16 février 2016

CFTC BPCE Sa: HATVP, Politiques, juges, lobbyistes... à l'heure de la transparence

challenges.fr

Par Antoine Izambard
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La Haute autorité pour la transparence de la vie publique, créée après l'affaire Cahuzac, a vu ses pouvoirs se renforcer sous la présidence de Jean-Louis Nadal. Et espère poursuivre dans cette voie. 

Jean-Louis Nadal, le président de la Haute autorité avec François Hollande le 7 janvier 2015. REMY DE LA MAUVINIERE / POOL / A
Il y a du mieux mais le système de contrôle est encore loin d'être parfait. C'est le message qu'a tenu à faire passer la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qui vient de publier son premier rapport d'activité
Créée en 2013 à la suite du scandale Cahuzac, la Haute autorité qui est chargée de contrôler les déclarations d'intérêts des élus, formule plusieurs propositions visant notamment à éviter de nouvelles affaires Cahuzac ou Thévenoud. Voici ce qu'il faut savoir de cet organe.

1. Son rôle

Créée en 2013 à la suite de l'affaire Cahuzac, la Haute Autorité est chargée de contrôler les déclarations d'intérêts des élus.
 Elle a comme prérogatives : la vérification de la situation fiscale des ministres, le contrôle des déclarations de patrimoine des membres du Gouvernement et du Parlement, le contrôle des intérêts de plusieurs milliers de déclarants, la publication sur son site internet ou en préfecture de plusieurs milliers de déclarations, le contrôle du pantouflage d’anciens ministres ou d’anciens élus locaux, ou encore les réponses aux demandes d’avis déontologiques de déclarants et d’institutions publiques.
Pour les parlementaires et principaux responsables exécutifs locaux, les déclarations sont consultables dans les préfectures par tout électeur du département, à condition de ne pas les divulguer, sous peine d'amende (45.000 euros). Chaque citoyen peut saisir la Haute autorité s'il soupçonne que l'une d'entre elles est mensongère ou inexacte. Ces "lanceurs d'alerte" bénéficient d'une protection. Les déclarations mensongères sont punies de 3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende (contre aucune peine de prison et 30.000 euros actuellement).
Les ministres, parlementaires, principaux responsables d'exécutifs locaux notamment doivent aussi remplir des déclarations d'activités et d'intérêts (dont les activités professionnelles rémunérées, activités de consultant, activités des conjoints, parents et enfants, etc.) remontant jusqu'à cinq ans avant leur prise de fonctions, publiées sur le site de la Haute autorité.
Celle-ci est une autorité administrative indépendante (AAI), dotée de pouvoirs d'auto-saisine et de contrôle ainsi que d'une autonomie budgétaire. Elle est présidée par l'ancien procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, dont le mandat non renouvelable est de six ans.

2. Son bilan

Depuis sa création, la Haute Autorité a signalé à la justice plusieurs élus après avoir constaté des anomalies dans leurs déclarations. C'est notamment le cas des époux Balkany, de Serge Dassault, sénateur de Corbeil-Essonnes, de Yamina Benguigui, l'ancienne ministre déléguée à la Francophonie et surtout du député socialiste Thomas Thévenoud, éphémère secrétaire d'Etat au Commerce extérieur en 2014 et atteint de "phobie administrative". Nommé le 26 août 2014, celui-ci avait été contraint à démissionner 9 jours plus tard, après la révélation de ses "problèmes de conformité" fiscaux. La Direction générale des finances publiques a porté plainte contre lui le 1er juin 2015 pour fraude fiscale.

D'après le premier rapport d'activité de la Haute Autorité, "en tout, ce sont près de 18.000 déclarations (une même personne peut faire plusieurs déclarations, voir graphique ci-dessous) qui ont été reçues par la Hauteautorité" au cours de l'année 2014. Plus de 2.000 déclarations ont été rendues publiques.
En tout, ce sont trois ministres et une dizaine de parlementaires qui ont fait l'objet d'un signalement. A titre de comparaison, en 25 ans, l’ancienne commission pour la transparence de la vie politique n’avait elle transmis que 19 dossiers et aucun n’avait débouché sur une condamnation. Néanmoins, tous les cas ne sont pas identiques: ainsi le Secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a seulement fait l'objet d'une "appréciation" sur sa déclaration de patrimoine qui s'est réglé à l'amiable, l'intéressé acceptant de corriger les manquements mis en lumière par les sages. Mais la plupart des observations ont fait l'objet d'un signalement au procureur, comme le prévoit l'article 40 du code de procédure pénale.
Récemment, le député (MoDem) de la Réunion, Thierry Robert, a par exemple été autorisé à continuer d'exercer en parallèle ses fonctions dans plusieurs sociétés immobilières après un signalement de la Haute autorité au président de l'Assemblée Nationale et à l'ex ministre de la Justice Christiane Taubira.  
C'est donc à la justice qu'il revient désormais de poursuivre les investigations. Trois enquêtes préliminaires ont ainsi été ouvertes à l'encontre de parlementaires Les Républicains soupçonnés d'avoir détenu des comptes en Suisse.
Et la portée des décisions de la HATVP a également été confortée fin décembre par le Conseil d'Etat. Le juge des référés du Palais Royal a refusé "pour défaut d'urgence" de suspendre deux délibérations de la Haute Autorité relatives aux déclarations de situation patrimoniale de Jean-Marie et Marine Le Pen. Quelques jours plus tôt, la Haute Autorité avait annoncé avoir saisi le parquet financier des déclarations de patrimoine des Le Pen, en raison de la "sous-évaluation manifeste" de certains actifs. La présidente du Front national avait fait un recours auprès du Conseil d'État pour contester cette décision et son père avait dénoncé "le harcèlement des adversaires du gouvernement et de l'establishment".
Les Français sont en tous cas reconnaissant du travail de la Haute autorité. Un sondage YouGov pour le Huffington Post et iTélé publié en novembre 2014 à l'occasion de la mi-mandat de François Hollande faisait en effet de la HATVP la meilleure mesure prise depuis le début du quinquennat.

3. Des pouvoirs accrus

Le contrôle de la Haute autorité va de plus en plus loin. Pour la première fois en 2015, les collaborateurs des ministres et les membres des autorités administratives indépendantes ont été contrôlés par la Haute autorité. Et d’ici le premier semestre 2016, les déclarations d'intérêts des élus départementaux, communaux et des membres d’EPCI doivent aussi être publiées. "L'exercice de l'année dernière était hautement symbolique, mais purement déclaratif, a d'ailleurs récemment confié Jean-Louis Nadaldans un entretien au Monde. Rien ne permettait d'attester la véracité des déclarations. Là, pour la première fois, une autorité indépendante a vérifié les informations déclarées par les plus hauts responsables publics".
Mais le contrôle de la Haute autorité devrait aussi prochainement concerner d'autres personnes que le personnel politique. Le gouvernement a ainsi déposé à l'Assemblée nationale, le 17 juin dernier, une lettre rectificative au projet de loi relatif à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires. Si elle est définitivement adoptée, deux types d'agents publics seront concernés: certains agents des trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière) "dont la position hiérarchique ou la nature des fonctions le justifie" et d'autres "en contact régulier avec les acteurs de la vie économique".
Un projet de loi organique déposé par le gouvernement au Sénat vise en plus à renforcer les règles déontologiques applicables aux magistrats de l'ordre judiciaire. Ce texte, adopté en première lecture par les sénateurs le 4 novembre dernier, instaure l'obligation pour tous les magistrats de l'ordre judiciaire, d'adresser une déclaration d'intérêts au président de leur juridiction ou au chef de parquet, dans les deux mois de leur installation. Les plus hauts magistrats de l'ordre judiciaire devront aussi déclarer leur situation patrimoniale à la Haute autorité.
Autre disposition en attente devant le Sénat, et qui pourrait marquer un véritable tournant: le droit pour la HATVP d'aller mettre son nez dans les affaires des Tribunaux de Commerce, exposés par nature à des conflits d'intérêts entre  affaires privées et  rôle judiciaire. Leurs Présidents seraient soumis à l'obligation de déclarer leurs intérêts. Et contraints de communiquer leurs éléments de patrimoine. 
Par rapport à ses débuts, la Haute autorité s'est aussi nettement rapprochée de l'administration fiscale. "Nous avons noué un partenariat privilégié avec le fisc, indique Jean-Louis Nadal. C'est essentiel, notamment pour détecter de possibles avoirs à l'étranger".

4. Ce qui pourrait changer

Dans son rapport d'activité la Haute autorité veut "permettre la pleine information du Président de la République et du Premier ministre en cas de difficulté dans la situation d'un membre du gouvernement ou d'une personne pressentie pour occuper une telle fonction". Le rapport propose aussi de "doter la Haute Autorité d'un droit de communication propre et lui donner accès aux applications de l'administration fiscale lui permettant de mener à bien ses contrôles".
Jean-Louis Nadal espère que la coordination avec le fisc pourra s'améliorer, afin d'accélérer le processus de vérification des déclarations. Et aimerait pouvoir accéder directement aux fichiers dont il a besoin. Comme il aime à le dire, en matière de lutte contre la corruption, "il faut que chaque wagon du train soit à sa place", et que l'exigence  "d'exemplarité" s'étende bien au-delà de la seule classe politique. 

A commencer par les lobbies. Il demande au gouvernement de créer un registre obligatoire où chaque représentant d’intérêts ferait régulièrement figurer ses activités de lobbying, préciserait les budgets qui y sont alloués - compris lorsque ce sont des avocats qui sont à la manœuvre - et les identités des personnes qui les conduisent. Ce registre serait alors contrôlé par la Haute autorité.
Notre avis:
Il est étonnant comme certains jours les actualités se télescope ( voir l'autre article de ce jour)

CFTC BPCE Sa infos Justice: le bras droit du ministre a interdiction de toucher au dossier Pérol


12 FÉVRIER 2016 | PAR MICHEL DELÉAN ET MATHILDE MATHIEU

Le nouveau ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, a choisi un directeur de cabinet dont l'épouse travaille avec François Pérol, le banquier au cœur d'une des plus grosses affaires politico-financières du quinquennat Sarkozy. Questionné sur ce conflit d'intérêts, le ministère a fait savoir à Mediapart qu'il était d'ores et déjà résolu.
·         Le nouveau ministre de la justice va devoir ériger une muraille de Chine autour de son bras droit. Jean-Jacques Urvoas s’est en effet choisi un directeur de cabinet, Thomas Andrieu, dont l’épouse travaille avec François Pérol, l’ex-numéro deux de Nicolas Sarkozy à l’Élysée devenu patron du groupe BPCE (Banques populaires-Caisses d’épargne), soit le bénéficiaire d’un des plus spectaculaires pantouflages de la République. « So what ? », diront certains.
Il se trouve que François Pérol a comparu en septembre dernier devant le tribunal correctionnel de Paris pour « prise illégale d’intérêts », la justice lui reprochant d’avoir pris la tête de BPCE en 2009 alors qu’il avait participé, depuis l’Élysée, aux négociations sur la constitution du groupe bancaire. L’ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy a certes été relaxé, mais le parquet national financier (PNF), qui avait requis à l’audience deux ans de prison et l’interdiction d’exercer tout emploi public, a immédiatement fait appel. En clair, la justice n’en a pas terminé avec François Pérol, loin de là.
Parce que le dossier est emblématique pour le PNF (né en 2013 du scandale Cahuzac), il sera suivi comme le lait sur le feu par le cabinet du ministre, susceptible de recevoir des informations clés (calendrier du second procès, choix stratégiques du parquet général, composition de la cour d’appel, etc.). Depuis 2013, la loi interdit certes au garde des Sceaux de donner la moindre consigne aux procureurs dans des affaires individuelles, mais ces derniers continuent de dépendre hiérarchiquement de leur ministre… Pour Thomas Andrieu, dont l’épouse occupe précisément le poste de directrice générale adjointe au comité de direction de BPCE, le conflit d’intérêts est donc évident. Ou plutôt, il l’était.

Car le cabinet de Jean-Jacques Urvoas, questionné mercredi 10 février par Mediapart, nous a fait savoir jeudi soir qu’une décision venait d’être prise pour résoudre ce conflit d’intérêts : Thomas Andrieu s’abstiendra de connaître de toute question qui toucherait au groupe BPCE ou à l’un de ses dirigeants ; il ne devra accéder à aucune information relative à de tels dossiers. En pratique, cela suppose que le ministre et l’ensemble des conseillers prennent mille précautions, en réunion de cabinet comme à la machine à café, pour le mettre hors circuit................
Intégralité de l'article sur abonnement à Médiapart.
Notre Avis:
Le monde de l'énarchie est vraiment petit !

15 février 2016

CFTC BPCE Sa : Agenda de la semaine du 15 au 19/216

La section CFTC de BPCE Sa vous souhaite une bonne semaine.

AU PROGRAMME:


  • Lundi:
    • commission paritaire des Banques AFB.
      • Poursuite de la négociation annuelle sur les salaires
      •  
      •  Poursuite de la négociation sur le parcours professionnel des représentants du personnel
Résultats:
  • Propositions des représentants de l'AFB
    • Augmentation des minima salariaux
      • proposition passe de 1.3% à 1.5%
    • GSI sur 5 ans à 5%
    • minima de branches:
      • classif H avec 20 d'ancienneté => 32 647 E annuels
      • classif I avec 20 d'ancienneté => 39 893 E annuels
      • classif J avec 20 d'ancienneté => 48 200 E annuels
    • Salaire minimum pour un cadre 
      • de plus de 50 ans => 34 000 Euros annuels
  • Proposition d'ouvertures de négos sur:
    • l'égalité professionnelle
    • la QVT
    • la RSE
    • l'avenir de la Banque
  • Poursuite de la négociation sur le parcours professionnel des représentants du personnel.
    • Dernières retouches avant le texte définitif
Notre Avis:
  • Notre position sur ces dernières propositions n'étant pas encore débattue, nous l'exposerons ultérieurement.

14 février 2016

CFTC BPCE Sa infos : Les fonctionnaires peuvent télé-travailler 3 jours par semaine

Boursorama avec AFP le 

La loi Sauvadet adoptée il y a quatre ans autorisait le travail à domicile dans la fonction publique. Le décret d'application vient d'être publié ce vendredi.


Trois après l'adoption de la loi, le décret d'applicaton est paru au Journal officiel : les fonctionnaires peuvent désormais demander à leur chef de service de travailler à domicile. ( AFP / LOIC VENANCE )
Comme les salariés du privé, les fonctionnaires pourront travailler partiellement à domicile. 
  • Le décret qui a été publié vendredi 12 février au Journal officiel s'applique aux agents de la fonction publique d'État, hospitalière et territoriale ainsi qu'aux magistrats.

S'ils obtiennent l'accord de leur chef de service, les fonctionnaires qui le souhaitent pourront travailler depuis chez eux ou depuis d'autres locaux professionnels en utilisant "les technologies de l'information et de la communication" maximum trois jours par semaine.
  •  Les agents doivent être présents sur leur lieu de travail habituel au moins deux jours dans la semaine.

Cette autorisation peut être délivrée pour un an maximum, renouvelable après entretien et avis de l'autorité hiérarchique compétente. L'administration ou l'agent pourra mettre fin à cette forme d'organisation du travail "à tout moment", moyennant un préavis de deux mois.
Le télétravail des fonctionnaires avait été introduit en 2012 dans le projet de loi destiné à réduire la précarité dans la fonction publique et vise à aider les agents contraints à changer de poste à avoir un meilleur équilibre "entre la vie professionnelle et la vie personnelle".
  •  Le décret d'application de cette mesure de la loi Sauvadet n'est arrivé que quatre ans plus tard.

Dans le secteur privé, la loi ne fixe pas de maximum. 
  • Cela est précisé dans les avenants obligatoires aux contrats de travail ou dans les éventuels accords d'entreprise.

Notre avis:
  • Maintenant que ce sujet a été accepté par la Direction comme thème prioritaire de négociation en NAO, nous comptons sur le dynamisme d'une nouvelle DRH (entité, pas personne: nous avons une nouvelle "secrétaire générale DRH Groupe", mais aussi un nouveau "DRH BPCE Sa") pour pouvoir boucler ce dossier, si revendiqué par les salariés.

CFTC BPCE Sa: Les ratés de la “Gen connexion”




logo Entreprise & Carrières

    


Très investies dans la recherche de talents, les entreprises ne s’intéressent pas assez à ce qui se passe ensuite dans les équipes. Or des conflits se développent, constate l'Omig. D'où l'intérêt de prendre en compte les attentes des différentes classes d’âge.
par Hélène Truffaut  08/02/2016  Entreprise & Carrières

Les ratés de la “Gen connexion”
© Denis Pessin

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Le numérique transforme les entreprises, les carrières sont de moins en moins linéaires et la “séniorité” se fait de plus en plus tardive. Pour Catherine Tripon, le contexte nécessite de « repenser le travail pour tous les métiers, sans opposer les générations ». Une évidence pour la directrice développement, RSE et diversité de la Fondation agir contre l’exclusion (Face), qui organisait, le 5 février, une rencontre afin de présenter l’ouvrage de Carole Gadet, chargée des projets intergénérationnels au ministère de l’Éducation nationale* : Faire travailler les générations ensemble, publié en avril 2015 aux Presses du Châtelet.

165 entreprises. L’occasion également, pour l’Observatoire du management intergénérationnel (Omig), de dévoiler les résultats de sa 6e enquête sur “l’intergénérationnel : quels enjeux et quels bénéfices pour votre entreprise ?” Reposant sur les réponses de managers et de collaborateurs familiers de l’Observatoire issus de 165 entreprises, elle fait état notamment  d’une progression des conflits intergénérationnels, confirmant une tendance déjà observée l’année dernière. Ils existent dans 58 % des entreprises (55 % un peu, 3 % beaucoup), selon l’ensemble de l’échantillon ; cette part dépassant 70 % (62 % un peu, 9 % beaucoup) chez les répondants de moins de 35 ans. Des conflits qui, considèrent les plus jeunes, se développent dans 78 % des cas (66 % un peu, 12 % beaucoup). D’ailleurs, si près de la moitié des sondés (46 %) jugent que leur entreprise a fait de réels efforts pour combler le fossé existant, ils sont autant à penser le contraire.

Une préoccupation croissante. « Dans les organisations qui agissent pour mieux connecter les générations, les conflits sont relativement maîtrisés, mais ils empirent ailleurs, commente Marc Raynaud, président fondateur de l’Omig. Et les jeunes sont bien plus conscients des problèmes que leur hiérarchie. » Le fait que, selon 56 % des répondants, les managers ne sont pas du tout formés au management intergénérationnel n’est sans doute pas étranger au phénomène. L’enquête montre que cette question des générations est une préoccupation croissante. C’est un « réel sujet » dans 69 % des entreprises, pris très au sérieux par les directions générales pour 21 % de l’ensemble des répondants (mais pour 12 % seulement des plus jeunes !), 59 % faisant état d’un intérêt modéré. « L’important, c’est qu’on en parle, soutient Marc Raynaud. À l’instar de l’interculturel qui, durant des années, n’était pas un “sujet” avant que l’on se décide à faire quelque chose. »

Garder motivée la génération X. L’enjeu désormais le plus critique pour les entreprises ? Attirer les talents (21 % des sondés), devant l’accélération de l’évolution des compétences, à égalité avec la transmission des savoirs qui, lors des éditions précédentes du baromètre Omig, était la préoccupation première. Sur ce point, le contrat de génération a peut-être joué un rôle, même si la situation demeure contrastée : un quart des répondants déclarent, en effet, que la préservation et la transmission des savoirs sont bien assurées, 60 % estiment que c’est « un peu » le cas. Près d’un manager sur deux (46 %) déclare savoir tirer correctement parti des différences de génération dans son équipe. En phase avec l’ensemble de l’échantillon sur l’importance de capter les talents (voir l’infographie ci-dessous), sans surprise, les plus jeunes sont moins intéressés par l’évolution des compétences mais, étonnamment, se sentent davantage concernés par le fait de garder motivée la génération X, dont fait certainement partie leur manager…
infographie intergénérationnel

Les pratiques RH n'évoluent pas. Recruter des jeunes est une chose. Encore faudrait-il que les entreprises sachent s’en occuper. Or seulement un quart des moins de 35 ans se disent très satisfaits de ce que l’entreprise leur propose. Dans 10 % des cas seulement, les entreprises modifient vraiment leur politique RH pour intégrer les souhaits des différentes générations, 34 % des sondés estimant que ce n’est pas du tout le cas. Les moins de 35 ans ont un avis beaucoup plus tranché, estimant à 56 % que les entreprises ne changent pas leur politique RH d’un iota à l’égard de cette problématique. De fait, « toutes les décisions sont prises par des anciens. Les pratiques d’intégration, de rémunération, de gestion de carrière, etc. n’évoluent pas, et les jeunes de 25 ans ne sont jamais associés aux discussions », constate Marc Raynaud. Les seniors ne sont pas mieux lotis, puisque seuls 14 % des répondants pensent que leur organisation s’efforce d’adapter les conditions de travail à l’allongement des parcours (52 % : un peu).

Attentes et comportements différents. L’enquête met, quoi qu’il en soit, en évidence les principaux bénéfices d’une meilleure coopération intergénérationnelle : l’ensemble des répondants citent d’abord, à 43 %, une satisfaction de toutes les générations. Cette coopération favorise aussi la créativité pour l’innovation (42 %) et la modernisation des méthodes de travail (36 %) – ce dernier axe est cité par près de 60 % des moins de 35 ans, devant la créativité (50 %) ! De quoi faire réfléchir les entreprises, alors que les managers se retrouvent aujourd’hui à coordonner des équipes composées de baby-boomers (1946-1964), de X (1965-1979), de Y (1980-1994), et maintenant de Z ! Des populations « qui ont parfois un demi-siècle d’écart, avec une formation, une mentalité, des attentes et des comportements différents », rappelle Carole Gadet. Pour qui l’approche intergénérationnelle du management s’avère incontournable. Hélène Truffaut

*Experte en projets intergénérationnels, elle a fondé l’association Ensemble demain.

13 février 2016

CFTC BPCE Sa : Soft dictature ?

caijrpwwiaasepy-65c9b.jpgBonjour à toutes et à tous,
Quel est le point commun entre la manif pour tous, la CGT, la cupidité du dimanche, et un Général de corps d’armée ?
L’actualité les concernant nous éclaire sur la montée de la soft dictature.
Rappelez-vous, face au mouvement social né à l’occasion du débat sur la loi TAUBIRA, nos libertés constitutionnelles ont été joyeusement foulées aux pieds :
-         innombrables gardes à vue injustifiées ;
-         liberté d’expression et de circulation bafouées.
Le défenseur des droits condamnera l’attitude hostile des forces de l’ordre vis-à-vis des partisans des droits de l’enfant.
Est par exemple visée par Jacques TOUBON, la fouille injustifiée d’une mère de famille et de sa poussette, qu’il qualifie de non-conforme au droit applicable sur notre territoire.
Comme le fait d’obliger toute personne porteuse d’un vêtement floqué du logo « manif pour tous », à le retirer pour pouvoir circuler.
Mesure restrictive de liberté disproportionnée, affirme le défenseur des droits.
Et la condamnation à 9 mois de prison fermes de 8 anciens salariés de l’usine Goodyear d’Amiens, militants de la CGT, ce n’est pas une mesure restrictive de liberté disproportionnée ?
Le syndicaliste que je suis  n’approuve pas la séquestration durant 30 heures de deux cadres de l’entreprise. Je pense que ce type d’action est condamnable, encore faut-il que la sanction soit équitable !
Y a-t-il eu violence ? Non !
Plaintes des deux cadres retenus ? Non !
Les prévenus ont invoqué : « un coup de colère », « une détresse sociale ». Quand 1143 salariés perdent leur emploi, on le comprend.
Alors, qui a chargé la barque ?
Le parquet ! C'est-à-dire le représentant de Madame TAUBIRA, alors Ministre de la Justice.
9 mois fermes, ce n’est pas de la justice, c’est de l’intimidation !
Intimidation pratiquée à l’encontre des parlementaires socialistes qui voulaient s’opposer à l’ouverture des grandes surfaces le dimanche.
Pas de discussion sur ce véritable choix de société. Je dégaine le 49.3 ! Où vous vous soumettez ou dissolution.
Silence dans les rangs. C’est le coup d’Etat permanent dont parlait François MITTERAND quand il écrivait à propos du 49.3 : « Une réforme qui a pallié la crise chronique d’autorité en organisant la toute-puissance d’une autorité abusive ».
Une autorité abusive.
Celle qui interdit toute manifestation à Calais.
Un des premiers devoirs de l’Etat est d’assurer la sécurité des citoyens. Incapable de le faire, le gouvernement réagit en interdisant aux dits citoyens d’exprimer leur ras-le-bol.
C’est comme cela qu’un Général à la retraite, ancien des cabinets de Michel ROCARD, Edith CRESSON et Pierre BEREGOVOY est arrêté par la police.
Il est effectivement plus facile d’interpeller un homme de 76 ans, qui pacifiquement exprime ses convictions et ses inquiétudes que de mettre de l’ordre dans la jungle de Calais et ses alentours.
Quand de façon récurrente, un  pouvoir fait fi de l’article 10 de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions », on peut estimer que la soft dictature s’est installée.
Soft pour combien de temps encore ?

À la semaine prochaine !
Chronique de J. THOUVENEL

12 février 2016

CFTC BPCE SA: flash info NAO BPCE Sa



Hier jeudi, nouvelle réunion dans le cadre des « NAO » à BPCE SA.

  • L’employeur a déclaré être d’accord avec la « plateforme » commune de thèmes de négociations 2016 présentée par les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise – notamment : l’ouverture de négociations sur le télétravail (prudemment précédées de réunions dites « techniques »), sur le handicap et sur le droit syndical local. Pas d’évolution sur le thème de la coupure des connexions de travail entre 21h00 et 07h00…


Quant au thème-phare des NAO, les rémunérations : l’employeur accepte la revendication d’une augmentation générale des salaires de 0,6 %.
  • Montant conforme à ce qu’avaient revendiqué la CFTC, le SNB et la CFDT...sauf que l’employeur dit vouloir limiter son geste aux salaires annuels inférieurs à soixante mille euros. Plus de la moitié des salariés ne serait donc pas concernée !
Ce plafond ne correspond pas à ce qui a été fait en Caisse d'Epargne et oublie, la moitié des salariés, nous ne pouvons pas accepter cette proposition de l'employeur !



Toutefois, ce n‘est pas la fin de ces négociations : suite, annoncée, d’ici une quinzaine de jours…


Notre avis:

Nous continuons d'attendre la fin de cette première négociation avec notre nouvelle Secrétaire Générale et maintenant notre nouveau DRH.

Autres temps, autres mœurs ?

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11 février 2016

Infos Nationales: Un vrai faux accord sur le compte personnel d’activité?

Un vrai faux accord sur le compte personnel d’activité?

Au terme de deux mois de négociations sur le compte personnel d'activité (CPA), les partenaires sociaux sont parvenus, lundi 8 février au soir, à une conclusion mi-figue mi raisin. Ils ont élaboré non pas un accord national interprofessionnel (ANI), pouvant s'imposer à toutes les branches professionnelles, mais une "position commune" qui n'a pas de portée juridique contraignante et qui ne requiert pas que les signataires aient recueilli au moins 30% des voix aux élections professionnelles. Ce texte "a minima", selon la formule de plusieurs syndicalistes, doit encore être validé par les instances des différentes organisations avant d'être transmis à Myriam El Khomri, la ministre du travail, qui devrait l'intégrer dans le projet de loi qu'elle présentera au conseil des ministres du 9 mars. A l'exception de la CGT, les autres syndicats semblent prêts à le signer.
La "position commune" pose les jalons du CPA, qui fixe des droits attachés à la personne tout au long de son parcours professionnel quel que soit son statut. Pour François Hollande, il s'agit "la grande réforme sociale" de son quinquennat qui répond à une vieille revendication syndicale, présentée en termes différents par la CGT, la CFDT et la CFTC, visant à instaurer une sécurité sociale professionnelle. A compter du 1er janvier 2017, ce compte rassemblera, au moment de l'entrée dans le monde du travail, "les droits sociaux utiles pour sécuriser son parcours professionnel". "Accessible à toute personne quel que soit son statut", il prévoit une portabilité des droits tout au long de la carrière afin de renforcer "l'autonomie et la liberté d'action" des titulaires et lever "les freins à la mobilité" tels que des problèmes de logement ou de garde d'enfant.
Le texte souligne que le CPA "ne remet pas en cause les obligations légales des entreprises, notamment en matière de formation et de santé au travail". Sa mise en oeuvre "n'a pas vocation à modifier les modalités de financement mutualisé des droits garantis collectivement qui le constituent". La "position commune" arrête le principe d'un accompagnement global "portant sur l'ensemble des problématiques de sécurisation: projet professionnel, accès au logement, garde d'enfants". A ces fins, un "portail numérique" sera mis en place afin d'informer gratuitement les titulaires des droits dont ils sont crédités, aussi bien pour la formation que pour la pénibilité ou les allocations de chômage.
Deux dispositifs déjà mis en place par la loi - le compte personnel de formation (CPF) et le compte personnel de prévention de la pénibilité  (C3P) - seront intégrés dans le CPA dès le début 2017. Par ailleurs avant la fin du premier semestre, les signataires devront fixer une nouveau rendez-vous pour engager une réflexion sur "une simplification et une harmonisation des droits aux différents types de congés existants" et sur "la portabilité de ces droits et le cadre de sa mise en oeuvre".
Une forte incertitude pèse cependant sur l'avenir de cette position commune qui pourrait ainsi se transformer en vrai faux accord. Après avoir accepté, au début des négociations, de mettre sur la table le compte de prévention de la pénibilité, auquel il est très hostile, notamment pour ce qui concerne les branches du bâtiment et des travaux publics, le Medef avait fait marche arrière. Toutes les organisations syndicales avaient ensuite fait de la réintégration du C3P dans la corbeille du CPA un préalable à la poursuite des négociations. Le 8 février, le patronat a fait cette concession. Mais la partie est loin d'être gagnée. Dans un communiqué commun, le Medef, la CGPME et l'Union professionnelle artisanale (UPA) affirment, le 8 février, que "l'indication du C3P dans le texte du relevé de conclusion présenté ce jour ne peut pas être considéré comme une acceptation d'un dispositif qui reste, en l'état, impossible à mettre en oeuvre pour les entreprises". Elles ont voulu "montrer leur volonté d'avancer résolument dans le sens d'une réforme ambitieuse gagnante pour notre pays" mais attendent que la  (énième) mission en cours sur la pénibilité "permette de trouver réellement un atterrissage de ce dispositif toujours impraticable". Ce n'est que la semaine prochaine que le Medef, la CGPME et l'UPA prendront "une décision définitive".
Côté syndicats, une majorité semble prête à signer cet accord "à minima". Pour Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT, la négociation "n'a pas accouché d'un gros bébé" mais le texte "laisse tout ouvert". Pour Stéphane Lardy (FO), la position commune permet d'envoyer "un message politique au gouvernement et aux parlementaires". Aux yeux de Joseph Thouvenel (CFTC), il s'agit d'un "texte nécessaire" même s'il "manque cruellement d'ambition". Franck Mikula (CFE-CGC) parle d'"un premier pas". Seule la CGT a adopté une position clairement négative en affirmant qu'"elle ne peut se satisfaire d'une position commune minimaliste sortie de négociations poussives". Réaffirmant son objectif d'instauration d'une sécurité sociale professionnelle, elle dénonce "une coquille vide qui ne donne même pas l'illusion de créer des droits virtuels". Le choix de la chef de délégation de la CGT, Catherine Perret, venue de l'enseignement, ne laissait pas augurer une autre issue. En décembre 2013, elle avait conduit la négociation sur la formation professionnelle et avait imposé sa volonté de non signature - fait inédit - à l'ensemble du bureau confédéral qui derrière Thierry Lepaon était pourtant unanimement favorable à une telle signature.
Si au final la "position commune" est signée par quatre syndicats et les trois organisations patronales - ce qui n'est pas acquis -, elle laissera une large marge d'appréciation à la ministre du travail. Myriam El Khomri ne sera pas liée par cet accord "a minima" comme elle l'aurait été par un accord national interprofessionnel. Elle pourra librement l'amender avant de l'intégrer dans sa loi. Le précédent connu est la "position commune" d'avril 2008 sur la représentativité syndicale, signée côté syndicats, par les seules CGT et CFDT qui avait donné naissance à la loi du 20 août 2008. Le gouvernement, et le législateur, avaient alors pris quelques libertés lors de la transposition du texte.

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