26 juillet 2020

Des aventures financières ( sans filet) qui coûtent chères !


24/07/2020 - Goldman Sachs va revendre Meilleurtaux au fonds Silver Lake selon les révélations de l’Agefi. A l’occasion de cette nouvelle opération, le courtier en crédit serait valorisé près de 700 millions d’euros, selon les informations détenues par le quotidien.


  • Goldman Sachs pourrait annoncer dans les prochains jours la cession de sa participation majoritaire dans le courtier français en crédit Meilleurtaux. Finizy, la holding de contrôle du groupe, réalisant aujourd’hui 60% de son activité en dehors de l’immobilier serait en effet sur le point de tomber dans l’escarcelle du fond Silver Lake.

Le groupe bancaire BPCE, sous la présidence de François Pérol avait vendu son courtier en ligne en crédit immobilier au fonds Equistone, Partners Europe - ex-Barclays Private Equity - en 2013 conformément à son plan de cession de ses activités non stratégiques. 
  • La transaction s'était élever à 23 millions d'euros en contrepartie de sa cession au fonds d'investissement 100% de sa participation dans le capital de Meilleurtaux.com.  

La Caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE) avait acquis en septembre 2007 une participation de 50,14% du capital de Meilleurtaux pour 70 millions d'euros auprès de son PDG Christophe Crémer qui l'avait introduite en Bourse en 2005 avant d'être révoqué fin 2008. BPCE l'avait retiré de la Bourse en 2009 après avoir racheté les participations des actionnaires minoritaires, faisant ainsi grimper son acquisition autour de 150 millions d'euros. 
La structure du courtier a été profondément remodelée, depuis son passage dans le giron de BPCE: toutes ses succursales détenues en propre ont notamment été fermées et le groupe s'appuie désormais sur un réseau de franchisés. 
Notre avis : 

  • Au total, à une première perte à la revente de 127 millions (150-23) en 2013, s’ajoute maintenant un manque à gagner pour le groupe de 677 millions d’euros.

Belle leçon d’anticipation de la part de nos dirigeants qui cherchent aujourd’hui à rationaliser et réduire les coûts du groupe dont les charges d’exploitation dans un contexte de pression sur les revenus qui risque de perdurer.
  • La chasse au potentiel de réduction des coûts à coup de missions d’audit d’Alvarez & Marsal aux conclusions pessimistes annonçant des coupes sombres des effectifs au prétexte d’un impératif de rupture et d’accélération dans la gestion de la transformation n’est-elle pas en fait la solution qu’a trouvé le groupe pour éponger les pertes et manques à gagner faute de saine gestion anticipative ces dix dernières années :
    •        MeilleurTaux avec un manque à gagner de 677 millions d’euros,

-        les placements aventureux et les ventes à perte ayant coûté cher à la suite des dépréciations sur l’acquisition de FIDOR.
  • après avoir racheté Fidor Bank en 2016, le groupe BPCE a enchaîné les échecs en provisionnant une perte de 148 millions d’euros sur un actif qu’il jugeait en mai 2019 désormais « non stratégique » Une somme à laquelle il faut ajouter une recapitalisation à hauteur de 89 millions d’euros. 
  • Ce n’est pas tout. La néobanque, finalement jamais lancée en France avait signalé une série de mauvais placements peu avantageux pour les dépôts des clients et leur rémunération qu’aucun audit avant son acquisition n’avait pu révéler.
  • -        Dépréciation sur les fonds H2O,
  • -        Moins-value récente sur cession de Coface.


18 juillet 2020

Natixis: Grandes manœuvres suite et surement pas fin !

NATIXIS : BPCE étudie l'opportunité du rachat de 30% de Natixis-FT

 
17/07/2020 | 16:07
17 juillet (Reuters) -
* BPCE ÉTUDIE L'OPPORTUNITÉ DU RACHAT DE 30% DE NATIXIS QU'IL NE POSSÈDE PAS ENCORE-FT (Rédaction de Paris)

DOW JONES |  | 

NATIXIS
BPCE dément préparer un projet doffre publique sur les actions Natixis | Crédits photo : REUTERS/Bobby Yip
PARIS (Agefi-Dow Jones)--Le groupe BPCE a annoncé vendredi dans un communiqué "ne pas avoir l'intention de déposer un projet d'offre publique sur les actions Natixis".
Le groupe a publié son communiqué après la clôture de la Bourse de Paris, à "la suite de récentes rumeurs de presse".
Le Financial Times a précédemment rapporté vendredi que BPCE avait récemment étudié le rachat des 30% qu'il ne détient pas dans sa filiale cotée Natixis, dont les actions ont fortement chuté depuis le début de la crise du Covid-19. Le FT avait ajouté que d'autres options étaient également envisagées et que le lancement d'une telle opération n'était absolument pas certain.
Dans son communiqué, BPCE a souligné que l'établissement coopératif menait "en permanence des réflexions stratégiques sur les possibles évolutions de l'organisation du groupe".
L'action Natixis a clôturé en hausse de 4,1% à 2,53 euros.
-Eric Chalmet et François Berthon, Agefi-Dow Jones; +33 (0)1 41 27 47 95; echalmet@agefi.fr ed: VLV
Agefi-Dow Jones The financial newswire
Dow Jones Newswires
July 17, 2020 12:03 ET (16:03 GMT)
Notre avis:
D'une part, nous pensons que de toute façon si BPCE Sa lançait ce genre d’opération, elle ne le crierait pas sur les toits avant le lancement.
D'autre part, si ce genre d'opération était lancéé, on s"interroge sur le prix.
Car n'oublions pas que ce groupe "mutualiste" a fait ponctionner les livrets d'épargne par les clients, pour leurs vendre des actions  "Natixis" à 19,55 euros.
BPCE Sa proposerait un prix de rachat à moins de 3 euros, très étrange forme de mutualisme !!!  

17 juillet 2020

Natixis: encore les grandes manœuvres !

* NATIXIS va fusionner ses activités de crédit dans les secteurs des matières premières et des infrastructures, une réorganisation qui pourrait se traduire par des suppressions de postes, ont déclaré plusieurs sources à Reuters

16 juillet 2020

Covid-19 : la Seine-Saint-Denis repasse au-dessus du seuil de vigilance Avec un taux d’incidence de 10,1 contaminations pour 100 000 habitants, recensé dans la semaine du 6 au 12 juillet, le 93 a de nouveau dépassé le seuil de vigilance au Covid-19. Ce n’était pas arrivé depuis fin mai. Paris est juste derrière avec un taux à 9,9.


Le VIRUS revient en force:

  •  Des clusters de plus en plus nombreux, 
  • Des pays qui reconfinent, 
  • Port du masque obligatoire dans les lieux fermés dans les prochains jours. 
  • Des régions devant tester tous ses habitants.
  • Des cas avérés à BPCE Sa et des suspicions encours.
 Les risques augmentent de jours en jours et il serait irresponsable de penser que l'on peut revenir immédiatement à la vie normale.


  • Malgré cela, la Direction maintien sa décision de faire travailler les salariés sur site.


Comme nous l'avions écrit, nous pensons que tout cela était prématuré et facteur de mise en danger de la santé des salariés de la communauté BPCE.

Nous pensons que le choix de ce retour si rapide est purement idéologique et en décalage avec les politiques de nombreuses entreprises.

  • Vous pouvez toujours lire notre tract du 5 juillet intitulé " et la sagesse bordel! "




  • Il est toujours très clair que si ce choix de la Direction avait des conséquences dramatiques,  , nous prendrions nos responsabilités, comme nous le faisons systématiquement !

9 juillet 2020

Par le cabinet qui a présenté le projet "OPAL" à BPCE Sa, La banque de détail se cherche un nouveau modèle



Franck Joselin  08/07/2020 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H
Le cabinet de conseil Alvarez & Marsal estime que les banques de détail françaises vont devoir drastiquement réduire leurs coûts pour pallier leur baisse de revenus et la hausse du coût du risque.


Le titre de l’étude d’Alvarez et Marsal, «Banque de détail, un modèle économique à bout de souffle ?», a beau être à la forme interrogative, ses conclusions laissent assez peu de place au doute. Le cabinet de conseil en transformation d’entreprises et en restructuration estime en effet que le modèle économique des banques de détail françaises est «dépassé» et «en déclin». Dans les prochaines années, elles devront donc mettre en place des mesures d’économies drastiques.
Les banques sont actuellement confrontées à un «effet ciseau», avec une baisse de leurs revenus accompagnée d’une hausse du coût du risque - particulièrement bas ces dernières années -, cela principalement à cause de la crise du Covid-19. «Les banques de détail subiraient une baisse du résultat d’exploitation de 10,6 milliards d’euros dans un scénario de crise modérée (chute du produit net bancaire de 8% et hausse du coût du risque de 200%)», peut-on lire dans l’étude. 
Pour faire face à cette situation, le consultant estime que des économies pourraient être faites via la fermeture d’agences, qui pourrait engendrer une baisse de charges de 5 milliards d’euros, ou la digitalisation de certains services, pour une économie de 3 milliards d’euros supplémentaires. Cependant, «dans un contexte social sensible, la priorité doit être portée sur la réduction de la dépense externe qui représente 40% des dépenses des banques de détail», estime Alvarez & Marsal.
La récente crise n’est cependant pas, selon le cabinet, le seul facteur de déclin des banques de détail en France. 
Sur les 5 dernières années, leur coefficient d’exploitation s’est structurellement dégradé, passant de 66% en 2014 à 70% en 2019.  
Les raisons en sont anciennes et bien identifiées. 
En premier lieu, les taux d’intérêts durablement bas obèrent les marges nettes d’intérêt. 
Ensuite, la concurrence s’est accrue sur ce secteur, notamment avec le développement des néobanques et des banques en ligne. 
Les acteurs traditionnels sont par ailleurs confrontés à une surcapacité de leurs réseaux physiques, avec des clients qui se rendent de moins en moins en agence. Ils doivent aussi faire face à la transformation digitale, le tout dans un environnement réglementaire de plus en plus pesant. 
Quelle que soit la forme qu’elle prendra, une adaptation des banques à ces tendances de fond demeure donc inéluctable.
Notre avis:

Ce cabinet a fait une étude à BPCE Sa et en a déjà tiré des conclusions "saignantes" de réductions des charges.
La mise en oeuvre dans le cadre de la GPEC a été, jusqu'à présent lente au démarrage, mais nous ne doutons pas qu'il y aura un coup d’accélérateur, destructeur d'emplois dans les prochains mois.

7 juillet 2020

Sortie de l'état d'urgence sanitaire


 Inventaire des mesures sociales applicables au 1er juillet 2020 


  • Pour préparer la sortie de l'état d'urgence sanitaire prévue au 10 juillet et aider à la reprise de l'activité, de nouveaux textes instaurant des mesures d'urgence dérogatoires à la règlementation du travail, ont été publiés. 
    • Nous vous présentons un point sur l'état de la règlementation applicable au 1er juillet. 

Toutefois, un projet de loi , sans revenir sur la date de fin de l'état d'urgence fixée au 10 juillet, prévoit une période transitoire de quatre mois et demi, soit jusqu'au 31 octobre 2020, qui instaure un régime intermédiaire destiné à conserver un certain nombre de prérogatives pour le premier ministre et les préfets en vue d'accompagner le processus de sortie progressive de confinement à compter du 11 juillet. 
  • Ce projet de loi a été adopté définitivement le 1er juillet.

La loi fixant l'état d'urgence sanitaire du 23 mars 2020 a aussi autorisé le gouvernement à prendre des ordonnances pour déroger, notamment, à la règlementation du travail. Plus d'une quinzaine d'ordonnances sur ce thème ont déjà été publiées. Certaines modifiant des ordonnances déjà prises avec effet rétroactif. 
  • Ces ordonnances ont fait l'objet de projets de loi de ratification. A noter que, depuis une décision du Conseil constitutionnel du 28 mai 2020, il n'est plus nécessaire que l'ordonnance soit ratifiée pour avoir valeur législative; elle a désormais valeur législative, passé le délai d'habilitation même en l'absence de ratification; seule une loi peut modifier son contenu (décision QPC du 28 mai 2020).


5 juillet 2020

COVID BPCE Sa: un déconfinement à hauts risques.





 

Nos remarques complémentaires:

  • Alors que partout la prudence est encore de mise, que les clusters se multiplient, que des procédures de reconfinement se mettent en place, BPCE Sa ne trouve rien de mieux que de faire revenir la totalité de ses salariés sur site dès le 06/07.
    • La quasi totalité des banques ont une approche plus raisonnable !
  • Notre filiale Natixis, après avoir hésitée à avoir la même démarche, s'est dirigée vers la date du 20/07.
    • Monsieur MIGNON, on a l'impression que la santé des salariés de Natixis, vous est plus précieuse que celle des salariés de BPCE SA.
      • C'est toujours bon à savoir et ça pourra nous servir en cas d'épidémie.'' 
NEWS: Notre collègue Fabrice S a été arrêté à la fin de la semaine dernière pour suspicion de covid, attention à ceux l'ayant côtoyer la semaine dernière. Suivez la procédure !

Nous aurions aimé que notre démarche auprès de l'employeur soit collective avec l'ensemble des OS, certaines organisations syndicales n'ont pas voulu. On ne comprend pourquoi, dommage !!
  • si vous ne comprenez pas non plus, demandez leur et dites nous !




2 juillet 2020

L'AMF et la FCA s'intéressent de près aux actifs non cotés de H2O AM (suite et pas fin)



Le destin des dettes privées et actions non cotées liées au financier allemand controversé Lars Windhorst interroge les gendarmes français et britannique des marchés financiers.
AMF Paris. Autorité des Marchés Financiers (Arnaud Poilleux/Les Echos)
Par Bastien Bouchaud
Publié le 2 juil. 2020 à 18h15

H2O Asset Management, filiale de Natixis IM, est dans le viseur des régulateurs. Les gendarmes français et britannique des marchés financiers s'intéressent de près au sort des actifs non cotés liés au financier allemand controversé Lars Windhorst . 
  • Des dettes privées et actions non cotées qui empoisonnent la vie de H2O depuis plus d'un an. A l'époque, le « Financial Times » avait révélé que différents fonds de la société de gestion possédaient plus de 1 milliard d'euros de ces actifs illiquides . Les investisseurs avaient par la suite retiré environ 8 milliards d'euros d'encours des fonds gérés par H2O.

Cession des titres
La Financial Conduct Authority (FCA) et l'Autorité des marchés financiers (AMF) se penchent sur l'ensemble du parcours de ces titres émis par des sociétés liées au groupe Tennor, la holding de Lars Windhorst. Les superviseurs s'intéressent notamment aux raisons qui ont poussé H2O à participer aux placements de dette privée et aux levées de capitaux de Tennor Holdings. Les fonds gérés par H2O investissent principalement sur les marchés cotés, en pariant sur l'évolution des obligations, des devises et des actions, en général via des dérivés.
Les conditions de cession de certains de ces titres font également partie des sujets couverts par la FCA, d'après le « Financial Times ». La société de gestion a en effet signé un accord fin avril avec une société liée à Lars Windhorst, soutenue par un groupe d'investisseurs allemands, pour céder une partie de ses titres non cotés. 
  • Les conditions de la cession n'ont pas été rendues publiques, ce qui a amené un Lord britannique à demander à la FCA de s'assurer que les clients de H2O n'avaient pas été lésés dans l'opération.


Recrutement en cours
L'intérêt des régulateurs pour H2O intervient alors que la société de gestion a été prise à revers par la violente chute des marchés en mars. Plusieurs de ses fonds ont enregistré des pertes supérieures à 50 %, jusqu'à près de 80 %. 
  • A quoi se sont ajoutées des sorties d'environ 1 milliard d'euros depuis le début de l'année. La société de gestion compte désormais 22 milliards d'euros sous gestion, contre plus de 30 milliards en fin d'année dernière.

Entre la fuite des investisseurs à l'été dernier et les pertes brutales enregistrées par de nombreux fonds de H2O cette année, certains de ses fonds ont dépassé à plusieurs reprises des limites réglementaires . 
  • Du fait de ces titres, les plafonds réglementaires sur la proportion d'actifs non cotés ainsi que les limites sur le risque de contrepartie ont été dépassées. 
  • Au point d'inciter son actionnaire principal, Natixis IM, à s'engager à l'automne dernier dans une refonte de la gestion des risques . H2O AM recrute d'ailleurs actuellement un spécialiste de la conformité, chargé en premier lieu « de comprendre toute préoccupation ou question de l'AMF » et de s'assurer de leur réponse, ainsi que de gérer les audits requis par le régulateur français.



30 juin 2020

Natixis: tiens encore une enquête !

NATIXIS recule : le gendarme financier britannique enquête sur H2O AM
AOF30/06/2020 à 12:10

(AOF) - Natixis (-4,78% à 2,289 euros) affiche la plus forte baisse de l'indice SBF 120 et amplifie le repli du secteur bancaire en raison d'une information du Financial Times selon laquelle le gendarme britannique du secteur financier, la FCA, enquête sur la revente par H2O AM, filiale de la banque, d'actions et d'obligations illiquides au financier allemand controversé, Lars Windhorst.
Les relations entre ce dernier et le gestionnaire d'actifs étaient déjà au centre des interrogations des investisseurs sur les pratiques de H2O AM, en juin dernier. Les investisseurs s'inquiétaient de la proportion d'actifs illiquides dans certains fonds, actifs émis par des sociétés contrôlées par Lars Windhorst. L'enquête de FT Alphaville avait entraîné une chute de l'action de la banque française.
H2O AM a conclu un accord avec Lars Windhorst pour lui revendre ces actifs difficiles fin avril, après que ses fonds phares en obligations et en devises aient perdu plus de la moitié de leur valeur en mars lorsque l'épidémie de coronavirus a frappé les marchés financiers.

26 juin 2020

Déconfinement COVID phase 3: Avis du CSE De BPCE Sa du 25 06


La CFTC avait prévu de lire cet avis et voter contre le retour sur site au 06/07 qu'elle considère comme prématuré et risqué dans le contexte actuel de l'épidémie.


Dans un contexte qui reste fragile dans de nombreux pays qui reconfinent (Allemagne, Portugal…) et en l’absence de vaccin ou de traitement, la CFTC conteste un déconfinement aussi rapide, brutal et exhaustif dés le 6/7, qui met en risque la santé des salariés de BPCE. Cela alors que la performance remarquable des équipes a été soulignée par la DG et que la qualité de service a été constante en travail à distance. Un déconfinement progressif aurait été beaucoup mieux adapté.

De plus, cela ne permet pas aux collaborateurs de s’organiser sereinement. Et les expose à des risques accrus en terme de circulation dans les espaces communs, ascenseurs, cantine…

Surtout, BPCE ne se montre pas une entreprise citoyenne et responsable, en ne tenant pas compte des recommandations gouvernementales qui prônent un retour progressif : « Le télétravail n’est plus la norme mais il reste une solution à privilégier dans le cadre d’un retour progressif à une activité présentielle, y compris alternée. » et préfère saturer les transports en commun d’Ile de France en mettant les salariés en risque pour leur santé.
En conséquence la CFTC votera contre le projet de la Direction.

Le débat au sein du CSE a permis de se mettre d'accord pour un texte commun, la CFTC s'est rangée à cette synthèse.


  • Mise à jour du protocole de déconfinement à BPCE Sa

Le CSE prends acte de l’évolution du protocole de déconfinement consécutif à l’évolution du protocole national de déconfinement publié le 24 juin par le ministère du travail. Moins stricte que le précédent. La règle des 4 m2 disparait et est remplacée par une nouvelles référence. Une distanciation physique d’au moins 1 mètre avec port du masque obligatoire dans les cas où cette distanciation ne pourrait être respectée. Pour les salariés à risque de forme grave de covid 19, qu’il s’agisse d’eux-mêmes ou de leurs proches, le travail à distance restera possible sur préconisation médicale.

Le CSE note que le protocole du ministère du travail indique que si le télétravail n’est plus la norme, il reste la solution à privilégier dans le cadre d’un retour progressif à une activité présentielle. Hors le protocole présenté pour BPCE n’a rien de progressif puisqu’il mentionne un retour des salariés en présentiel dès le 6 juillet. Même si la période estivale approchant, on peut penser que le taux d’occupation restera à un niveau raisonnable, le CSE estime que davantage de progressivité aurait été préférable à un déconfinement en mode « bigbang » alors même que BPCE est resté sur le mois de juin assez nettement en dessous des 50% de salariés en présentiel, fixé comme objectif à fin mai.

Cette décision s’inscrit dans un contexte économique très inquiétant, après la période de confinement qui vient de s’écouler, ainsi que dans un contexte de déconfinement global de la société (qui se matérialise par la réouverture des bars, restaurants, salles de cinémas, etc). Mais aussi dans un contexte sanitaire encore très flou, alors qu’on ne cesse de répéter que « le virus circule toujours », et qu’on n’observe même des reconfinements ciblés dans d’autres pays (Allemagne, Portugal, etc).

La direction insiste sur la responsabilité des salariés quant au respect des gestes barrières, mais en imposant un retour en présentiel aussi rapide, elle les expose à des situations, notamment pour celles et ceux qui n’ont d’autres choix que les transports en commun potentiellement dangereuses.

Le CSE attire également l’attention de la Direction sur les préconisations en matière de climatisation (2 mètres au lieu de 1 mètre).

Le CSE indique que l’enfant d’un collaborateur a récemment été testé positif, d’autres cas pourraient se déclarer. Il ne faudrait pas qu’à cause d’un déconfinement trop rapide, un cluster soit identifié chez BPCE, entrainant la fermeture du bâtiment.

Le CSE demande à ce que la CSSCT soit tenue informée des cas qui seraient déclarés dans l’avenir.

Considérant que les salariés ont pu poursuivre efficacement leur travail pendant la période de confinement, le CSE estime que l’évolution du protocole présenté fait courir un risque aux salariés, pour un bénéfice pour l’entreprise qui apparait discutable.

Le CSE regrette que le protocole proposé n’ait pas fait l’objet d’un travail de réflexion préalable avec les partenaires sociaux, alors que le protocole du Ministère du Travail préconise que le déconfinement se fasse dans le dialogue social.

Pour ces raisons, en particulier la précipitation du retour en présentiel non justifié, le CSE rends un avis négatif et demande à la Direction de revoir le calendrier de retour des salariés.


Adopté à l’unanimité 

Notre avis:

  • Une fois encore, nous n'avons pu que constater, l'emballement de la Direction à vouloir mettre en oeuvre certaines directives gouvernementales ( en les biaisant largement au passage) et en refusant le dialogue social.
    • Nous constatons que le  triste spectacle de " cash investigation"  n'a pas servi de leçon !
      •  News: l'article du blog sur " cash investigation a été lu plus de 1100 fois ( MERCI)
Libération titre aujourd’hui " ne nous emballons pas", l'OMS émet de grande inquiétudes sur des déconfinements trop rapides faisant prendre des risques de reprises d'épidémies, la Direction, elle, s'emballe !!


25 juin 2020

Etape 3 du Déconfinement !


BREAKING NEWS:

Le Gouvernement a publié le texte de l'étape 3 du déconfinement.
  • La DRH de BPCE Sa, a immédiatement présenté au CSE de ce jour les modalités applicables à BPCE Sa à compter du 6/7 ( à suivre )
    • Réelle sécurité pour les salariés ou risque de deuxième vague, tant qu'il n'y a pas de vaccin ?


22 juin 2020

Les DRH veulent installer durablement le télétravail


La période du confinement aura comme conséquence un développement du télétravail dans les entreprises, selon les résultats d’un sondage publié le 19 juin par l’ANDRH et le cabinet BCG. Les DRH plaident pour un modèle hybride mêlant présentiel et travail à distance.
22/06/2020  Liaisons-sociales.fr

Les DRH veulent installer durablement le télétravail © Crédit photo : GettyImages
  • Abonnez-vous à Liaisons sociales.fr
Le futur du travail pour les DRH ? Les 458 professionnels sondés par l’ANDRH et le cabinet de conseil en stratégie Boston Consulting Group (BCG) sont formels : la période du confinement a d’abord fait bouger les lignes sur l’adoption du télétravail et, dans une moindre mesure, sur l’expérimentation de nouvelles façons de travailler (méthode agile, design thinking, lean…).
Selon les résultats de ce sondage mené entre le 2 et le 17 juin, le travail à distance s’est imposé massivement, avec 100 % des collaborateurs exerçant leur profession depuis leur domicile dans 84 % des entreprises consultées. Avant le confinement, 92 % de ces mêmes sociétés avaient moins de 25 % de salariés en télétravail.
« Les digues ont sauté »
Sans surprise, les fonctions support ont basculé en masse (85 %) dans le télétravail durant la crise sanitaire. A l’opposé, 36 % des activités de production et de logistique ont été concernées par ce mode d’organisation. La plus forte augmentation revient à l’activité relation client qui est passée de 12 % à 49 % pendant le confinement. « Les call center faisaient partie de ces organisations réfractaires au télétravail avant le Covid. Les digues ont sauté », indique Vinciane Beauchene, directrice associée au BCG.
Cette adoption du télétravail, que les DRH considèrent comme « massive, rapide et exceptionnelle », sera aussi durable pour la grande majorité d’entre eux. 85 % des répondants pensent ainsi que le développement du travail à distance de façon pérenne est souhaitable, tandis que 82 % envisagent de revoir à la hausse le nombre de postes éligibles à ce dispositif.
A terme, les DRH envisagent un modèle hybride mêlant travail sur site et au domicile. 60 % des entreprises consultées prévoient ainsi plus de 25 % de leurs collaborateurs en télétravail deux jours par semaine en moyenne.
Bénéfices
Parmi les bénéfices attendus par les DRH, viennent en premier lieu une meilleure réponse aux attentes des collaborateurs, une attractivité accrue (93 %), une augmentation de la productivité (64 %), ainsi qu’une réduction de l’empreinte carbone de l’entreprise (61 %). En revanche, ils ne sont que 35 % à penser que le télétravail génèrera des économies sur le poste immobilier. En queue de peloton des bénéfices envisagés, le développement du recours à une main d’œuvre plus flexible n’est cité que par 11 % des répondants.
Risques
Les DRH identifient par ailleurs plusieurs risques inhérents au développement du télétravail.
Pour 88 % des sondés, les points de vigilance concernent l’affaiblissement des interactions sociales, du sentiment d’appartenance à l’entreprise, de la cohésion entre les populations en télétravail et les autres. Seuls 22 % craignent une chute de la productivité.
Pour passer en mode télétravail, les DRH, qui ont beaucoup appris pendant le confinement, relèvent un certain nombre de prérequis. « L’erreur est de considérer que le télétravail va de soi », remarque Vinciane Beauchene. C’est pourquoi les professionnels RH jugent que son développement de façon pérenne va profondément bouleverser les pratiques managériales, les politiques/pratiques RH, l’organisation et l’agencement des espaces de travail.
Refondation des pratiques managériales
Concernant les pratiques managériales, une refondation sera nécessaire, indique l’étude. Pour plus de 90 % des DRH, le rôle du manager dans le modèle d’entreprise post-crise sera de donner du sens et de motiver, de faire monter en compétences les membres de son équipe, de leur donner du feedback. Il devra aussi fixer des objectifs clairs et atteignables pour chacun, assumer et expliquer les décisions de la direction, faire le lien avec les autres services, faire disparaître les obstacles qui empêchent les équipes d’avancer, et d’être un facilitateur.
En outre, l’autonomie des collaborateurs, la transparence dans l’avancement des tâches et la collaboration entre les équipes sont, aux yeux des DRH, les trois caractéristiques essentielles pour son déploiement.
Priorités
Pour permettre au télétravail de s’installer dans le temps, les DRH ont identifié plusieurs priorités. En tête : l’accompagnement des collaborateurs/managers (67 %), la mise à disposition des outils nécessaires (61 %), et l’évolution de l’organisation et des méthodes de travail (61 %). « La réorganisation des espaces de travail et la refonte des critères d’évaluation de performance ne sont pas jugées prioritaires par les sondés », s’étonne Vinciane Beauchene.
Inéquité
Pour l’ANDRH, qui va tout prochainement être auditionnée par le Medef dans le cadre des consultations menées avec les partenaires sociaux sur la nécessité de négocier un nouvel ANI sur le télétravail, « un retour en arrière semble peu envisageable », estime sa présidente Audrey Richard. « Notre préférence porte clairement sur des négociations au plus proche du terrain à condition que celles-ci se déroulent dans un cadre juridique assoupli. Les DRH devront toutefois être attentifs au sentiment d’inéquité que peut susciter le déploiement du télétravail dans l’entreprise », avertit Benoit Serre, vice-président de l’ANDRH.
Notre avis:
  • Nous avons pris connaissance de cette étude avec intérêt, parce que la dernière réunion de NAO, nous a donné une impression tout à fait différente.
    • En effet, à plusieurs reprises, le DRH, nous a clamé haut et fort, qu'il espérait que les règles définies par le gouvernement pourraient ( vraisemblablement !!!! ) permettre un retour de tous les salariés sur le site dès le 1/7.
    • Le DRH avait l'air contrarié du fait qu'un nombre important de salariés était en travail à distance et qu'ilrefusait de dédommager ( comme chez Orange) à l'équivalent des télétravailleurs, prétextant du fait que ce n'était pas lui qui l'avait décidé mais le gouvernement et qu'il ne devait donc rien !! ( à vous de mesurer la qualité du dialogue social à BPCE Sa, enjeu: 20 euros par mois, par travailleur à distance).
    • La Direction loue la qualité du travail à distance opéré par les salariés, la DRH, elle,  est pressée que ça se termine !!

19 juin 2020

Les patrons affichent de sombres prévisions sur l'emploi



Par Pierre-Henri de Menthon le 18.06.2020 à 06h00
Challenges.fr

SONDAGE - Selon l'enquête mensuelle de l'Observatoire des PME-ETI Challenges-Banque Palatine-Opinionway, 15% des dirigeants d'entreprises envisagent de réduire leurs effectifs dans les six mois. 

  • Du mieux. Avant même l'allocution présidentielle du 14 juin sonnant l'accélération du déconfinement, les dirigeants d'entreprises retrouvaient (un peu) le moral. Selon la dernière vague du baromètre mensuel de l'Observatoire des PME-ETI Challenges-Banque Palatine*, publié ce jeudi 18 juin le degré de confiance à six mois des patrons dans leur entreprise remonte de 7 points à 45%. Ils sont même 21% à trouver la situation "propice aux investissements".

Chrystelle Lachat, directrice du marché des entreprises de la Banque Palatine, met en avant la "résilience qui est dans l'ADN dans nos belles ETI et PME françaises qui leur permettra de surmonter les impacts de cette situation de crise inédite". Car crise inédite il y a. Alors que le gouvernement prévoit un recul du PIB de 11% en 2020, les PME et ETI prévoient une chute presque aussi violente de leur activité (-9,9%) sur l'exercice en cours.Concernant l'économie française, ils ne sont que 14% à être confiants sur les six prochains mois, ce qui est tout de même mieux qu'en avril, quand cet indicateur était tombé à… 3%.




15% des patrons envisagent des coupes dans leurs effectifs


  • Globalement, le patronat pousse à une accélération  du déconfinement à l'image de Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef pour qui "plus vite on déconfinera, plus vite on repartira travailler, consommer, voyager, plus vite on sauvera l'emploi".


De fait, du côté de l’emploi, les indicateurs de l’Observatoire des PME-ETI sont en train de dangereusement virer au rouge. Les dirigeants d’entreprises sont désormais 15% à envisager une réduction de leurs effectifs dans les six mois (10% en solde net, c’est à dire en prenant en compte les 5% qui envisagent d’embaucher). 
  • Contrairement à l’investissement ou à la confiance, cet indicateur, contrairement aux autres, s’est dégradé par rapport au mois dernier. "Ce chiffre est trois fois plus important qu’avant la crise" , notent les experts de l’institut OpinionWay qui ont mené l’enquête. Ils considèrent d’une manière générale que "les dirigeants de PME-ETI ne sont pas prêts, ou pas en capacité, de relancer pleinement la machine". 

*Méthodologie: Enquête réalisée du 20 mai au 5 juin auprès d'un échantillon de 302 dirigeants d'entreprises réalisant un chiffre d'affaires annuel de 15 à 500 millions d'euros

Notre avis:
  • En synthèse , la confiance des patrons dans l'évolution de l'économie augmente et le prévisions de réductions d'effectifs aussi.
    • Bienvenue dans le monde d'après !
      • Qui ressemble quand même furieusement à celui d'avant. Mais avec un masque et du gel !!
Point complémentaire, nous avons eu à BPCE Sa, une nouvelle séance de négociations hier.
  • On ne s'attendait à rien de bon, mais ça à été pire.
    • Nous publierons un CR détaillé prochainement. ( préparez vos mouchoirs !)


17 juin 2020

Agenda syndical confiné de la semaine

La section BPCE Sa du syndicat national CFTC BPCE Sa et filiales rattachées vous souhaite une bonne semaine.

Au programme:

Lundi
  • distribution du tract: 
    • "le déconfinement, au pain sec et à l'eau"
      • En ligne aussi, sur ce blog.


Mardi:
  • Fabrice Sandré, en tant que conseiller des salariés a accompagné à l'entretien préalable à un éventuel licenciement, une salariée d'un TPE
  • CSSCT: ( compte rendu de la représentante CFTC, Isabelle PLACE)
    • "D’ici une dizaine de jours les managers devraient être fixés sur les zoning par Direction dans les tours DUO ainsi que possibilité de visiter bureaux témoins  sur le site Parc Avenue.
      La présence sur le site des tour duo est toujours prévue pour 2021.

      Un point d’attention : la DRH souhaite accentuer le retour sur site dès juillet en attendant les mesures gouvernementales suite à l’allocution du Pr. MACRON
      elle envisage sur juillet un concept de retour par taux occupation des locaux et non plus en pourcentage des équipes.

      Le principe du retour sur site n’est pas celui du volontariat (pourtant demandé par les élus)    
      Les élus ont alerté sur les difficultés en terme de retour sur juillet pour les parents ; toutes les structures d’école ne seront pas ou partiellement réouvertes.    
      La DRH est frileuse sur le sujet.  

      Votre élue CFTC a demandé un plan des zones de parking à vélo possible : la DRH s’est engagée à monter en puissance sur les place disponibles.
      Ce plan devrait être disponible sur intranet prochainement pour l’ensemble des salariés BPCE sa.

      Une enquête mobilité va être lancée pour le déplacement transport sur le site des Tours DUO.

      Les élus ont demandé le rapport d’expertise sur les systèmes de clim à BPCE SA. Il vient de nous être transmis.

      Enfin le cabinet de psychologues que les salariés peuvent solliciter sur le principe de l’anonymat a fait une présentation de son intervention.
      Il peut intervenir que avec l’accord du salarié qui peut le saisir directement ou via la RH ou la santé au travail.
      Les élus ont demandés que les modalités de contact  du cabinet soit plus lisibles sur l’intranet.
      Pour l’instant les élus ne peuvent solliciter ce cabinet pour les alerter d’une situation particulière"


Mercredi:
  • Comme toutes les semaines, réunion de section du syndicat ( via zoom)
Jeudi:
  • Négociation des OS avec la DRH
    • Les accords concernés par la négociation sont les accords GPEC, Conditions de Vie au Travail (CVT) et l’accord d’adaptation (pour les thématiques en lien avec celles de l’accord CVT).
Notre avis:
  • Cet agenda n'est que le reflet de notre activité pendant le confinement, avec en plus l'alimentation de ce Blog, de notre Face Book , les contacts avec les salariés, les activités nationales.......
    • Franchement la terminologie " on va se remettre au travail" est indécente , voire insultante...