15 décembre 2018

15 insupportables expressions professionnelles

Chaque monde professionnel a son propre jargon, qu’il faut savoir comprendre et manier si on ne veut pas passer pour le dernier des idiots. Anglicismes, néologismes, acronymes et expressions ‘hype’ se mélangent.
  • Résultat : on utilise tous au bureau des expressions un peu étranges qui sont devenues la norme… Et certaines sont franchement exaspérantes. Voici les expressions professionnelles les plus énervantes du moment !


1. FYI

"For your information", pour information. Signifie qu’on transmet une information, mais que ça ne ne concerne en fait pas vraiment le destinataire.

2. Asap

"As soon as possible", aussi vite que possible. Très utilisé pour induire une notion d'urgence dans les mails qui demandent un "feedback", par exemple.

3. Googliser

Signifie taper dans Google. Plus que l’expression, c’est l’action qui est devenue un réflexe exaspérant.
"Tu n’as pas googlisé la petite stagiaire ? Tu en apprendrais de belles ! "

4. Updater

Anglicisme qui signifie "mettre à  jour". L'expression est utilisée dans toutes sortes de situations, même celles qui ne s'y prêtent pas vraiment.
"On ne m’a pas encore updaté sur ce projet".

5. Drafter

Vient du nom anglais 'Draft', signifie faire un brouillon, une rapide et sommaire ébauche.

6. Le Pipe

Mot anglais signifiant 'les tuyaux'. Employé pour décrire une liste de projets à  réaliser à  plus ou moins long terme.
"Encore un projet que j'ai dans le pipe".

7. La to-do

Vient de To-do list, c'est-à -dire la liste des choses qu’on a à  faire.
"N’oublie pas de le mettre sur ta to-do".

8. LMK

"Let me know ", laisse-moi savoir (ton avis). Souvent en fin de mail, bêtement pour préciser qu'on attends une réponse.

9. Provoquer une réunion

Signifie tout simplement l'organiser, c'est-à -dire envoyer quelques mails pour réunir quelques personnes. Mais le verbe "provoquer" fait sans doute beaucoup plus volontaire...

10. Prendre le lead

Avoir la position dominante. Une manière polie pour annoncer qu'on prend les rênes d'un projet ou d'un dossier.
"Je vais prendre le lead sur ce projet".

11. Faire un retour

Une variante de l'expression anglo-saxonne "Faire un feedback". Difficile de choisir laquelle des deux versions est la plus agaçante.

12. Brainstormer

Littéralement "faire une tempête de cerveaux", rien que ça! Une expression dont on use et abuse dans les milieux créatifs, qui signifie simplement réfléchir ensemble pour trouver de nouvelles idées.

13 Etre force de proposition

l'expression qui ne veut pas dire grand-chose initialement, mais qui (dans les milieux professionnels) signifie prendre l’initiative, proposer de nouvelles idées créatives et audacieuses.

14. Etre charette

Une expression certes un peu plus ancienne, mais tout aussi étrange. Signifie être en retard pour la remise d'un projet. L'expression date du 19e siècle, lorsque les étudiants en architecture terminaient leurs dessins sur les charettes qui les amenaient à l'endroit où ils devaient remettre leurs projets.

15. Revenir vers quelqu'un

"Tu reviens vers moi?"
Signifie que c'est à nous de prendre l'initiative de recontacter la personne. Si on réfléchit, on devrait plutôt dire "jusqu'à quelqu'un", d'ailleurs.

Notre avis:
et toi, t'en utilises combien ?

14 décembre 2018

Smic : à combien s'élève le salaire minimum dans les pays européens ?



BOURSORAMA AVEC NEWSGENE•13/12/2018 à 15:48
Le gouvernement espagnol vient d'annoncer l'augmentation de 22% du smic. Mais l'Espagne reste loin derrière certains de ses voisins, à commencer par la France où le salaire minimum s'élèvera à 1 525 euros brut en janvier prochain. Le Luxembourg domine ce classement avec 1 999 euros brut tandis que la Bulgarie ferme la marche avec seulement 260 euros par mois.

Le gouvernement espagnol a annoncé ce mercredi 12 décembre une hausse de 22% du salaire minimum. Le smic passera ainsi de 858 euros à 1 050 euros bruts en janvier prochain. De quoi permettre aux salariés espagnols de rattraper une partie du retard pris sur de nombreux pays européens.
En France par exemple, après la revalorisation limitée à 1,8% en janvier, le smic s'élèvera à 1 525 euros brut pour un contrat de 35 heures. Au Luxembourg, le salaire minimum reste même presque deux fois plus élevé qu'en Espagne, malgré cette mesure exceptionnelle. Au Duché, il culmine à 1 999 euros brut, un record pour l'Europe, rapporte BFM TV.

Irlande, Pays-Bas et Belgique devant la France

Quand on consulte le montant des salaires minimum au sein de l'UE, hormis le Luxembourg qui coiffe largement tous les pays, on observe trois groupes relativement homogènes.
Le premier, dont fait parti la France, est emmené par l'Irlande où le salaire minimum est fixé à 1 614 euros, devant les Pays-Bas (1 594 euros) et la Belgique (1 563 euros), selon les chiffres d'Eurostat. Notre pays figure, pour quelques centimes (avant l'augmentation de janvier prochain) devant l'Allemagne (1 498 euros) et le Royaume-Uni (1 463 euros).

Une majorité de pays en dessous de 800 euros

Un autre groupe est composé de l'Espagne (858 euros, avant l'augmentation en 2019), la Slovénie (843 euros), Malte (747 euros), la Grèce (684 euros) et le Portugal qui ferme la marche avec un salaire minimum de 677 euros. Enfin, un dernier groupe où le salaire minimum se situe entre 400 et 500 euros intègre une dizaine pays. On y trouve la Pologne, la Roumanie ou encore la Croatie.
Le salaire minimum le plus bas en Europe est à mettre au compte de la Bulgarie avec seulement 260 euros par mois.

13 décembre 2018

Gilets jaunes : des grands groupes s'engagent à verser la prime défiscalisée de fin d'année



Première publication : 12/12/2018 - 19:33

Emmanuel Macron a annoncé la défiscalisation des primes de fin d'année, le 10 décembre. Ludovic Marin, AFP

Plusieurs grandes entreprises françaises ont annoncé qu'elles allaient verser la prime défiscalisée de fin d'année à leurs salariés, répondant à la requête d'Emmanuel Macron. De nombreuses PME craignent de ne pas en avoir la capacité.
Les grands groupes français annoncent les uns après les autres le versement d'une prime de fin d'année à tout ou partie de leurs salariés, profitant de la défiscalisation annoncée par Emmanuel Macron lundi. Mais pour les entreprises de plus petite taille, l'octroi de cette prime peut s'avérer nettement plus difficile.
Le président Macron devait recevoir à l'Élysée, mercredi 12 décembre dans l'après-midi, des dirigeants d'entreprises pour leur demander de "participer à l'effort collectif".

Prime de 1 000 euros
Orange, Publicis, Altice, Iliad, LVMH et Kering mardi, Total mercredi, la liste des grandes entreprises séduites par l'idée d'une prime défiscalisée s'est allongée.
Au-delà du principe, salué unanimement par le patronat, chaque groupe adapte les modalités de versement et le montant de la prime.
Les organisations patronales Medef et CPME s'étaient montrées favorables à l'idée d'une prime de 1 000 euros au sortir de réunions qui avaient été organisées avec le gouvernement la semaine passée. Elles ont été entendues : Altice et Iliad ont choisi ce montant.
Pour Orange, l'enveloppe varie : une prime de 1 000 euros sera versée à tous les salariés en France dont le salaire annuel brut est inférieur à 25 000 euros, et de 500 euros à ceux gagnant "entre 25 000 et 30 000 euros".
Quant au géant de la publicité Publicis, il avait annoncé dès lundi soir attribuer une prime de 1 000 euros à ses collaborateurs en France ayant une rémunération mensuelle inférieure à 2 500 euros bruts. La prime concerne 31 % des salariés du groupe en France, en CDD ou en CDI.

Seul Total a pris la décision de verser une prime de 1 500 euros à la totalité de ses salariés en France, selon son PDG, Patrick Pouyanné. "Nous proposons à nos organisations syndicales une enveloppe globale d'augmentation de 3,1 % et une prime exceptionnelle de 1 500 euros pour tous nos salariés en France", a écrit mardi le patron de Total, dans un tweet.
Un porte-parole de l'entreprise a précisé à l'AFP que la possibilité d'une défiscalisation avait joué sur le montant de la prime, tout comme "le fait de pousser les entreprises à contribuer" à l'effort collectif.
Au sein de Total, on fait savoir que ce sont les bons résultats du groupe qui justifient le versement de la prime, en dehors du contexte politique. Dans le cadre des négociations annuelles avec les syndicats, "le versement de la prime devait intervenir même en l'absence du contexte actuel, sous la forme d'un intéressement", indique un porte-parole.
"Il ne faut pas laisser trop d'illusions à nos salariés"
Pour les entreprises plus petites, la situation est tout autre. Mardi, la CPME a estimé que "le nombre de PME en capacité de distribuer une prime de ce type restera malheureusement limité".
De son côté, l'Union des entreprises de proximité (U2P) "avait évoqué" la distribution d'"une prime entre 0 et 1 000 euros, mais ça sera en fonction de la capacité financière des entreprises et de la situation d'avenir qu'elles voient dans les prochaines semaines", a expliqué à l'AFP son président, Alain Griset.
Il ne faut "pas laisser trop d'illusions à nos salariés", a renchéri sur France Info Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment (FFB), l'un des principales composantes du Medef. "Je ne suis pas sûr que toutes nos entreprises, et bien loin de là, soient en capacité de verser la prime."
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a parlé d'une "catastrophe" pour l'économie, lors d'une visite à des commerçants dimanche matin à Paris, au lendemain d'une nouvelles vague de violences.
Avant même les troubles du week-end, les remontées de différents secteurs laissaient prévoir une situation dégradée. Dans le commerce, Bercy a évoqué une baisse générale de l'activité, qui va d'au moins 15 % pour la grande distribution jusqu'à 40 % pour les petits commerces.
De son côté, peu de temps après les déclarations du ministre, la Banque de France a divisé par deux, à 0,2 % contre 0,4 % précédemment, le taux de croissance du PIB français qu'elle prévoit pour le quatrième trimestre, l'impact du mouvement des Gilets jaunes se faisant sentir dans "la plupart des secteurs".
Avec AFP



Notre Avis:


  • Les NAO BPCE Sa ont commencé hier.
    • cette première réunion est toujours une préparation fixant un calendrier.
      • Pour BPCE Sa ça sera:
        • dépôt des demandes des OS 16/1
        • Réponse de la Direction 21/2
La CFTC a déclaré que c'était bien tard pour une prime Macron de Noel.
Il nous a été répondu que pour cette prime particulière, se serait un traitement par la DG Groupe, pour l'ensemble du Groupe.

Donc , on attend, mais vous avez vu que déjà beaucoup d'entreprises avaient pris leurs décisions.
Pour nous ça sera plus un train de sénateur, que la vitesse digitale  ( lourdeur décisionnelle d'un grand groupe traditionnel !!! )

SALAIRES - Les syndicats de la banque voient jaune



Par Hélène Truffaut Hélène Truffaut le 13/12/2018 L'AGEFI Hebdo
Le bal des négociations annuelles obligatoires (NAO) s’est ouvert sur des PV de désaccord et une grève suivie chez BNP Paribas. Le pouvoir d’achat cristallise les mécontentements.

Mardi 4 décembre : jour de grève à BNP Paribas.
  •  Un bon moment que la banque n’en avait pas connu. Le mouvement social, à l’appel de cinq organisations syndicales (SNB-CFE-CGC, CFDT, CGT, FO et CFTC), s’est invité dans l’agenda des négociations concernant la gestion active de l’emploi et des compétences, à la date prévue pour la 2e réunion « GPEC ».
  • L’occasion d’exprimer un mécontentement croissant à l’égard de la dégradation des conditions de travail – mais aussi du pouvoir d’achat des salariés. Si la direction observe que « la quasi-totalité des agences du réseau sont restées ouvertes », le mouvement aurait été, au dire de la CFDT, assez bien suivi, notamment en province, Paris n’ayant plutôt connu que des débrayages d’une heure ou deux. Selon un communiqué intersyndical (hors CFDT), il aurait concerné près d’un salarié sur deux.

Il faut dire que la NAO qui s’est achevée début novembre chez BNP Paribas SA (fonctions supports, banque de détail et BNP Paribas CIB en France) a fait monter la moutarde au nez des syndicats. Faute d’accord, la direction appliquera unilatéralement ses propositions pour 2019. Casus belli pour les partenaires sociaux, les troupes se passeront d’augmentation collective pérenne quand, l’an dernier, l’entreprise avait consenti 0,6 % avec un plancher à 250 euros. Seules des augmentations individuelles (AI), hors NAO, seront octroyées à hauteur de 1,5 % de la masse salariale (qui représente 1,9 milliard d’euros, hors bonus).
Supplément d’intéressement

Les quelque 40.000 salariés bénéficieront toutefois d’un supplément d’intéressement, qui, en l’absence d’accord technique, ne sera pas distribué de manière égalitaire (500 euros comme proposé initialement), mais en fonction du salaire selon l’accord d’intéressement en vigueur. Soit un montant brut compris entre 405 euros et 1.069 euros. L’abondement exceptionnel un temps envisagé de 100 euros pour 50 euros versés sur le PEE a dû également être remisé, le budget demeurant « disponible pour des négociations futures », précise la banque. Qui consacrera, en revanche, 5 millions d’euros à l’égalité professionnelle, deux fois plus que pour la NAO 2018 !
  • « On nous dit qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses. Le problème, c’est que les résultats financiers du troisième trimestre indiquent un résultat net de 2,1 milliards d’euros (en hausse de 4 % par rapport au troisième trimestre 2017, NDLR), ironise François Besnard, délégué syndical national CGT de BNP Paribas, pour qui la coupe est pleine. Il y a cette NAO de misère, la charge de travail, l’absentéisme, le sous-effectif chronique… Ça craque de partout ! »

De son côté, la direction rappelle que les augmentations générales ne sont pas systématiques (il y en a eu trois sur les six dernières années). 
Mais soucieuse de « maintenir un dialogue constructif » et sans doute pressée de déminer le terrain, l’entreprise a rapidement fait savoir qu’elle organiserait, après la grève, une réunion avec ses partenaires sociaux « pour étudier leurs revendications et trouver des solutions dans le cadre d’un dialogue social constructif ». La date du 12 décembre a été retenue.

Désaccord aussi sur les NAO chez LCL, où la direction est restée sourde aux revendications des syndicats. Comme l’an dernier, 10 millions d’euros seront alloués à des mesures salariales individuelles, de plus en plus ciblées. « Un tiers des 18.500 collaborateurs auront droit à une augmentation de salaire, avec un minimum de 700 euros brut par an, contre 600 euros actuellement. Et c’est tout », souligne FO, qui réclamait « des mesures générales pour tenir compte de l’inflation et redonner du pouvoir d’achat aux salariés. La dernière date de 2014, alors que nous affichons de bons résultats. » Pour le syndicat, la crise qu’a connue le Crédit Lyonnais dans les années 1990 continue en outre de peser sur les salariés : « Nous avons des grilles de salaires plus basses qu’ailleurs. Les nouveaux embauchés s’en rendent vite compte et, ces dernières années, nous avons énormément de démissions sur certains métiers très recherchés : conseillers privés, conseillers professionnels, directeurs d’agence… La direction a d’abord considéré qu’il fallait mettre le paquet sur eux pour les retenir – sans grand succès –, avant de modérer ses efforts. Mais tout cela crée des tensions au regard des profils ‘moins monnayables’. »

La NAO qui vient de s’achever à la Société Générale a également laissé les partenaires sociaux sur leur faim. Au menu : 1 % d’augmentation pour salaires inférieurs à 31.000 euros brut par an, avec un plancher à 250  euros. Mesure dont devraient tout de même bénéficier, selon Monique Motsch, déléguée syndicale nationale CFDT, 6.700 salariés sur quelque 44.000 dans l’Hexagone. 
  • Par ailleurs, 7 millions d’euros sur trois ans seront consacrés à la correction des écarts salariaux hommes-femmes. Surtout, la banque, qui n’octroiera pas d’augmentation collective pour la 8e année consécutive, mais un possible supplément d’intéressement de 1.000 euros, entend réduire de 20 % à 25 % les indemnités de fin de carrière (plus avantageuses que celles de la branche) et les primes des médailles du travail.

D’ici à 2020, 700 salariés sont potentiellement concernés par le coup de rabot sur les indemnités de départ à la retraite, et 3.000 de plus jusqu’en 2024, calcule Monique Motsch. « On touche là à un symbole fort : les salariés qui auront consacré toute leur carrière à la banque ne seront pas rémunérés à la hauteur de leurs attentes. En ces temps difficiles, c’est inenvisageable ! » Marc Durand, secrétaire section nationale FO de la Société Générale, y voit, lui, « un manque total de respect pour tous les salariés qui, par leur implication et leur professionnalisme, contribuent aux milliards de bénéfices de la Société Générale » (le résultat net est de 3,7 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2018, NDLR). Les syndicats avaient jusqu’au 7 décembre pour se positionner sur ces mesures, qui font l’objet d’accords séparés. Mais pour Philippe Fournil, délégué syndical national CGT, le fait le plus saillant actuellement est « la démobilisation des équipes. Les taux de démission et de turnover hallucinants devraient inquiéter les dirigeants ! »
  • Dans la foulée, CGT et CFDT ont tous deux lancé une pétition pour le maintien des avantages sociaux (plus de 3.000 signataires en date du 7 décembre). Et appellent à la grève le 14 décembre. Alors que retenir de ce début de campagne ? « Rien ! se désole Mireille Herriberry, responsable FO banques et sociétés financières. Depuis quelques années, nous avons le sentiment d’être des miséreux. Les banques nous disent qu’elles n’ont pas les moyens d’accompagner leurs salariés, si ce n’est par des mesures individuelles liées à la performance. Sur les profils très demandés par la concurrence, elles n’agissent qu’en mode défensif, à court terme. Leur seule stratégie est de privilégier l’actionnaire et ce que leur impose la législation, d’où un regain d’intérêt pour l’égalité hommes-femmes. »

La loi « Avenir professionnel » adoptée cet été oblige en effet les employeurs à supprimer les écarts de salaire inexpliqués . Mais certains craignent que la réduction des inégalités n’obèrent les NAO. « Ce n’est pas aux salariés eux-mêmes de payer ce rattrapage salarial », considère Régis dos Santos, président national du SNB/CFE-CGC, qui anticipe un autre problème. « Il est possible que des salariées augmentées au titre de l’égalité ne bénéficient plus, les années suivantes, de vraies augmentations salariales. »
  • Une chose est sûre : les DRH et compensation & benefits managers marchent sur des œufs. « Avec l’évolution des prélèvements sociaux, le prélèvement à la source, la loi Pacte…, la situation est peu lisible », convient Franck Chéron, associé conseil capital humain chez Deloitte. Le contexte social tricolore, explosif, vient encore pimenter l’exercice.

Si les premières NAO laissent un goût amer aux syndicats, le cabinet, qui pronostiquait fin août environ 2 % d’augmentation tous secteurs confondus sur la base des informations communiquées par les entreprises, demeure optimiste. « Notamment pour le secteur banque-assurance, dont les budgets pourraient atteindre entre 2,3 % et 2,5 %, voire plus, sous les effets conjugués de l’inflation et d’une pénurie de ressources, notamment sur les profils digitaux. Mais avec des augmentations générales sans doute contenues... » Affaire à suivre.

12 décembre 2018

Macron, c'est pas le père noël.


Dans le soir.be
dessin: kroll

NAO: C"est comment l'évolution de la rémunération d'un directeur général de Natixis


Notre avis :

  • Nao BPCE Sa aujourd'hui, pour la première séance, comme d'habitude, ils vont nous faire une description catastrophique de la situation économique, mondiale, européenne, française, de ces dernières années pour les entreprises et plus particulièrement les banques  
    • à la fin, ils nous diront, comme les années précédentes qu'ils faut faire des efforts et qu'ils ne pourront distribuer que très peu, et que pour les plus petits salaires 


  • Pour se faire une idée, on a recherché comment s'était passée l'évolution du salaire de l'ex-Directeur Général de Natixis, pendant cette période .
  • Les éléments ne sont pas encore disponible à BPCE Sa,  


11 décembre 2018

Grève BNP du 4/12/18: résultat


Emmanuel Macron reçoit les banques et les entreprises

REUTERS•11/12/2018 à 10:18


PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron, qui a décrété lundi "l'état d'urgence économique et social" après plus de trois semaines de crise des "Gilets jaunes", reçoit ce mardi à l'Elysée les représentants des banques, avant ceux des entreprises mercredi afin de les inciter à participer à "l'effort collectif".
Dans son allocution solennelle lundi soir, le chef de l'Etat, qui ne s'était pas exprimé publiquement depuis le 2 décembre, a annoncé une série de mesures, dont la hausse de salaire de 100 euros pour les salariés au smic et l'annulation de la hausse de la CSG pour certains retraités.
Il a dans le même temps indiqué avoir besoin que "les grandes entreprises" et les Français "les plus fortunés, aident la Nation à réussir", annonçant qu'il les réunirait et prendrait des mesures en ce sens "dès cette semaine".
Le gouvernement et le Parlement "devront aller plus loin pour mettre fin aux avantages indus et aux évasions fiscales", a-t-il déclaré. "Le dirigeant d'une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font des profits doivent y payer l'impôt, c'est la simple justice."
Pas question pour autant de revenir sur la réforme contestée de l'impôt sur la fortune (ISF), comme le réclament les "Gilets jaunes" et l'opposition de gauche, a souligné Emmanuel Macron, estimant que "revenir en arrière affaiblirait" la France.
(Marine Pennetier, édité par Myriam Rivet)
Notre avis:
Peut on espérer que la Direction Générale, nous précise à quelle sauce vont être mangés les salariés des Banques entre les soucis de compression des charges sociales et les pressions du Président de la République !!
Jusqu'à présent la mise en place à BPCE Sa, d'une prime de 20 euros par salarié et par mois ( compensation des charges d'électricité et de box) pour mettre en place le télétravail était considérée comme une charge trop importante pour l'entreprise !!!
Il en est de même dans la négociation sur le socle social dans le cadre du projet Smith, où la DG considère comme exagérée la revendication des OS de mise en oeuvre d'un socle social commun : Natixis sa, filiales natixis, Bpce sa , filiales Bpce sa.
Comme pour les Gilets Jaunes ( que nous soutenons depuis le début, voir les précédents articles de ce blog) il faudra surement plus de conflits sociaux pour pouvoir avancer.

10 décembre 2018

Suppléants, bureau du comité et réunions préparatoires : ce que prévoient les accords de mise en place du CSE

DROIT DU CSE EN PRATIQUE


De très nombreux accords de mise en place du CSE ont été signés cette année. Nous avons choisi d’en balayer plusieurs à la recherche de bonnes pratiques à partager avec nos lecteurs qui sont en passe de mettre en place le CSE. Cette première chronique est consacrée aux pratiques des entreprises concernant les suppléants dont le rôle a été modifié par les ordonnances Macron, aux moyens alloués aux secrétaire et trésorier ainsi qu’aux réunions préparatoires du CSE.
03/12/2018  Les Cahiers Lamy du CSE, Nº 186

Suppléants, bureau du comité et réunions préparatoires : ce que prévoient les accords de mise en place du CSE
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Rôle et moyens des suppléants
Convocation et ordre du jour
En général, les accords de mise en place du CSE prévoient la transmission de l’ordre du jour aux suppléants pour information collant ainsi aux préconisations de l’Administration. En effet, dans ses 100 questions - réponses d’avril 2018, l’Administration a précisé à la question 71 que « L’ordre du jour des réunions du comité social et économique est communiqué par le président aux membres du comité, titulaires et suppléants (C. trav., art. L 2315-30). Cette transmission a seulement pour objet d’informer le suppléant de l’ordre du jour de la réunion de sorte que, le cas échéant, il puisse remplacer un élu titulaire empêché. Un accord collectif ou un accord conclu avec la majorité des membres titulaires du CSE peut prévoir que la communication de l’ordre du jour vaut convocation des suppléants aux réunions du comité ».
Les accords prévoient également souvent que les suppléants sont convoqués aux réunions du CSE mais que la convocation devra indiquer qu’ils ne peuvent participer à la réunion que s’ils remplacent un titulaire. On citera pour exemple l’accord d’Arcelormittal Treasury qui indique que « Conformément à l’article L 2314-1 du Code du Travail, seuls les titulaires siègent lors des réunions des CSE. Les suppléants seront néanmoins convoqués et destinataires des ordres du jour et des documents transmis aux membres titulaires. La convocation précisera que les suppléants assisteront à la réunion uniquement en cas de remplacement d’un titulaire » (Accord ArcelorMittal Treasury, 18 juill. 2018). Autrement dit, les suppléants ont toutes les informations mais ne peuvent pas venir aux réunions sauf à remplacer un titulaire.
Cependant, d’autres accords ont innové et sont allés au-delà des textes. Ils restent pourtant peu nombreux... voilà les principales mesures que nous avons pu relever dans différents accords d’entreprise.
Convocation systématique de certains suppléants
Nous avons identifié des accords dans lesquels la convocation des suppléants est systématique quand bien même les titulaires seraient tous présents selon un dispositif précis. Ainsi l’accord signé au sein de l’entreprise Etam prévoit pour ses « CSE magasins » que : « compte tenu de la dispersion géographique et de la répartition de ses membres, il est prévu un mécanisme de convocation systématique de certains suppléants que des titulaires soient absents ou non, selon le principe suivant :
pour le collège employés, 1 élu suppléant par liste par tranche de 5 suppléants élus sur une même liste ;
pour le collège agents de maitrise, 1 élu suppléant de la liste majoritaire.
Par ailleurs, si le nombre de titulaires absents est supérieur au nombre de suppléants, des suppléants complémentaires pourront être présents sans que le nombre total de suppléants ne puisse être supérieur au nombre de titulaires absents » (Accord sur l’organisation des IRP chez Etam, 6 avr. 2018).
Chez SMI Informatique Automatismes, la direction s’est affranchie des nouvelles règles posées par les ordonnances Macron en prévoyant que « les suppléants seront invités aux réunions du Comité Social et economique, y compris en présence des titulaires » (Accord relatif à la mise en place du CSE, SMI Informatique Automatismes, 28 juin 2018).
Au Crédit Agricole consumer finance, il a été convenu « qu’un membre suppléant élu, par organisation syndicale ou liste électorale ayant obtenu au moins un élu titulaire et suppléant au CSE, puisse assister aux réunions du CSE en sa qualité de suppléant. La nomination est à adresser à la Direction du Développement Humain et au secrétaire du CSE » (Accord relatif au CSE, Crédit Agricole consumer finance, 19 juin 2018). Même genre de clause à la Fondation bon Sauveur qui indique que « deux membres suppléants par délégation syndicale pourront participer aux réunions. Dans ce cas, il est rappelé que ces membres suppléants ne participent pas aux votes de l’instance CSE » (Accord Fondation Bon Sauveur, 28 juin 2018).
Chez Ale International, lorsque tous les titulaires sont présents, les parties conviennent de la présence d’au moins deux membres suppléants avec voix consultative, désignés par le secrétaire du CSE. Au plus tard la veille de la réunion, le secrétaire du CSE doit informer la Direction de la liste des participants (Accord sur le découpage en établissements distincts pour la mise en place du CSE, 6 juill. 2018).
Convocation en fonction des thèmes de la réunion
Certains accords prévoient que les suppléants assisteront systématiquement aux réunions portant sur telle ou telle thématique. Ainsi par exemple, à l’AFP, il est énoncé que « lorsque la réunion porte sur un des thèmes relevant de la compétence de l’une des commissions instituées par l’accord, les membres élus de ces commissions, qu’ils soient titulaires ou suppléants, peuvent y assister et notamment, le cas échéant, lors de la remise de l’avis. Les suppléants membres des commissions pourront donc par ce biais assister aux réunions du CSE » (Avenant no 2 à l’Accord d’entreprise du 10 mars 2017, AFP).
L’entreprise Colas a adopté la même solution en prévoyant cette fois-ci une participation aux réunions portant sur la santé/sécurité : ainsi pour « valoriser les suppléants dans leur rôle de représentant du personnel et de les impliquer dans la vie du comité, ces derniers ont la possibilité d’assister aux réunions du Comité dès lors qu’elles portent sur tout ou partie des attributions en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail (soit au moins quatre réunions par an) » (Accord de mise en place et de fonctionnement des CSE d’établissements et du CSE central chez Colas Centre ouest).
Chez Samsic Assistance security, les membres suppléants sont invités à participer à deux types de réunions seulement : « celles durant lesquelles le CSE sera informé et consulté sur :
les orientations stratégiques et la situation économique de l’entreprise ;
la politique sociale de l’entreprise » (Accord de mise en place et de fonctionnement du CSE, Samsic Assistance security, 4 sept. 2018).
Idem chez Bio Habitat : si les suppléants n’assistent aux réunions qu’en l’absence du titulaire en séance plénière qu’ils remplacent et disposent alors d’une voix délibérative, « à titre d’exception, les suppléants pourront assister aux réunions de consultation du CSE tenues dans le cadre des consultations récurrentes sur :
  • les orientations stratégiques ;
  • la situation économique et financière de l’entreprise ;
  • et la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et de l’emploi.

Dans cette hypothèse, ils n’auront pas de voix délibérative sauf s’ils remplacent un titulaire absent » précise l’accord (Accord sur la représentation du personnel élue au sein de la société Bio Habitat, 26 juin 218).
Convocation par rotation
Chez Saft, il est prévu que si, conformément à l’article L. 2314-1 du code du travail, seuls les titulaires siègent lors des réunions du CSE, les suppléants peuvent néanmoins assister aux réunions selon un mécanisme de rotation permettant un nombre homogène de participations à chaque suppléant, étant entendu que le nombre de suppléants pouvant participer aux réunions est fixé à trois pour les établissements de moins de 300 salariés et à cinq pour les établissements de 300 salariés et plus. Le secrétaire du CSE communique avec l’ordre du jour les noms des suppléants qui participent à la réunion. Il s’assure d’une représentativité cohérente avec les résultats des élections. Pour certaines réunions qui peuvent se tenir en dehors des réunions mensuelles du CSE, l’ensemble des membres du CSE, titulaires et suppléants, est convié sur invitation de la Direction (exemple : information sur le bilan social en vue de la consultation, etc.) (Accord sur la mise en place et le fonctionnement du CSE, Saft, 17 juill. 2018).
Heures de délégation
Les accords prévoyant des heures de délégation pour les suppléants sont extrêmement rares.
L’on citera pour exemple l’accord de mise en place du le CSE de Canon qui accorde aux membres suppléants du CSE 4 heures de délégation par mois (Accord relatif au dialogue social, Canon France, 30 avr. 2018). Mais également le CSE de Saft, où les membres titulaires et suppléants du CSE ainsi que les membres de la CSSCT disposent chacun d’un volume individuel et mensuel d’heures de délégation, conformément à un tableau donné dans l’accord et fonction des effectifs (Accord Saft relatif à la mise ne place du CSE, 17 juill. 2018).
Moyens spécifiques pour les membres du bureau du CSE
Les accords prévoyant des moyens supplémentaires pour les membres du bureau du CSE que sont le secrétaire et le trésorier sont nombreux.
Crédit supplémentaire sans condition
En général ils bénéficient d’heures de délégation supplémentaires mais bien souvent ces heures sont écartées du régime de mutualisation ou de report désormais applicables aux heures de délégation des titulaires du CSE (contrairement à ce qui était prévu pour les titulaires au CE). Nous citerons quelques accords à titre d’exemples.
Au CSE de Carrefour, « un crédit d’heures mensuel individuel de 3 heures supplémentaires, en sus des heures de délégation accordées aux membres Titulaires, sera accordé au secrétaire d’une part et au trésorier d’autre part. Le secrétaire et le trésorier pourront transmettre tout ou partie de leur crédit d’heures individuel supplémentaire au secrétaire adjoint et au trésorier adjoint. Ce crédit d’heures supplémentaire n’est pas reportable d’un mois sur l’autre. Il est précisé que ce crédit d’heures mensuel supplémentaire n’est pas à intégrer pour l’application de la règle de cumul ou de répartition des heures de délégation entre les membres Titulaires au profit des membres Titulaires ou Suppléants limitant à une fois et demie le crédit d’heures mensuel de délégation dont bénéficie le membre Titulaire » (Accord sur le dialogue social et la mise place des CSE d’établissement au sein de la société Carrefour Hypermarchés SAS, 5 juill. 2018).
Au CSE d’Alcon, le secrétaire du CSE bénéficie, outre le crédit d’heures de délégation légal au titre de son mandat, d’un crédit supplémentaire spécifique de 6 heures par an pour l’exercice de ses attributions de secrétaire et notamment la rédaction des PV de réunion. De plus, lorsqu’une consultation récurrente obligatoire fera l’objet d’une réunion extraordinaire, 1 heure supplémentaire sera allouée par réunion. Quant au trésorier du CSE, il a droit, en plus du crédit d’heures de délégation légal au titre de son mandat, à un crédit supplémentaire spécifique de 12 heures par an pour l’exercice de ses attributions de trésorier et notamment préparer le rapport qualitatif et les comptes annuels du CSE (Accord relatif au CSE, Laboratoires Alcon SAS, 9 juill. 2018).
Au CSE d’Etam, secrétaire et trésorier bénéficient d’un crédit de 28 ou 35 heures selon qu’ils siègent au « CSE siège » ou au « CSE magasins » au lieu de 21 heures pour les autres titulaires des différents CSE.
Chez Canon, 24 heures de délégation (nombre d’heures légal) sont accordées à chaque titulaire mais l’accord prévoit que « ces 24 heures sont portées à 50 heures par mois pour le secrétaire du Comité et qu’à ces 24 heures s’ajoutent 15 heures annuelles supplémentaires pour le trésorier pour les besoins de la reddition des comptes du CSE ».
Selon l’article 10 de l’accord de mise en place du CSE chez Lilly France, les membres du bureau du CSE (à savoir le secrétaire, le secrétaire adjoint en charge de la santé, de la sécurité et des conditions de travail et le trésorier ainsi que le trésorier adjoint si le règlement intérieur du CSE le prévoit) disposeront en outre d’un volume d’heures supra-légal annuel global de 100 heures qu’ils devront répartir entre eux en fonction de la charge de travail estimée de chacun, suivant les caractéristiques de fonctionnement interne du comité. Le secrétaire communiquera en début d’année au service relations sociales la ventilation de ces heures entre les membres du bureau. Aucun changement de répartition ne sera possible en cours d’année, même en cas d’absence d’un bénéficiaire, excepté lorsqu’un membre du bureau démissionne ou est absent pour une durée prévisible supérieure à 3 mois et que son remplacement a été effectué dans ce cadre. Le volume d’heures supra-légal annuel global prévu par le présent article l’est par année civile. Un prorata est effectué pour les années de mandature incomplètes (Accord de mise en place et de fonctionnement des CSE et de leurs commissions, Lilly France, 2 juill. 2018).
Chez Mediapost, 20 heures de délégation supplémentaires (en plus des 20 heures accordées à chaque titulaire) sont accordées au secrétaire et au trésorier, ces heures étant mutualisables entre les deux (et uniquement entre les deux) ainsi que lorsqu’ils existent, avec les secrétaire et trésorier adjoints. Ces heures ne sont pas reportables d’un mois sur l’autre (Accord sur le dialogue social chez Mediapost, 26 avr. 2018).
Chez Sonepar, les parties signataires ont convenu d’accorder 6 heures de délégation par mois au secrétaire ainsi qu’au trésorier pour les aider dans l’accomplissement de leurs missions. Ces heures leur permettraient notamment de rédiger les procès-verbaux, d’échanger et de travailler avec les élus titulaires et de faciliter une bonne transmission de l’information. Ce nombre d’heures de délégation pourra être exceptionnellement revu, sur accord de la Direction, dans certaines situations spécifiques requérant un travail approfondi sur certains sujets (Accord relatif au CSE au sein de Sonepar Nord Ouest, 25 juill. 2018).
Crédit supplémentaire selon l’effectif
Le nombre des heures supplémentaires accordé au secrétaire et au trésorier, dans certains accords, a été déterminé en fonction de l’effectif de l’établissement. Cela peut être une piste pour moduler les moyens supplémentaires à accorder aux secrétaire et trésorier.
Ainsi chez Group naval, compte tenu des responsabilités et des tâches qui lui sont dévolues, le secrétaire dans les établissements dont les effectifs sont supérieurs ou égaux à 800 peut exercer son mandat à temps plein. Pour les autres, il peut l’exercer à mi-temps. Quant au trésorier d’un CSE de plus de 1 500 salariés, il bénéficie d’un crédit d’heures supplémentaires de 4 jours par mois non reportables, et le trésorier d’un CSE d’une entreprise de moins de 1 500 salariés et de plus de 500 salariés bénéficie d’un crédit d’heures supplémentaires de 2 jours. S’il est dans CSE de moins de 500 personnes, il a un crédit d’heures de 2 jours par mois. Ce temps supplémentaire s’ajoute aux crédits d’heures dont il dispose (Avenant no 2 à l’accord d’entreprise Naval groupe du 11 avril 2017, relatif aux IRP et au dialogue social, 4 juill. 2018).
De même, au CSE de SAFT, afin d’exercer leurs fonctions, le secrétaire et le trésorier du CSE disposent chacun d’un crédit d’heures de :
  • 5 heures par mois dans les établissements de moins de 300 salariés ;
  • et 10 heures par mois dans les établissements de 300 salariés et plus, en plus de leur crédit d’heures de membre titulaire du CSE.

L’accord STMicroelectronics prévoit des heures en plus pour le secrétaire et le trésorier du CSE, dont le nombre dépend de l’effectif du CSE. Ainsi pour le secrétaire :
  • jusqu’à 299 salariés : des heures complémentaires portant le temps total dévolu au mandat de membre de CSE à 30 % d’un plein temps,
  • à partir de 300 salariés, des heures complémentaires portant le temps total dévolu au mandat de membre de comité social économique à 80 % d’un plein temps.
Ce crédit d’heures complémentaire ne peut pas faire l’objet de mutualisation ni être transféré à un autre salarié. Toutefois, par exception, le secrétaire peut transférer en début de mandat et pour la durée du mandat, une partie de son crédit d’heures complémentaire au secrétaire-adjoint, dans les limites de temps exposées ci-dessus.
Quant au trésorier du CSE d’établissement, il dispose pour l’exercice de ses fonctions d’un crédit d’heures mensuel complémentaire personnel, fonction de l’effectif de l’établissement, égal à :
  • jusqu’à 299 salariés : 10 heures,
  • à partir de 300 salariés : 20 heures.
Toutefois, par exception, le Trésorier peut transférer en début de mandat et pour la durée du mandat, une partie de son crédit d’heures complémentaire au Trésorier-adjoint (Accord relatif à la mise en place du CSE, STMicroelectronics, 10 juill. 2018).
Chez Total, le secrétaire, le secrétaire adjoint, le trésorier et le trésorier adjoint bénéficient chacun d’un crédit individuel annuel de 40 heures pour participer aux réunions du bureau. Au-delà de ce temps, le temps passé en réunion du bureau s’impute sur leurs crédits d’heures individuels de membre du CSE. Le secrétaire du CSE dispose d’un crédit complémentaire à son crédit de membre titulaire du CSE lui permettant d’exercer ses fonctions à :
  • mi-temps dans les établissements dont l’effectif est inférieur à 1 000 salariés ;
  • temps plein dans les établissements dont l’effectif est de 1 000 salariés ou plus.
Le trésorier du CSE dispose, en plus de son crédit d’heures de membre titulaire du CSE, d’un crédit d’heures mensuel de 8 heures, porté à 12 heures dans les établissements dont l’effectif est de 1000 salariés ou plus (Accord relatif au dialogue social et économique, Total, 13 juill. 2018).
Détachement partiel ou total
L’accord peut également prévoir un système de détachement intégral des membres du bureau. Ainsi au CSE du PMU, le secrétaire est dispensé en totalité de son activité professionnelle pendant toute la durée de son mandat. Quant au trésorier, il bénéficie de 5 jours de délégation supplémentaires par mois. De même pour le CSE de France télévisions, le secrétaire et le trésorier peuvent faire une demande de détachement pendant la durée de leur mandat (Accord relatif au droit syndical au fonctionnement des IRP, et au dialogue social au sein du GIE PMU, 11 avr. 2018).
Les réunions préparatoires du CSE
Rémunérations
Certains accords prévoient la rémunération des réunions préparatoires aux séances plénières mais fixent toutefois des conditions.
Pour le CSE d’Etam par exemple, le temps passé à ces réunions (en dehors de la présence de l’employeur ou de son représentant) n’est considéré comme du temps de travail effectif et non déductible des heures de délégation qu’à la double condition suivante :
elle doit être organisée au siège de l’entreprise par le secrétaire du CSE dans le cadre d’une réunion présentielle en principe la veille de la réunion plénière et dans ce cas celle-ci ne peut avoir lieu le lundi ;
et la durée annuelle globale de ces réunions ne doit pas excéder par année civile 21 heures pour le CSE siège (soit 3h30 tous les 2 mois) et 42 heures pour le CSE magasins (soit 7 heures tous les 2 mois). Et attention ! Ce temps ne bénéficie qu’aux seuls membres du CSE présents à la réunion plénière suivante (soit en principe le lendemain) de chaque CSE.

De même chez France télévisions, la réunion préparatoire doit obligatoirement se tenir la veille ou le jour J de la séance plénière, et le temps passé n’est pas imputé sur le crédit d’heures et est rémunéré à 100 % sans pouvoir générer d’heures supplémentaires (Accord relatif aux moyens du CSE, France Télévisions, 9 mars 2018).
D’autres accords prévoient la rémunération des heures passées en réunion préparatoire mais pour autant, elles restent imputables sur le crédit d’heures. Ainsi dans les laboratoires d’Alcon, « chaque réunion du CSE peut être précédée d’une séance de travail préparatoire à laquelle participent les membres titulaires du CSE. Le temps passé à la réunion préparatoire est considéré comme du temps de travail effectif et donc rémunéré comme tel mais ce temps sera déduit des heures de délégation de ses membres. Les parties ont toutefois convenu que :
  • pourra assister aux préparatoires de la présentation de rapports d’expert dans le cadre des consultations récurrentes, le suppléant qui devra siéger à la place du titulaire le jour de CSE dédié ;
  • les préparatoires des 3 consultations récurrentes en présence de l’expert ne seront pas déduites des heures de délégation ».

Parfois le temps passé en réunion préparatoire est imputable dans une certaine limite. Ainsi chez Lilly France, avant chaque réunion plénière, des réunions préparatoires pourront être prévues par le secrétaire du CSE et le temps passé en réunion préparatoire d’un mois donné, dans la limite de 4 heures maximum pris sur une demi-journée, ne sera pas décompté des heures de délégation mensuelles. Au-delà donc, elles sont décomptées.
Ouverture aux suppléants
Enfin, certains accords ouvrent les réunions préparatoires aux suppléants. Chez Total, chaque réunion du CSE est précédée d’une réunion préparatoire d’une journée maximum. Afin de lui permettre de se familiariser au fonctionnement de l’instance, chaque organisation syndicale peut faire participer ses suppléants, en plus des titulaires, aux réunions préparatoires, dans la limite de deux réunions par suppléant et par an. L’employeur est informé préalablement de cette participation. Ainsi, la participation des suppléants fait l’objet d’un calendrier annuel nominatif fourni à l’employeur par chaque organisation syndicale. L’accord d’IBM prévoit quant à lui que « Les élus suppléants peuvent également participer à la réunion préparatoire du CSE » (Accord d’entreprise sur la pratique du dialogue social et l’exercice du droit syndical au sein d’IBM France, 8 juin 2018).

Auteur : Marie-Charlotte Tual, Rédactrice en chef

Notre avis:
  • A BPCE Sa, les élections avec mise en place d'un CSE ( remplaçant des, comités d'entreprise, délégués du personnel et CHSCT) c'est pour la fin de l'année prochaine.