Grèce, Brésil… mais aussi Algérie, Maroc, Tunisie ou Sénégal. Si les destinations favorites de l’exil du troisième âge sont variées, de plus en plus de Français optent comme Pascal pour les côtes africaines. L’Afrique est même devenue le deuxième continent d’accueil. Avec 40 % du 1,15 million de retraités français qui résident à l’étranger, elle talonne désormais l’Europe (50 %), selon les chiffres 2017 de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV). Les autres continents – Amériques, Asie et Océanie – arrivent bien loin derrière, se partageant les 10 % restants.
La tendance au départ est à la hausse. En quarante ans, la proportion de retraités français résidant à l’étranger a quasiment doublé, passant de 4,6 % en 1980 à 8,2 % fin 2017. Et encore, cette donnée ne comptabilise que ceux dont le versement des indemnités est domicilié hors de France. S’y ajoutent donc tous ceux, invisibles dans les statistiques, qui touchent leur retraite en France et passent jusqu’à la moitié de l’année ailleurs.

Papy-boom africain

Ces départs se préparent longuement, car passer tout ou partie de sa retraite hors des frontières ne s’improvise pas. Pascal a travaillé son sujet durant six mois. « Quand j’ai fait le choix de Maurice, explique-t-il, je me suis mis à suivre l’actualité locale, j’ai cherché à comprendre quelles étaient les préoccupations des habitants, leur quotidien. J’ai découvert qu’il faudrait conduire à gauche ! »,sourit-il. Au-delà l’anecdotique, il a scrupuleusement travaillé son installation.
Au fur et à mesure de l’émergence de cette communauté de retraités d’un nouveau type, sites, forums de discussion, guides spécialisés et même un salon ont vu le jour. « S’expatrier, mode d’emploi », qui a lieu tous les ans au printemps à Paris depuis dix ans, est ouvert aux actifs comme aux retraités. En 2018, il a accueilli plus de 2 000 visiteurs venus confirmer les informations qu’ils ont trouvées sur Internet : fiscalité, santé, patrimoine, immobilier, sécurité… Toutes les institutions y sont représentées. « On reçoit de plus en plus de monde sur le stand de l’Assurance retraite et les publics sont très hétérogènes », confie Philippe Bainville, attaché de presse de la CNAV, coorganisatrice de ce rendez-vous.
Si l’attractivité des pays européens peut notamment s’expliquer par les conditions fiscales avantageuses réservées aux résidents français – allant parfois jusqu’à l’exonération d’impôt durant dix ans, comme au Portugal –, il n’en va pas de même pour l’Afrique. Certes, le Maroc et la Tunisie proposent des régimes fiscaux intéressants et des facilités de titres de séjour, mais les raisons du papy-boom africain sont à chercher ailleurs. Souvent dans l’histoire familiale.
De loin le premier pays d’accueil sur le continent, l’Algérie compte plus de 360 000 pensionnés résidents, dont la moitié sont des veuves de travailleurs émigrés vers la France dans les années 1960 et 1970, devenus français et « revenus au pays » après leur vie active. Idem pour le Maroc, avec 62 000 pensionnés dont 32 000 veuves, ou la Tunisie, avec 22 000 pensionnés dont 15 000 veuves. A ces terres du Maghreb s’ajoutent le Mali (4 628 pensionnés, 1 751 veuves) et le Sénégal (3 890 pensionnés, 2 443 veuves), qui eux aussi comptent des familles de migrants. Des retraités « qu’on ne retrouve pas sur notre salon parce qu’ils connaissent parfaitement leur pays », décrypte Philippe Bainville.
Des liens très forts
Mais au-delà de l’histoire de ces Français arrivés dans les années 1960 et repartis à l’âge de la retraite, la Tunisie, le Sénégal et surtout le Maroc restent des destinations privilégiées, malgré les soubresauts des « printemps arabes ». « La Tunisie a connu un fort ralentissement des installations après la révolution de jasmin et, surtout, les attentats terroristes de 2015, constate Paul Delahoutre, créateur du site Retraite sans frontières et éditeur de guides. Mais cela ne s’est jamais arrêté complètement et, depuis un an, les gens reviennent. »
L’attractivité jamais démentie de ces trois pays s’explique. Bien sûr on y parle français. Bien sûr ces destinations sont à quelques heures d’avion de l’Hexagone. Bien sûr la vie y est moins chère de 20 % à 30 % et le climat plus clément qu’en France. Mais beaucoup de ces retraités voyageurs partent y retrouver une partie de leurs racines et renouer avec leur histoire familiale. S’ils n’ont pas forcément de double nationalité, ils n’ont jamais vraiment coupé le cordon avec ces terres où ont souvent vécu leurs ancêtres.
Pascal, qui a posé ses bagages à Maurice, n’aurait pas dit mieux : « Les gens sont extrêmement sympathiques et solidaires. On ne ressentait pas ça en France. » Dans le palmarès des destinations, l’île de l’océan Indien fait un peu figure d’exception, ne serait-ce que par son éloignement de la métropole et les nombreuses contraintes que le pays impose aux nouveaux arrivants. Volcanique comme la Réunion – dont elle n’est séparée que de 172 km –, Maurice offre un cadre exceptionnel de plages, de montagnes et de mélange de cultures d’Afrique et d’Asie qui attire de plus en plus. En 2018, plus de 2 600 retraités français ont fait le choix de s’y installer pour de bon.
A l’origine, Pascal rêvait de retourner dans sa Martinique natale. « Mais la vie y est beaucoup trop chère. Des amis mauriciens m’ont convaincu. Nous n’avons pas une très grosse retraite, et pour la même dépense qu’en région parisienne, nous avons une qualité de vie nettement supérieure. » Si la greffe ne prend pas, Pascal s’est promis de larguer à nouveau les amarres pour revenir en France. Aventurier jusqu’au bout.
Par Sandrine Berthaud-Clair (monde afrique)
Notre avis:
Le président de la république veut matraqué fiscalement les retraités !
résultat , ils partent dépenser leur argent où la vie est mois chère.
Faire travailler en France et faire partir au moment de la retraite, parce que les gens n'ont plu les moyens de vivre ici, c'est le résultat de l’étrange équation économique court terme, mise en place par les politiques.
on ne peut que s'inquiéter des conséquences long terme de cette politique avec des jeunes qui vont financer les retraites en produisant en France et des retraités qui vont dépenser cette argent ailleurs.



12 février 2019

Le nombre de ruptures conventionnelles bat des records



BFM TV 12/02/2019 à 06h19
Depuis leur création il y a dix ans, le nombre de ruptures conventionnelles individuelles ne cesse d'augmenter. En 2018, plus de 430.000 ruptures ont été enregistrées.
Les ruptures conventionnelles individuelles ont toujours plus de succès. En 2018, plus de 430.000 ruptures ont été enregistrées, une hausse de 3,9% par rapport à l'année précédente, selon des statistiques publiées lundi par le ministère du Travail. Cette possibilité de rompre son contrat de travail, parfois considérée comme une démission déguisée, a été mise en place en 2008 et doit recueillir l'accord de l'employeur et du salarié. Le salarié a droit à une indemnité de rupture et peut toucher, le cas échéant, les allocations chômage.
  
En 2018, 437.700 ruptures conventionnelles ont été homologuées, soit une hausse de 3,9% qui fait suite à une hausse de 8% en 2017. La hausse atteint 10% dans le secteur de l'information et de la communication et 7,2% dans le secteur des activités financières et d'assurance, selon la Dares, le service statistique du ministère du Travail.
  
Les salariés qui signent des ruptures conventionnelles sont plus jeunes et plus souvent employés que l'ensemble des salariés du secteur privé.
Les cadres obtiennent de meilleures indemnités
Ainsi, 26% des signataires d'une rupture conventionnelle ont moins de trente ans alors qu'ils sont 16% des salariés en CDI. Et ce sont en majorité (53%) des employés qui signent une rupture alors qu'ils représentent 34% des salariés en CDI.
Les cadres et les ouvriers sont 18% parmi les signataires de telles ruptures et sont respectivement 24 et 30% de la population salariée en CDI. Les cadres obtiennent de meilleures indemnités de rupture que les ouvriers: 0,31 mois de salaire par année d'ancienneté, contre 0,25 pour les ouvriers et les employés (ce qui correspond à l'indemnité légale). L'indemnité médiane s'élève à 5.900 euros environ pour les cadres et à un peu moins de 1.000 euros pour les employés.
  
Par région, l'Île-de-France concentre un quart de l'ensemble des ruptures conventionnelles (+3,8% en 2018). La Bourgogne-Franche-Comté a enregistré une hausse de 7,4%, la Corse 6,4%, et la Normandie une baisse de 2,5% en 2018.  
Coralie Cathelinais avec AFP

11 février 2019

Index de l’égalité F/H : une instruction organise l’accompagnement des entreprises


« L’exigence portée par le gouvernement en matière d’égalité salariale entre les femmes et les hommes nécessite une mobilisation forte des Direccte notamment pour sensibiliser et accompagner les entreprises », énonce la Direction générale du travail (DGT) dans une instruction du 25 janvier. Cette dernière organise la mise en œuvre de « l’obligation de résultat » issue de la loi Avenir professionnel.
07/02/2019  Liaisons Sociales Quotidien, 07/02/2019

Index de l’égalité F/H : une instruction organise l’accompagnement des entreprises
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Une instruction du 25 janvier 2019, mise en ligne par la Direccte Grand-Est, présente les dispositions visant à supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes issues de la loi Avenir professionnel et du décret du 8 janvier dernier (v. le dossier juridique -Égalité- nº 21/2019 du 31 janvier 2019). Cette instruction, adressée par la DGT aux Direccte et agents de contrôle de l’inspection du travail, organise également la mobilisation de l’administration en vue d’accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de leurs nouvelles obligations.
Appréciation des seuils d’effectifs pour l’entrée en vigueur
Le décret précité prévoit un assujettissement progressif des entreprises à l’obligation de publication des indicateurs (ensuite, la publication devra avoir lieu tous les ans, au plus tard le 1er mars) : 1er mars 2019 pour celles d’au moins 1 000 salariés, 1er septembre 2019 pour celles de 251 à 999 salariés et 1er mars 2020 pour celles de 50 à 250 salariés.
Selon l’instruction, ces seuils s’apprécient à la date de l’obligation de publication : « ainsi, une entreprise qui, au 1er mars 2019, compterait un effectif de 900 salariés devra publier son niveau de résultat au 1er septembre 2019 quand bien même son effectif serait amené à dépasser 1 000 salariés avant cette date ».
Accompagnement des entreprises par l’administration du travail…
Les interventions de l’inspection du travail dans les entreprises – 7 000 visées en 2019 dans le domaine de l’égalité professionnelle – et les actions des Direccte, porteront :
– dans un premier temps, sur des actions d’information et d’accompagnement des entreprises, des représentants du personnel au CSE et des délégués syndicaux (par exemple, des informations collectives, des ateliers, des mailings, etc.) ;
– et, dans un second temps, sur des actions de contrôle du respect des obligations qui pourront aboutir, le cas échéant, à l’application d’une pénalité (v. ci-après).
Au premier trimestre 2019, seront particulièrement visées les entreprises d’au moins 1 000 salariés qui doivent publier leurs indicateurs au plus tard le 1er mars. Celles-ci ont d’ailleurs reçu un courrier envoyé en janvier les informant sur la nouvelle réglementation leur étant applicable. Puis, au deuxième trimestre, ce sera le tour de celles de 251 à 999 salariés (publication des indicateurs au plus tard le 1er septembre) et, aux troisième et quatrième trimestres, de celles de 50 à 250 salariés (publication au plus tard le 1er mars 2020) et de celles de plus de 250 salariés n’ayant pas respecté leur obligation de publication des indicateurs.
Par ailleurs, il est rappelé qu’un guide de calcul « pas à pas » et des fichiers tableurs avec les règles de calcul seront mis à disposition des entreprises et des agents de contrôle de l’inspection du travail, sur le site du ministère du Travail.
… dont des référents désignés par les Direccte
Le décret précité a prévu la nomination de référents « égalité professionnelle » par les Direccte afin d’accompagner les entreprises de 50 à 250 salariés pour le calcul des indicateurs et la définition des mesures de correction des inégalités. L’instruction spécifie que les référents peuvent être désignés au titre d’un département, de plusieurs départements ou de la région entière.
Enfin, dans chaque Direccte, un des référents sera chargé, au niveau régional, d’assurer notamment le suivi de la mise en œuvre des différentes mesures, et sera intégré à un réseau national animé par la DGT.
Articulation des pénalités financières en matière d’égalité
Une seconde instruction précisera, au cours du premier trimestre 2019, le mécanisme de la nouvelle pénalité financière et son articulation avec la pénalité préexistante, en tenant compte des dispositions du décret en Conseil d’État qui doit être prochainement publié.
Rappelons que la pénalité prévue au nouvel article L. 1142-10 du Code du travail est prévue en cas de résultats insuffisants obtenus par l’entreprise pendant trois ans : moins de 75 points sur 100 (index). Quant à la pénalité prévue à l’article L. 2242-8, elle s’applique toujours en l’absence d’accord ou de plan d’action sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (al. 1er), mais aussi, désormais, en l’absence de publication des indicateurs de l’index de l’égalité femmes/hommes ou de définition des mesures de correction lorsque le résultat obtenu est inférieur à 75 points sur 100 (al. 2).
Lorsque la pénalité prévue par l’article L. 1142-10 est appliquée à un employeur, il ne peut se voir appliquer la pénalité prévue à l’article L. 2242-8. En revanche, indique l’instruction du 25 janvier, « la réciprocité n’est pas prévue », il est possible d’appliquer la pénalité prévue à l’article L. 2242-8 puis celle prévue à l’article L. 1142-10.
Par ailleurs, lorsque la note globale à l’index ne peut être calculée, aucune pénalité ne peut être infligée au titre de l’article L. 1142-10 ou de l’alinéa 2 de l’article L. 2242-8.
Instruction DGT nº 2019/03 du 25 janvier 2019

Notre avis:
  • Comme vous avez pu le constater au travers de la lecture du rapport de l'expert du Comité d'Entreprise, à BPCE Sa, les choses ne s'améliorent pas.
  • Malgré la négociation poussive d'un accord " égalité pro" ou la négociation de la reconduction d'une norme AFNOR  " égalité pro" , on voit guère les choses avancées.
Comme on dit pour les dossiers RH:

chi va piano, va pas vite.









8 février 2019

Comment gagner 20% de pouvoir d’achat à la retraite

Par Eric Treguier le 05.02.2019 à 07h30
sur challenges.fr

CSG, blocage des pensions, réformes en vue : les retraités et les futurs retraités ne sont pas à la fête. 

Pourquoi ne pas profiter de la concurrence que se livrent plusieurs pays européens pour attirer les retraites et… gagner ainsi 20 à 50% de pouvoir d’achat?

Un retraité français sur dix a déjà passé la frontière. L'Italie et le Portugal deviennent très prisés. 

Vous connaissez le nouveau jeu européen ? On pourrait l'appeler " Qui veut gagner des millions (de retraités du voisin) ? ". La règle est simple : vous attirez des retraités d'un pays voisin pour qu'ils dépensent chez vous ce qu'ils ont gagné chez eux ! C'est tout bénéfices pour votre économie. Tant pis si ça plombe celle du voisin! A ce jeu, tous les coups sont permis. On reproche à l'Irlande de faire du dumping fiscal en permettant à certains géants du net de bénéficier d'un régime d'impôt de faveur. Savez-vous qu'il existe la même choses, mais pour les… retraités ? Après le Maroc, la Tunisie et le Portugal, l'Italie s'y met aussi...
Un retraité sur dix

Début janvier, l'Italie s'est en effet lancée dans la course avec sa propre version de "Qui veut gagner des millions (de retraités du voisin)?". Elle garantit aux retraités étrangers qui s'installeront, même provisoirement, chez elle un traitement fiscal de choix : une imposition à seulement 7% de leurs pensions et autres revenus. L'Italie n'est pas la seule à jouer à " Qui veut gagner des millions (de retraités) ? " : depuis quelques années déjà, plusieurs pays européens, comme l'Espagne et la Portugal, (et d'autres pays non européens comme la Tunisie et le Maroc) font des efforts pour attirer les retraités des pays voisins. Avec la même recette : des allègements fiscaux. Et ça marche : en cinq ans, le nombre des retraités qui se la coulent douce au soleil a doublé. Et selon un sondage OpinionWay, un retraité sur trois y songe. La Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) verse déjà une pension à 1,3 million de Français à l'étranger. "C'est presque un retraité sur dix ", reconnaît la Cnav. Vous avez 40 ans, 50 ans, vous êtes déjà retraité : pourquoi ne pas tenter l'aventure ? L'expatriation des retraités a longtemps été familiale : on rejoignait les parents restés au pays. C'est fini. Aujourd'hui, l'installation dans un autre pays est choisie, en fonction de critères bien précis : un climat plus agréable, une meilleure qualité de vie et, surtout, un pouvoir d'achat plus élevé. Sans oublier un développement constant des liaisons aériennes. " Face à l'allongement de l'espérance de vie, il leur reste de longues années devant eux pour en profiter. Plus hédonistes que leurs aïeuls, ils voient la retraite comme des grandes vacances ", analyse le sociologue Serge Guérin.
Un pouvoir d'achat renforcé

Si en plus, on leur offre une réduction d'impôt, comment résister ! " Les retraités voient leur pensions diminuer, et cela ne va pas s'arranger. En plus, ils constatent que leurs impôts augmentent et ils voient dans l'expatriation une occasion de profiter d'un meilleur pouvoir d'achat " plaide Paul Delaoutre, auteur du " Guide de la retraite à l'étranger ". C'est ce qu'a fait le Portugal en 2013, en annonçant une exonération totale des pensions de retraite pour les étrangers séjournant plus de 183 jours sur place. L'offre n'est applicable que pendant 10 ans, mais cela a séduit des milliers de Français : entre 10 et 12000 sont partis l'an dernier s'installer là-bas. Avec à la clé de sérieuses économies. Pour un couple gagnant 70 000 euros, l'économie fiscale est comprise entre 11 et 14 000 euros et l'économie sur le coût de la vie d'environ 7500 euros. Soit un gain d'environ 20 000 euros par an. Les atouts du pays sont tels qu'une partie des 50 000 français qui s'étaient installés au Maroc (pour les mêmes raisons fiscales) sont de plus en plus tentés de transporter leurs valises à Lisbonne, Porto ou Coïmbra. L'Espagne a aussi beaucoup profité de sa proximité avec la mer et de son coût de la vie raisonnable. De plus, le pays bénéficie d'une bonne réputation en matière de santé. Mais coté fiscalité, le retraité français ne sera pas beaucoup mieux traité que dans son pays d'origine.
L’Italie, nouveau Portugal

L’Italie est, en revanche, tout en haut de la liste depuis le 1er janvier dernier. Elle a pas mal d’atouts : son climat, sa gastronomie et maintenant sa fiscalité. Pour bénéficier de la nouvelle Flat-tax à 7%, il y a cependant une condition : il faut s’installer dans une ville de moins de 20.000 habitants du sud de l’Italie : Sicile, Calabre, Campanie, Sardaigne, Molise, la Basilicate, les Abruzzes et les Pouilles. “L’intérêt est surtout pour les ménages qui ont un revenu confortable, qui détiennent un portefeuille d’actions ou des actifs immobiliers, ou encore qui sont soumis à l’impôt sur la fortune immobilière » précise Steve Jakubowski, avocat du cabinet Picovschi.
Comment faire ?

Avant tout décision, il faut faire un point précis de sa situation médicale, financière et fiscalo-patrimoniale. Première arrêt, la station « Sécurité sociale », histoire de border sa santé. Dans l’Espace économique européen (EEE), les consultations dans le public sont remboursées. Le privé, cependant, est généralement plus efficace et plus rapide, mais n’est ni conventionné ni remboursé. Il vous faudra donc souscrire une mutuelle dédiée aux expatriés et souvent coûteuse. La plupart des expatriés préfèrent cependant planifier leurs rendez-vous médicaux lorsqu’ils reviennent voir des proches en France. Après la case Santé, il convient de cocher celle des finances. C’est assez simple : il suffit de signaler nouvelle adresse et nouvelles coordonnées bancaires à ses différentes caisses. Ensuite, tous les ans, il faudra remplir un justificatif d’existence contresigné par le consulat, la mairie ou le commissariat. A noter que les résidents en Italie, Espagne et Portugal en seront bientôt exemptés. Un bon point.
Vérifiez vos droits fiscaux

Troisième étape, la fiscalité. Attention aux mauvaises surprises. Au-delà des cadeaux fiscaux, certains pays à faibles revenus, comme l’Espagne ou la Grèce, ont des tranches d’imposition qui augmentent plus rapidement qu’en France. On y est donc plus rapidement « Riche » (et donc fortement taxé) qu’en France. Un passage chez son notaire est enfin absolument indispensable pour border son statut matrimonial : certains pays ne reconnaissent pas les donations au dernier vivant ou protègent moins le conjoint en cas de décès, d’autres vous imposent un régime matrimonial différent de celui que vous aviez signé. Mieux vaut dans ce cas rédiger un testament international et un contrat de mariage en bonne et due forme. Sachez aussi par défaut, depuis le 17 août 2015, la loi du pays de résidence s’applique aux successions. Sauf si on a choisi, avec son notaire, de rester soumis à la loi de son pays d’origine. A faire avant, pas après le décès 

Notre avis:


  • C'est bon à savoir, mais que les pays d'Europe se tire la bourre fiscalement, on marche sur la tête !