A quoi ça sert d'être grand, si c'est pour vivre à genou ! Phil Ozoff
18 septembre 2018
Complément Agenda
Jeudi 20 septembre : CHSCT
Ordre du jour.
1. Approbation du PV de la réunion CHSCT :
du 12 juillet 2018
du 19 juillet 2018
2. Point d’étape sur la réorganisation de la communication des marques – BPA
3. Point d’étape sur le projet « Nouvel Environnement de Travail »
4. Information sur le suivi semestriel du travail de soirée pour le semestre 1 de l’année 2018
17 septembre 2018
Agenda de la semaine du 17/9 au 21/9
La section CFTC de BPCE Sa vous souhaite une bonne semaine.
Au programme:
Lundi:
- Matin : réunion de préparation du CE extraordinaire
- 12 h , CE extraordinaire en présence de Laurent Mignon ( Président du Directoire)
- Réunion des OS avec la DRH sur les modalités de lancement des sujets présentés au CE et moyens afférents pour les OS
Jeudi:
- CHSCT
- ODJ à suivre
14 septembre 2018
Juridiquement, l'électronique vaut l'écrit, selon la Cour de Cassation
BOURSORAMA AVEC
AFP•14/09/2018 à 13:08
L'ancien contrat signé
au stylo en autant d'exemplaires que de signataires n'est plus le seul garant
d'un acte juridique valide.
Un message électronique engage celui qui le signe et a
la même valeur qu'un contrat écrit, rappelle la Cour de Cassation.
- Ce principe vaut même s'il est échangé dans un domaine où la loi exige un contrat répondant à des formes particulières traditionnelles. Elle a donc validé, comme contrat, un échange de mails qui ne regroupait pas dans un seul document les mentions obligatoires exigées par la loi.
En l'espèce, un agent sportif réclamait le paiement de
sa prestation après avoir recruté un joueur, mais le club qui l'avait mandaté
refusait de le payer en faisant valoir que le code du sport exigeait un contrat
écrit rédigé dans des formes particulières, lequel n'avait finalement pas été
établi.
- VALIDE SI LA PERSONNE DONT IL ÉMANE EST DÛMENT IDENTIFIÉE
La justice a cependant ordonné le paiement. Car, dit
la loi, "lorsqu'un écrit est exigé pour la validité d'un acte juridique,
il peut être établi et conservé sous forme électronique".
- Le code civil précise d'ailleurs que même la signature peut être électronique pourvu qu'elle garantisse l'identité de son auteur.
"L'écrit électronique a la même force probante
que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée
la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions
de nature à en garantir l'intégrité", ajoute ce code.
L'ancien contrat signé au stylo en autant
d'exemplaires que de signataires est donc démodé et n'est plus la seule preuve
écrite possible, excepté dans des domaines précis comme le droit de la famille
et les successions, ou lorsque est expressément exigé un acte écrit unique.
13 septembre 2018
Nous annoncions un avis de tempête lors du Conseil de Surveillance, finalement c'est un tsunami.
NATIXIS cède l’affacturage et d'autres métiers à BPCE
CAPITAL
Publié le
(AOF) - Pour renforcer son modèle de banque universelle, s'adapter aux nouveaux usages et mieux servir les clients des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne, le groupe BPCE envisage de simplifier son organisation en intégrant au sein de BPCE SA, les métiers Affacturage, Cautions & garanties, Crédit-bail, Crédit à la consommation et Titres. À cet effet, BPCE SA envisage d'acquérir ces activités auprès de Natixis pour un prix global de 2,7 milliards d'euros.
Cette opération se traduirait par le versement aux actionnaires de Natixis d'une distribution exceptionnelle pouvant atteindre 1,5 milliard d'euros, sauf projet d'acquisition importante d'ici à la clôture de la transaction.
Ce projet, en cas de réalisation, contribuera de façon significative à la réalisation des ambitions de TEC2020 et de New Dimension, les plans stratégiques du groupe BPCE et de Natixis, dont les objectifs sont revus à la hausse à l'occasion de cette opération (cible de RoTE 2020 de Natixis positionnée à 14-15.5% contre une cible initiale de 13-14.5%).
Cette opération, en cas de réalisation, permettra à Natixis d'accélérer le développement de son modèle asset-light.
Natixis investirait ainsi jusqu'à 2,5 milliards d'euros sur la durée de son plan stratégique New Dimension, principalement dans les activités de gestion d'actifs, contre 1 milliard initialement prévus.
Notre Avis:
Dans le cadre de ce projet, François Riahi a reçu les représentants du personnel de Natixis pour commencer à leur expliquer les grandes lignes sociales du projet.
A BPCE Sa les OS attendent toujours !
Mais comme la communication fonctionne mieux au sein des syndicats, qu'avec la Direction, voici les grandes lignes que nous pouvons vous exposer:
Cette opération se traduirait par le versement aux actionnaires de Natixis d'une distribution exceptionnelle pouvant atteindre 1,5 milliard d'euros, sauf projet d'acquisition importante d'ici à la clôture de la transaction.
Ce projet, en cas de réalisation, contribuera de façon significative à la réalisation des ambitions de TEC2020 et de New Dimension, les plans stratégiques du groupe BPCE et de Natixis, dont les objectifs sont revus à la hausse à l'occasion de cette opération (cible de RoTE 2020 de Natixis positionnée à 14-15.5% contre une cible initiale de 13-14.5%).
Cette opération, en cas de réalisation, permettra à Natixis d'accélérer le développement de son modèle asset-light.
Natixis investirait ainsi jusqu'à 2,5 milliards d'euros sur la durée de son plan stratégique New Dimension, principalement dans les activités de gestion d'actifs, contre 1 milliard initialement prévus.
Notre Avis:
Dans le cadre de ce projet, François Riahi a reçu les représentants du personnel de Natixis pour commencer à leur expliquer les grandes lignes sociales du projet.
A BPCE Sa les OS attendent toujours !
Mais comme la communication fonctionne mieux au sein des syndicats, qu'avec la Direction, voici les grandes lignes que nous pouvons vous exposer:
- 2700 personnes perdraient leur statut Natixis, pour acquérir celui de BPCE Sa.
- BPCE Sa comptait avant cette opération environ 1500 personnes.
- Une très grande partie des accords sociaux vont être à renégocier.
- Objectif de mise en oeuvre, fin du premier trimestre 2019
Un Comité d'Entreprise extraordinaire de BPCE Sa aura lieu Lundi 17 septembre à 12 heures
Donc à suivre !
12 septembre 2018
Objectifs de CO2 et engagement responsable de BPCE Sa ?
Objectifs de CO2 : vers des voitures électriques obligatoires en 2030 ?
Par Nicolas Meunier le 11.09.2018
à 12h36
Challenges.fr
La
commission de l'Environnement du parlement européen a approuvé un projet
d'objectifs d'émissions de CO2 plus strict
que prévu pour les automobiles. C'est un premier pas vers une réglementation
qui pourrait de facto rendre les voitures électriques obligatoires en 2030.
Les députés
européens en commission ont exprimé ce lundi 10 septembre leur soutien à un
projet de réglementation prévoyant une réduction de 45% des
émissions de CO2 des voitures et véhicules de moins de 3,5
tonnes d'ici 2030, fixant une feuille de route ambitieuse pour les
Etats membres de l'UE. Le projet, approuvé par la commission de l'Environnement
du parlement européen, fixe en outre un objectif intermédiaire d'une réduction
de 20% d'ici 2025.
Le texte se montre plus exigeant que le projet initial
de la Commission européenne qui prônait une réduction de 15% des émissions de
dioxyde de carbone d'ici 2025 et de 30% d'ici 2030 par rapport aux taux de
2021. Le Parti populaire européen (PPE), principale formation du parlement, n'a
toutefois pas soutenu ces nouveaux objectifs.
Vers la fin des moteurs thermiques ?
Christine Revault
d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste française, s'estime
satisfaite de cette décision : "Qu’on le veuille ou
non, le changement climatique a déjà commencé, l’été que nous avons vécu est
une nouvelle démonstration. Qu’on le veuille ou non, le modèle industriel
automobile actuel, le moteur à combustion avec des carburants fossiles, se
trouvera vite dépassé dans la compétition internationale, et les dégâts
socio-économiques seront terribles si notre industrie ne prend pas très vite le
virage nécessaire. C’est désormais à l’ensemble des eurodéputés de se
positionner en conscience lors du vote en plénière".
Comme le souligne la
députée, cette décision précipiterait le déclin des moteurs thermiques sur le
marché européen. Les moyennes étant appliquées à l'ensemble des véhicules
vendus par un constructeur, cela signifie que les
moteurs essence et Diesel non électrifiés seraient limités à quelques
applications, comme les modèles low-cost. Les voitures hybrides
rechargeables, électriques et à hydrogène – si cette dernière technologie atteint
une maturité suffisante – serait donc majoritaires.
Le but étant de les
généraliser à terme. Julia Poliscanova, responsable des véhicules propre au
sein de l'association Transport & Environment, confirme cette volonté
: "La commission a judicieusement proposé que tous
les véhicules soient zéro émission à l'horizon 2040, pour lancer un signal fort
à l'industrie". Espérons d'ici-là que le parlement européen se
penche également sur le bilan écologique de la voiture électrique, non
négligeable comme nous l'avons montré à Challenges (lire notre article sur
le bilan écologique de la voiture électrique). Car dans
certains pays européens comme la Pologne, une voiture électrique se révèle plus
polluante que son homologue essence ou Diesel, sur un cycle de vie complet.
Cela vient tant de la production de la voiture que de la production de
l'électricité.
Une bataille diplomatique à prévoir
Si le parlement
européen approuve le mois prochain cette réglementation, des
discussions acharnées sont prévisibles entre les vingt-huit Etats membres pour
la traduire en texte contraignant. Les pays disposant d'une puissante industrie
automobile redoutent que des règles trop strictes aient pour conséquence une
baisse de croissance et des pertes d'emplois. Ces nouvelles mesures entrent
dans le cadre plus général de la réduction d'ici 2030 des émissions de gaz à
effet de serre d'au moins 40% par rapport aux niveaux de 1990.
Elles prévoient
des incitations financières pour les constructeurs
automobiles afin qu'ils orientent leur production vers les
véhicules électriques ainsi que des amendes en cas de non-respect des émissions
de CO2. Dans le cadre de ce plan, les constructeurs
pourraient bénéficier d'assouplissement de leurs objectifs s'ils produisent et
vendent plus de véhicules à faibles taux d'émissions. Les députés européens se
sont ainsi prononcés en faveur de nouveaux objectifs pour ce type de véhicules
dont la part doit atteindre 20% des ventes en 2025 et 40% en 2030. Des amendes
supplémentaires sont prévues en cas d'échec pour atteindre ces objectifs.
(Avec Reuters)
Notre Avis:
Lors du Comité d'entreprise du 6/9/18, la direction a présenté la cration d'une nouvelle offre LOA ( location de véhicules avec option d'achat). ceci est une bonne idée en soi.
Cette offre est accompagnée, d'une offre bonifiée pour les collaborateurs. Ceci est une encore meilleure idée !
là où le bas blesse, c'est que l'offre repose sur 1268 véhicules dont:
- 652 à Essence
- 601 Diésel
- 15 hybrides
- 0 électrique
La CFTC a fortement regrettée que BPCE Sa, n'ai pu profité de cette offre, pour renforcer son rôle dans ces actions de développement durable et sa vocation à être un acteur majeur dans le socialement responsable.
11 septembre 2018
Compte Epargne Temps: News RH ou Fake news ?
Madame, Monsieur,
BPCE s.a. a décidé de se mobiliser sur le sujet de la prise
régulière des congés et des RTT car il relève de la qualité de vie au travail,
mais aussi de la bonne organisation des services et donc de l’entreprise.
Dans ce cadre et conformément à
nos accords d’entreprise, il vous appartient de planifier et soumettre vos
demandes à votre manager, au plus tard le 15 octobre 2018 en veillant à la
bonne répartition et planification de l’ensemble de vos droits.
Nous vous informons, par
ailleurs, de la mise en place de la possibilité d’un report exceptionnel des
congés payés 2018, en raison de la date de fin des congés scolaires de Noël,
sur la première semaine de janvier 2019, dans la limite de 3 jours,
soit jusqu’au 4 janvier 2019 inclus.
Nous vous rappelons, sauf
charge de travail particulière et demande spécifique de la hiérarchie, le
caractère impératif de la prise effective de la totalité de vos droits à congés
et RTT au plus tard le 31 décembre 2018.
Cet engagement fait partie intégrante de la charte des 15
engagements pour l’équilibre des temps de vie, signée par les membres du Comité
Exécutif de BPCE SA et qui précise notamment de « veiller à la prise de congés
des collaborateurs ».
Cordialement,
Direction des Ressources Humaines BPCE SA
La DRH décide d'obliger à prendre les congés, sans s'attaquer au problème de fonds de:
- Pourquoi les salariés mettent leurs congés en CET
La DRH n'a pas non plus convoqué les OS pour débattre sur les modalités d’application de l'accord en cours !
Ce mail n'est même pas signé par le DRH, pourquoi ?
- Il est en RTT ?
- Il est en congés ?
- Il n'est pas d'accord ?
- Il est parti ?
- C'est un faux et il n'est pas au courant ?
En tout cas ceci donne à nouveau, un sentiment de désordre !
Un militant nous demande si nous ne devrions pas adresser le mail suivant à la Direction informatique:
Un militant nous demande si nous ne devrions pas adresser le mail suivant à la Direction informatique:
Je propose que l'on transmette le mail suivant à SOS Informatique copie
à la DRH : qu’en pensez-vous ?
« Messieurs,
Des rumeurs nous laissent à penser que le mail ci-dessous serait
un mail malveillant n’émanant pas de la DRH.
Sa teneur coercitive et l’absence totale d’information des
représentants du personnel sur un quelconque changement de modalités des prises
de congés nous laisse à penser que nous avons à faire à un spam car loin de la
relation sociale constructive que les organisations syndicales s’efforcent
d’entretenir habituellement avec la DRH.
Merci de vérifier la source de ce mail, signé génériquement mais
non personnellement. »
10 septembre 2018
Tour d'horizon des chantiers en cours et à venir en matière sociale
Formation professionnelle, apprentissage, assurance chômage, santé au
travail, retraites, budget 2019, la rentrée sociale de septembre 2018 s’annonce
chargée pour le gouvernement et les partenaires sociaux. Le point sur les
réformes attendues.
05/09/2018 Liaisons
Sociales Quotidien, 05/09/2018
Le calendrier social est
chargé en cette rentrée 2018. Depuis le 29 août, le Premier ministre Édouard
Philippe, la ministre du Travail Muriel Pénicaud et celle des Solidarités et de
la Santé Agnès Buzyn effectuent des bilatérales avec les partenaires sociaux.
Au programme de ces réunions qui se terminent le 4 septembre : aborder les
dossiers chauds de la rentrée, à savoir l’assurance chômage, la santé au
travail et l’indemnisation des arrêts de travail pour maladie d’origine non
professionnelle. Autres sujets phares de la rentrée : le budget 2019, ou encore
l’explosive réforme des retraites.
Le calendrier de toutes
ces réformes reste flou, mais il pourrait s’éclaircir lors du prochain
séminaire gouvernemental qui se tiendra après le conseil des ministres, le 5
septembre. Ces séminaires rythment la vie du gouvernement, « en faisant
partager à tous les ministres la feuille de route gouvernementale et en
scandant le travail des trois prochains mois », avait expliqué Édouard Philippe
à l’issue du dernier d’entre eux, le 30 mai. Le Premier ministre pourrait ainsi
confirmer la présentation mi septembre du plan « pauvreté » (v. l’actualité nº
17606 du 6 juillet 2018).
Mise en œuvre de la loi Avenir professionnel
La loi Avenir
professionnel, définitivement adoptée le 1er août dernier, devrait très
prochainement être publiée au Journal officiel, une fois que le Conseil constitutionnel
aura rendu sa décision. Il devait statuer le 4 septembre.
Pour mettre en
application les mesures de cette loi, une centaine de décrets sont attendus
dont environ 70 en matière de formation professionnelle et d’apprentissage.
Autre sujet qui fera
l’objet d’un décret, l’égalité femmes/hommes. En effet, les entreprises d’au
moins 50 salariés devront publier chaque année des indicateurs relatifs à la
fois aux écarts de rémunération entre les femmes et les hommes et aux actions
mises en œuvre pour les supprimer. Cette obligation sera mise en œuvre selon
des modalités et une méthodologie définies par décret et qui devraient être
inspirées des conclusions attendues de la mission confiée à Sylvie Leyre, DRH
France de Schneider Electric (v. l’actualité nº 17629 du 9 août 2018 et
l’actualité nº17630 du 10 août 2018).
Vers une nouvelle négociation sur l’assurance chômage à l’automne…
En matière d’assurance
chômage, les bilatérales précitées devraient être suivies d’une « phase de
diagnostic partagé » avec « quatre séances », a détaillé le 2 septembre la
ministre du Travail lors de l’émission le grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. Muriel
Penicaud enverra fin septembre aux partenaires sociaux une lettre de cadrage.
Outre le respect de la trajectoire financière, le document de cadrage
comprendra des objectifs d’évolution des règles de l’assurance chômage
permettant de lutter contre la précarité et d’inciter les demandeurs d’emploi
au retour à l’emploi. Il proposera de revoir l’articulation entre assurance et
solidarité, le cas échéant par la création d’une allocation chômage de longue
durée attribuée sous condition de ressources. D’autres sujets sont également
sur la table, comme celui de la dégressivité des allocations chômage des
cadres. Sur le dossier des intermittents du spectacle, et le fait de savoir
s’il serait rouvert, la ministre a indiqué que « pour l’instant, c’est un sujet
qui n’a été soulevé ni par le patronat, ni par les syndicats, ni par le
gouvernement ».
… et une négociation sur la santé au travail ?
S’agissant de la santé
au travail, les récentes bilatérales doivent permettre « l’élaboration d’un
programme de travail en matière sociale ». Une négociation interprofessionnelle
pourrait se tenir sur la base de ces orientations, si les partenaires sociaux le
souhaitent (communiqué de presse du Premier ministre du 28 août). Celle-ci
pourrait s’alimenter des deux rapports rendus récemment au gouvernement : celui
de Charlotte Lecocq, Bruno Dupuis et Henri Forest sur le système de santé au
travail (v. l’actualité nº 17636 du 24 août 2018) et celui de Paul Frimat sur
l’exposition aux agents chimiques dangereux (v. l’actualité nº 17642 du 3
septembre 2018).
Le projet de loi Pacte au menu de la session extraordinaire…
Adopté en Conseil des
ministres le 18 juin dernier, le projet de loi relatif à la croissance et la
transformation des entreprises figure à l’ordre du jour de la session
parlementaire extraordinaire qui débutera le 12 septembre. Avant son passage en
première lecture à l’Assemblée nationale, le texte sera examiné à partir du 5
septembre en commission spéciale. Ce projet de loi prévoit notamment :
– de privilégier les
seuils d’effectif de 11, 50 et 250 salariés, d’harmoniser le mode de calcul des
effectifs, ainsi que d’accorder un délai de cinq ans aux employeurs pour se
conformer à leurs obligations découlant du franchissement d’un seuil d’effectif
;
– de supprimer le
forfait social sur l’épargne salariale dans les entreprises de moins de 50
salariés et sur l’intéressement dans les entreprises de moins de 250 salariés ;
– de réformer les
dispositifs d’épargne retraite ;
– d’ouvrir la
possibilité d’inscrire dans le statut des entreprises la raison d’être de leur
activité au regard des enjeux sociaux et environnementaux ainsi que de
renforcer le nombre d’administrateurs salariés dans les conseils
d’administration (v. l’actualité nº 17595 du 21 juin 2018 et l’actualité nº
17597 du 25 juin 2018).
… ainsi que le projet de loi Fraude
Figure également au menu
de la session parlementaire : le projet de loi relatif à la lutte contre la
fraude qui a pour objectif de renforcer les moyens de détection, d’appréhension
et de sanction de la fraude fiscale et sociale(v. l’actualité nº 17605 du 5
juillet 2018). Les députés l’examineront à compter du 17 septembre. Les
sénateurs l’ont déjà adopté en première lecture le 4 juillet (v. l’actualité nº
17605 du 5 juillet 2018).
Examen du projet de loi Elan et de la révision constitutionnelle
Le projet de loi portant
évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), adopté en
première lecture par les deux chambres parlementaires, sera prochainement
examiné par la commission mixte paritaire (CMP) en vue de l’élaboration d’un
texte de compromis entre députés et sénateurs. Ce texte prévoit notamment de
créer un « bail mobilité » d’un à dix mois, destiné aux personnes en formation,
études supérieures, stage, apprentissage ou mission temporaire professionnelle
(v. l’actualité nº 17546 du 6 avril 2018).
Quant à l’examen des
trois projets de loi (constitutionnel, organique et ordinaire) pour une
démocratie plus représentative, responsable et efficace, il est actuellement
suspendu.
Réforme du système de retraite
Chantier majeur du
quinquennat, la réforme du système de retraite ambitionne d’établir un régime
universel dans lequel « un euro cotisé apporterait à tous les mêmes droits ».
Ce régime pourrait fonctionner selon un système par points et le principe de la
répartition serait conservé.
Depuis mai 2018, le
Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, rencontre de
manière régulière les partenaires sociaux, tandis qu’une consultation citoyenne
a été lancée en parallèle. Les échanges avec le patronat et les syndicats vont
se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Puis, début 2019, le gouvernement
devrait présenter les orientations de la réforme, qui donnera le coup d’envoi
d’une seconde phase de discussions avec les partenaires sociaux. Un projet de
loi qui devrait être présenté à l’été 2019. La réforme n’entrera pleinement en
vigueur qu’en 2025, de manière à permettre à toutes les caisses de retraite de
faire la transition.
Un budget 2019 sous tensions
Les projets de loi de
finances et de financement de la sécurité sociale pour 2019 devront être
respectivement déposés à l’Assemblée nationale au plus tard les 2 et 15
octobre. Leur contenu sera impacté par la révision à la baisse de la prévision
de croissance pour l’année prochaine, diminuée à 1,7 %. En conséquence,
plusieurs mesures d’économie ont été annoncées par le gouvernement :
– la désindexation de
certaines prestations sur l’inflation(v. l’actualité nº 17638 du 28 août 2018).
Ainsi, les allocations familiales, les pensions de retraite et l’APL
progresseront de façon plus modérée, de 0,3 % par an en 2019 et en 2020 (pour
une inflation de 1,7 % en 2019) ;
– le report d’une
réduction de cotisations sociales patronales de quatre points du 1er janvier
2019 au 1er octobre 2019 (v. l’actualité nº 17641 du 31 août 2018).
Autre annonce : la
désocialisation des heures supplémentaires serait avancée d’une année par
rapport au calendrier prévu initialement. Ainsi, « dès le 1er septembre 2019,
les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées
pour tous les salariés, dans le privé comme dans le public » (v. l’actualité nº
17668 du 28 août 2018).
Vers une refonte de la prise en charge des arrêts maladie ?
Si le premier ministre a
bien écarté un « transfert brutal » de la prise en charge des arrêts maladie de
moins de huit jours de la sécurité sociale vers les entreprises, le sujet reste
néanmoins à l’ordre du jour du gouvernement qui souhaite contenir une
augmentation de près de 4 % par an (v. l’actualité nº 17638 du 28 août 2018).
Du côté du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux a ce sur point rappelé « très
fortement au Premier ministre » l’opposition du Medef « au déremboursement
éventuel des indemnités journalières ».
La reprise des négociations sur l’encadrement est annulée « sine die »
Alors que les
partenaires sociaux n’ont plus que jusqu’au 31 décembre 2018 pour parvenir à un
accord sur le statut de l’encadrement, selon la CGT la reprise des négociations
est annulée « sine die » par le Medef. En cause, le négociateur en charge du
dossier a rendu son tablier d’après la centrale. Seulement deux séances se sont
tenues et la dernière remonte au 13 mars 2018 (v. l’actualité nº 17531 du 15
mars 2018).
Publication des rapports sur les congés maternité et paternité
Deux rapports sont
toujours en attente de publication : le rapport de la députée LREM Marie-Pierre
Rixain sur le congé maternité, remis le 17 juillet à Agnès Buzyn, et le rapport
de l’Igas sur le congé paternité.
NOTRE AVIS:
- Et si au lieu de tas de réformes bâclées, on pouvait en mettre en place, moins mais des bien ficelées !
7 septembre 2018
Absentéisme au travail; pourquoi ça augmente ?
Absentéisme au travail : c’est quoi le malaise avec
les jeunes ?
15h56, le 06 septembre 2018
Absents moins longtemps mais plus
fréquemment que leurs aînés, les moins de 30 ans semblent peiner à s’adapter au
monde du travail tel qu’ils le découvrent.
ON DÉCRYPTE
Est-ce le mal d’une génération ? Dans
un contexte d’augmentation globale de l’absentéisme au travail en France, la
situation des jeunes interpelle. Les
salariés français ont été absents, en moyenne, 17,2 jours en 2017,
contre 16,8 en 2016, d’après une étude rendue publique jeudi par le cabinet
Ayming. Et il apparaît que les moins de 30 ans s’absentent plus fréquemment,
mais pour des durées plus courtes, que la moyenne. Bougeotte, manque
d’encadrement, inadaptation au monde du travail : les raisons sont
nombreuses pour expliquer ce phénomène.
Le choc de l’entrée dans le monde du
travail
Dans le détail, les moins de 30 ans
"ont un taux d’absentéisme bien plus faible (3,23%), avec des
absences plus fréquentes, mais pour des causes moins graves",
pointe le baromètre du cabinet Ayming, spécialisé dans la performance des
entreprises. En revanche, "chez les moins de 25 ans, l’absentéisme de
longue durée s’élève tout de même à 7% du total de leurs absences", qui
"sont plus liées à un désengagement au poste qu’à des maladies
graves".
Ouverture dans 0 Pris
tels quels, les chiffres esquissent le portrait d’une génération qui peine à
s’adapter à la réalité du monde du travail, qu’elle découvre en sortant des
écoles ou des universités, entre attentes et désillusions. "En effet, les
moins de 25 ans découvrent les réelles contraintes de leur métier. Le niveau
d’attente et d’exigences dans leur rapport au travail est peut-être plus élevé
que celui que proposent leur employeur et leur emploi", souligne l’étude.
"Les jeunes ont des attentes
extrêmement fortes. Dès lors que le travail ne les intéresse pas suffisamment,
ils sont dans des charges émotionnelles qui génèrent de l'absentéisme, des
burn-out et ce genre de problématiques", complète Fabien Piazzon, qui a
piloté l'étude, au micro d’Europe 1.
Les jeunes soumis aux burn-out, comme tout
le monde
Reste qu’il serait injuste de critiquer
des jeunes supposément incapables, pour partie, de s’intégrer au monde du
travail. En effet, l’étude du cabinet Ayming insiste sur un autre facteur de
démobilisation qui concerne toutes les générations : le manque
d’encadrement. "Le taux d’absentéisme est toujours plus élevé pour les
salariés arrivés dans l’année que pour ceux d’une ancienneté plus grande (…) ce
que l’on peut expliquer par des parcours d’intégration ou des process de
tutorat et d’accompagnement souvent peu structurés", est-il indiqué. Or,
de par leur situation et leur âge, les jeunes qui entrent sur le marché du
travail sont davantage soumis à ce phénomène.
Enfin, les jeunes sont des actifs comme
les autres et souffrent parfois d’un monde du travail qui se transforme
intensément depuis quelques années. Isabelle de Seilhac est médecin généraliste
à Nantes et voit défiler dans son cabinet des salariés qui lui confient
leur mal-être. "Il y a une pression, un management agressif qui consiste à
demander de plus en plus de choses aux salariés. Ils doivent être polyvalents
et donc capables de faire plein de choses", explique-t-elle
au micro d’Europe 1. Ce surmenage conduit à "l’épuisement
psychologique et à des séquelles physiques, type mal de dos".
Une autre étude, publiée en 2016 par le
cabinet Technologica, indiquait que 64% des 15-29 ans se sentaient stressés par
leur travail et 16% présentaient au moins un symptôme d’épuisement
professionnel, signe avant-coureur d’un possible burn-out. C’est une pathologie
qui "touche des gens très consciencieux dans leur travail mais qui ne sont
pas reconnus psychologiquement (il n’y a pas de remerciements,
d’encouragements) ou physiquement (mauvaise ergonomie du poste de
travail)", souligne le docteur Isabelle de Seilhac.
Aller vers un management de concertation
Face à ce mal-être naissant, "les
entreprises ont intérêt à s’interroger sur le travail de demain", affirme
Fabien Piazzon. "Elles doivent s’intéresser à leurs collaborateurs pour
comprendre comment ils envisagent de travailler. Les entreprises qui maîtrisent
la santé de leurs salariés sont celles qui osent les interroger sur leur vision
opérationnelle de leur métier." Un management d’écoute devenu inévitable
pour intégrer de jeunes générations très exigeantes vis-à-vis de leur métier.
"Quand les entreprises n’osent pas aller vers la concertation, elles
génèrent des frustrations, des conflits interpersonnels, du stress
auprès de leurs collaborateurs, ce qui aboutit à des arrêts maladie
car ils saturent de conditions qui ne leur correspondent pas", ajoute
Fabien Piazzon.
Heureusement, les employeurs semblent
avoir pris conscience du phénomène. "On avance, des formations
managériales se mettent en place. Elles sont essentielles car il faut
accompagner les managers vers ces nouvelles postures", souligne l’expert
du cabinet Ayming. Les chefs d’entreprise auraient tort de s’en priver :
selon l’étude parue jeudi, "les juniors ont une vision de leur avenir plus
agile et sont davantage acculturés aux changements de métier". Une faculté
d’adaptation toujours appréciable dans le monde du travail.
Notre Avis :
Cet article , mais l'accent sur l'absentéisme des jeunes, mais certains autres, pointent l'absentéisme des femmes en expliquant les difficultés à cumuler leur vie privée et celle professionnelle.
On trouve des articles où ce sont les seniors qui sont analysés, et où il est expliqué que leur absentéisme augmente compte tenu du retardement des dates de retraite.
ce sont donc quasiment toutes les catégories de salariés qui sont touchées.
En prenant l'exemple de BPCE Sa, il nous parait aisé de pousser plus loin l'analyse, nous pouvons lister les causes suivantes:
- Nouveau locaux parquant les salariés comme des poulets en batteries
- Pas d'augmentations collectives. NAO stoppée brutalement par la Direction.
- Extrême limitation du nombre de salariés en télétravail.
- Réorganisations permanentes rendant les managers nerveux et agressifs et les salariés anxieux.
- fermetures de certaines entités du Groupe avec une très faible vision sur l'intégration de ces personnes modifiants l'organisation du travail.
- Pataugeage de la politique digitale.
- Refus d'un accord de droit syndical local, qui donnerait de vrais moyens aux représentants du personnel, pour accompagner le mal être des collègues.
- à titre d'exemple, le Président du Directoire arrivé le 1/6/18, n'as toujours pas rencontré les OS.
- Bel exemple de dialogue social, après que peut-on attendre de la DRH.
- Une gestion prévisionnelle des emplois et compétences bloquée depuis des années.
- sentiment de manque de considération, lors des contacts avec la DRH, vous êtes trop vieux, trop payés, pas assez formés !
- non prise en compte de souhaits de mobilités ( pas de réponses)
Mais on va s’arrêter là,car on ne voudrait pas ajouter une couche de stress.
Profitez bien de votre WE!
6 septembre 2018
5 septembre 2018
Frais d'incidents : « Le problème ne concerne pas seulement les populations pauvres »
·
Par Vincent MIGNOT
·
Publié
le mercredi 5 septembre 2018 à 08h41, mis
à jour à 08h44
cBanque
Dans une étude publiée
fin 2017, l’Union nationale des associations familiales (UNAF) a sonné
l’alarme, avec l’Institut national de la consommation (INC), sur les frais
d’incidents bancaires en cascade subis par les personnes en difficultés
financières. Que pense l’association des récents engagements pris par les
banques sur le sujet ? Les réponses de Fabien Tocqué, coordonnateur du
pôle économie de l’UNAF.
Fabien Tocqué, êtes-vous
satisfait des engagements pris par les banques, sous pression du gouvernement,
de plafonner les frais d'incidents bancaires ?
Fabien Tocqué :
« Clairement non. Chaque mois, ce sont entre 4 et 8 millions de
personnes qui sont touchées par les frais d’incidents bancaires. Le
plafonnement, lui, sera réservé aux bénéficiaires de l’offre spécifique
destinée aux clients fragiles, qui concernera au mieux 500 000 personnes
en 2019. C’est un objectif très peu ambitieux. »
Comment expliquer que
cette offre spécifique, lancée en 2014, rencontre aussi peu de succès ?
« L’offre
spécifique ne correspond pas aux besoins des publics qu’elle vise »
F.T. : « Les efforts des réseaux
bancaires pour la promouvoir sont sans doute insuffisants. Mais le problème est
plus profond : l’offre ne correspond tout simplement pas aux besoins des
publics qu’elle vise, notamment ceux dont les rentrées d’argent sont
irrégulières et qui ont besoin d’un découvert, d’un chéquier ou d’une carte à
débit différé pour gérer leurs sauts de trésorerie. Elle est également perçue
comme stigmatisante : personne n’a envie d’être considéré comme un client
fragile ou pauvre, c’est une question de dignité. Résultat : sur les
3,6 millions de personnes à qui l’offre a été proposée, moins de 10% l’ont
acceptée. »
Bruno Le Maire, le
ministre de l’Economie, a conseillé aux banques d’opter pour un double
plafond : 20 euros par mois, 200 euros par an. Ces montants
sont-ils pertinents ?
F.T. : « Il est
intéressant de proposer un plafond mensuel, car les frais d’incidents
fonctionnent souvent par pics. En ce qui concerne les montants conseillés, il
est difficile de savoir s’ils sont bien calibrés, en l’absence de statistiques
publiques sur la répartition des frais d’incidents. »
Le gouvernement a choisi
la voie de l’auto-régulation par le secteur bancaire, par le biais
d’engagements, plutôt que celle de la contrainte, par la loi. Qu’en
pensez-vous ?
F.T. : « Les
associations de consommateurs, qui se battent depuis plus de 15 ans sur le
sujet, sont bien placées pour savoir que les engagements de place sont en
général peu tenus. »
La question des frais
bancaires devait initialement figurer au sommaire de la future stratégie
pauvreté. A priori, ce ne sera pas le cas. Le regrettez-vous ?
F.T. : « Oui et
non. Intégrer la question à la stratégie pauvreté aurait certes permis
d’envoyer un signal supplémentaire aux banques. Pour autant, le problème des
frais d’incidents ne concerne pas seulement les populations pauvres, loin de
là. Un simple accident de la vie, qui entraîne un dépassement de découvert,
suffit pour déclencher une cascade de frais. Et une fois qu’on est pris dans la
spirale, c’est très compliqué d’en sortir. C’est cette mécanique qu’il aurait
fallu briser, mais les solutions proposées sont très insuffisantes. »
Qu’est-ce qui, selon
vous, a freiné le gouvernement ?
« Le modèle
économique des banques est injuste »
F.T. : « Le problème se situe au
niveau du modèle économique de la banque de détail en France. Il repose en
effet largement sur les frais d’incidents. Ces derniers pénalisent une partie
de la population au profit d’une autre, celles des emprunteurs immobiliers qui
accèdent au crédit à des taux extrêmement bas. C’est un modèle non seulement
injuste, mais aussi discutable du point de vue prudentiel. Le régulateur du
secteur, l’ACPR (2), en est d’ailleurs conscient et a conseillé aux
banques de relever les taux de leurs crédits immobiliers. Un plafonnement
global des frais d’incidents pour l’ensemble des clients, comme l’UNAF le
souhaite, permettrait de faire évoluer leur modèle économique dans le bon
sens. »
Parmi les autres
engagements pris par les banques, celui de généraliser les alertes SMS pour
prévenir d’un découvert. Est-ce une bonne nouvelle ?
F.T. : « La mesure
est encore assez floue. Combien coûteront ces alertes ? Remplaceront-elles
les lettres d’information pour compte débiteur, lourdement facturées (3) ?
Si ce n’est pas le cas, la mesure sera très anecdotique. Les banques auraient
plutôt intérêt à investir dans la prévention primaire des incidents, en mettant
en œuvre des systèmes d’accompagnement des clients dès le premier impayé, à
l’image de ce qui existe dans les points conseil budget. »
Bercy demande également
aux banques de discuter avec les grands créanciers (eau, électricité, gaz,
télécom…) pour éviter qu’un prélèvement infructueux soit présenté plusieurs
fois, entraînant à chaque fois de nouveaux frais, et pour que les clients
puissent choisir la date de paiement de leurs factures ? Qu’en
pensez-vous ?
F.T. : « C’est une
piste intéressante sur le papier, mais je reste dubitatif sur ces chances
d’aboutir. Apporter une telle souplesse serait effectivement bienvenu, mais
cela représente un enjeu économique considérable pour les grands
créanciers. »
Au final, vous semblez
peu convaincu par les leviers activés pour faire face aux problèmes des frais
d’incidents. Quelles seraient selon vous les mesures à prendre ?
« Publier le nom
des banques qui ne jouent pas le jeu »
F.T : « Comme je l’ai déjà dit, un
vrai plafonnement pour tous semble difficile à mettre en œuvre dans l’immédiat,
mais reste une cible pour l’avenir. Une autre piste, à court terme, pourrait
être de jouer sur la réputation des différentes enseignes, en publiant le nom
de celles qui ne jouent pas le jeu. Cela pourrait stimuler une concurrence par
l’image, notamment du côté des mutualistes. Plus généralement, il serait
souhaitable que les parlementaires se saisissent à leur tour de la question,
par exemple dans le cadre de la loi Pacte. »
(1) Lire sur le sujet : Les personnes en difficulté payent 10 fois plus de frais
bancaires. (2) Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.
(3) 13 euros en moyenne pour la première lettre, selon le relevé cBanque
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