21 août 2020

Le port du masque obligatoire en entreprise en huit questions

 


Le gouvernement a annoncé mardi que le port du masque deviendrait obligatoire dans les espaces de travail « clos et partagés », dont les open spaces. Des discussions sont en cours entre les partenaires sociaux pour répondre aux multiples questions que pose la mesure. Tentative de réponses dans CQFD.

Le gouvernement veut imposer le port du masque en entreprise à partir du 1er septembre dans « tous les espaces de travail qui sont clos et partagés », comme les « salles de réunion, couloirs, vestiaires, open spaces ». (iStock)

Par Hortense GOULARD

Publié le 20 août 2020 à 15:01

Alors que les chiffres de nouveaux cas d'infection au Covid-19 augmentent à nouveau en France , le gouvernement a tranché. A partir du 1er septembre, les salariés devront porter le masque sur leur lieu de travail. Cette décision a été annoncée mardi à l'issue d'une réunion avec des représentants des syndicats et du patronat.

Le ministère du Travail doit encore donner des détails. Cela sera fait « dans les prochains jours », après de nouvelles discussions avec les partenaires sociaux. De multiples questions se posent. Tentative de réponses dans CQFD.

1. Où le port du masque sera-t-il obligatoire ?

« Il est nécessaire de systématiser, comme l'a préconisé le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), le port du masque dans tous les espaces de travail qui sont clos et partagés », comme les « salles de réunion, couloirs, vestiaires, open space », a indiqué mardi la ministre du Travail. Concrètement, donc, dans tous les lieux fermés d'une entreprise, hormis les bureaux individuels non partagés, ce qui est rare.

La présence de cloisons en Plexiglas ne dispense pas du port du masque, a précisé le secrétaire d'Etat à la Santé au travail, Laurent Pietraszewski. Le gouvernement continue en outre de recommander le télétravail, notamment dans les « zones de circulation active du virus ».

2. Quel était le protocole sanitaire qui prévalait jusqu'ici ?

Le port du masque est « obligatoire dans les lieux publics clos » depuis fin juillet. Mais cela ne concernait pas encore les entreprises. Sur les lieux de travail, le gouvernement se contentait d'« encourager le télétravail » et d'« imposer un respect strict des mesures d'hygiène et de la distanciation physique ».

Ce n'est que lorsqu'une distance d'un mètre entre deux personnes ne pouvait pas être respectée que le port du masque était obligatoire. La distanciation reste et restera « d'actualité en entreprise », a toutefois indiqué Elisabeth Borne.

3. Pourquoi le gouvernement met-il en place cette mesure maintenant ?

Le gouvernement suit les recommandations du HCSP, qui ont évolué cet été. Le HCSP recommande, depuis fin juillet, « le port systématique par la population générale d'un masque grand public de préférence en tissu réutilisable (référencé Afnor S76-001) dans tous les lieux clos publics et privés collectifs ».

Début juillet, l'OMS avait reconnu que des « preuves émergeaient » sur une transmission par l'air du SARS-Cov-2, sans préciser, à ce stade, quelles précautions adopter pour s'en prémunir.

Les autorités s'inquiètent en outre du nombre de nouveaux cas de coronavirus qui sont repartis à la hausse ces derniers jours . L'ensemble des indicateurs se dégradent, dont le taux de reproduction du virus qui montre que chaque malade contamine de plus en plus de monde. La rentrée scolaire et le retour des vacanciers au travail pourraient aussi contribuer à une propagation plus rapide de l'épidémie.


4. Qui doit payer pour les masques ?

Ce sont les entreprises qui devront fournir des masques à leurs salariés. « Il s'agit de la sécurité et de la santé des salariés, donc c'est clairement de la responsabilité de l'employeur », a déclaré la ministre à l'AFP.

En mai, le gouvernement avait mis en place une aide au financement des mesures sanitaires pour les TPE et PME. Seules les entreprises de moins de 50 salariés y étaient éligibles. Cette subvention a pris fin le 31 juillet, précise le site de la Sécurité sociale .

La CGPME avait évalué le coût par salarié des masques et gel à 100 euros par mois. C'est pourquoi le gouvernement préconise l'utilisation, par les entreprises, de masques lavables dont le coût est « moins important que les masques jetables », a déclaré sur BFM Alain Griset, le ministre délégué en charge des Petites et moyennes entreprises.

5. Est-ce qu'une visière convient aussi ?

Non, la visière ne remplace pas le masque, a indiqué la Direction générale de la santé, évoquant une bien moindre efficacité pour arrêter les postillons.

C'est aussi l'avis des autorités suisses, qui ont précisé que l'utilisation d'une visière sans masque ne protégeait pas du virus, après une série d'infections dans un hôtel du canton des Grisons. Seuls les employés portant une visière avaient été contaminés.

 6. Et si le salarié refuse de porter le masque ?

 « Il y a déjà eu et il y aura encore des contrôles » par l'inspection du travail, a prévenu, ce mercredi, Alain Griset, interrogé par BFM . Précisant : « Si jamais un employé refuse de mettre le masque, l'employeur lui fera la remarque, pourra lui donner un avertissement et cela pourra être considéré comme une faute. »

La sanction pourra même aller jusqu'au licenciement : « Cela fait partie des possibilités », a reconnu le ministre, mais pas avant « qu'il y ait eu des discussions avec l'employeur, éventuellement une mise en garde ». « On est dans le cadre d'une procédure classique », a-t-il indiqué.

7. Est-ce qu'il y aura des exceptions ?

Le gouvernement n'a pas encore donné de détails sur d'éventuelles dérogations. Le Haut Conseil à la santé publique pourrait être consulté par des branches professionnelles, si ces dernières considèrent que le port du masque les gêne dans l'exercice de leurs fonctions, selon un syndicaliste. Cela pourrait être le cas des centres d'appels, ou des médias audiovisuels, par exemple.

Le ministère du Travail s'attache actuellement à rédiger un protocole, qui sera baptisé « protocole national pour assurer la santé et la protection des salariés en entreprise dans la période de crise sanitaire ». Ce dernier devra être validé par le HCSP, avant une éventuelle consultation avec les syndicats.

8. Jusqu'à quand la mesure sera-t-elle effective ?

Le ministère du Travail n'a pas encore donné de date de fin de cette mesure. Le gouvernement surveille les indicateurs de progression de l'épidémie et pourrait décider, en cas d'amélioration de la situation sanitaire, d'assouplir le règlement en rendant par exemple le port du masque optionnel.

Avec AFP

Notre avis:

Tout le monde a constaté depuis un mois , ne recrudescence des cas de covid en entreprise suite aux politiques d'abandon du travail à distance.

les entreprises comme BPCE Sa, par pure idéologie ont mis en danger les salariés, mais aussi , l'ensemble des membres de la société, ainsi que les règles économiques de notre pays.

Nous espérons que le gouvernement et les partenaires sociaux pourront trouver des règles raisonnables de retour à un télétravail étendu, compte tenu que du fait  que BPCE Sa ne sache pas le faire sans en être contraint.

14 août 2020

Télétravail covidéen ?

 

Coronavirus : vers du télétravail généralisé à la rentrée ?

 

À quelques semaines de la rentrée, de nombreuses entreprises se demandent comment mettre en place le retour de leurs salariés tout en respectant le protocole sanitaire. Au micro d'Europe 1, le vice-président de l'Association nationale des DRH appelle le gouvernement à se prononcer rapidement sur les mesures appliquées aux entreprises en septembre. 

Pour les entreprises, l'été est studieux : il faut préparer une rentrée 2020 qui, avec le coronavirus, s'annonce un peu particulière. Toutes espèrent, évidemment, un retour à la normale... mais les indicateurs ne sont pas bons. Selon le dernier bilan de la DGS, la progression du nombre de cas en France est inédite depuis le mois de mai, avec une "nette dégradation" des indicateurs. Le port du masque, déjà prévu dans le protocole sanitaire fourni par le ministère du Travail, pourrait être renforcé. De quoi laisser songeurs certains responsables des ressources humaines : et si la meilleure rentrée possible serait celle avec du télétravail ?

Le télétravail avait séduit pendant le confinement

Largement déployé pendant le confinement, le dispositif avait séduit beaucoup de salariés, comme l'avait constaté Europe 1. Les autorités sanitaires avaient invité les entreprises à continuer le télétravail au-delà du 11 mai, à la sortie du confinement. Mais profitant des effectifs réduits avec les vacances, beaucoup d'entreprises ont pu faire revenir certains de leurs salariés. À trois semaines de la rentrée, des entreprises pourraient dire à tout le monde de rentrer chez soi.

Plus de mesures barrières, moins de convivialité

Car plusieurs services de ressources humaines pourraient abandonner l'idée de faire revenir tous leurs salariés en septembre, parce qu'avec un dispositif sanitaire renforcé, cela serait trop compliqué à mettre en place. "L'argument premier qu'on utilise pour faire revenir les gens qui n'ont pas vraiment envie de revenir, c'est de dire qu'ils vont retrouver la logique collective de l'entreprise, avance au micro d'Europe 1 Benoît Serre, vice-président de l'Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH). "Mais si on met des masques, qu'on maintient les gestes barrières et qu'on renforce encore les mesures, le caractère un peu convivial ou de travail en commun que vous avez dans les entreprises va s'amenuiser fortement."

Laurent Pietraszewski​ favorable à une évolution du protocole

Selon lui, un renforcement du dispositif sanitaire sera synonyme d'une hausse du télétravail. "Ce sera un argument pour dire : 'Mais pourquoi voulez-vous que je revienne alors que je ne peux pas travailler avec mes collègues ? Autant que je travaille à distance!'" L'ANDRH appelle donc le gouvernement à se prononcer rapidement sur les mesures appliquées aux entreprises à la rentrée, pour que chacune ait le temps de s'organiser. Invité d'Europe 1 jeudi, le secrétaire d’État Laurent Pietraszewski​ s’est dit favorable à une évolution du protocole sur le port du masque en entreprise.

Notre avis:

  • Nos appels à la raison ayant été vains et nous avons pu en constater les résultats par la recrudescence de la pandémie, le gouvernement va peut-être l'obtenir en obligeant les entreprises.
  • Merveilleux dialogue social à la française, où les entreprises ne comprennent que le rapport de force !


13 août 2020

Recrudescence de l'épidémie de Covid-19, les entreprises apparaissent comme d'importants foyers de propagation du virus.

 

Coronavirus : plus d'un cluster sur cinq se trouve en entreprise

Dans un contexte de recrudescence de l'épidémie de Covid-19, les entreprises apparaissent comme d'importants foyers de propagation du virus. Des disparités régionales persistent cependant concernant leur nombre. Pas moins de 61 clusters sont identifiés en Ile-de-France. 


En Ile-de-France, on dénombre 61 clusters actifs en milieu professionnel, dont près de la moitié déclarés par des entreprises privées et des collectivités. (iStock)

Par Colette Aubert

Publié le 12 août 2020 à 17h56Mis à jour le 12 août 2020 à 18h03

Les regroupements familiaux et amicaux ne sont pas les seuls responsables de la reprise de l'épidémie de coronavirus. Les entreprises sont montrées du doigt, alors que le nombre de clusters ne cesse de croître (91 nouveaux foyers hebdomadaires déclarés début août contre 65 fin juillet).

Début août, les entreprises hors établissements de santé représentaient, selon Santé Publique France , 134 (soit 22 %) des 609 clusters signalés en métropole et dans les DOM-TOM. « Dans les open spaces, des personnes se côtoient 8 heures par jour, et beaucoup de mesures barrières ne sont que peu facilement applicables. Les milieux clos et humides, eux, avec des systèmes de renouvellement d'air, favorisent le brassage et l'exposition d'un plus grand nombre de personnes au virus », indiquait début juillet au « Parisien » Michèle Legeas, enseignante à l'EHESP et spécialiste de l'analyse et de la gestion des situations à risques sanitaires. En mai, l'abattoir Tradival à Fleury-les-Aubrais avait signalé une cinquantaine de cas positifs. Au début du mois dernier, la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire avait également fait état de 23 cas positifs.

61 clusters en Ile-de-France

Alors que la France connaît un rebond du nombre d'individus contaminés sur le territoire, le nombre de clusters en entreprises dans certaines régions ne faiblit pas. Lundi, Sébastien Debeaumont, directeur général adjoint de l'Agence régionale de santé (ARS) de la région Sud annonçait « 80 cas confirmés en entreprise », correspondant à 11 foyers. Parmi eux : la Compagnie maritime d'affrètement CGA-CGM, avec 10 cas confirmés. Cependant, l'ARS de la région indique que « le contact tracing a été réalisé, les personnes malades sont isolées pendant quatorze jours » et il n'y a « aucun cas grave. »

En Ile-de-France, on dénombre 61 clusters actifs en milieu professionnel (en comptant les établissements de santé), dont près de la moitié déclarés par des entreprises privées et des collectivités. Parmi ceux-ci, 17 d'entre eux se situent à Paris même, 7 en Seine-et-Marne, 3 dans les Yvelines, 8 dans l'Essonne, 4 dans les Hauts-de-Seine, 6 en Seine-St-Denis, 8 dans le Val-de-Marne et 8 dans le Val d'Oise.

De manière générale, « 500 nouveaux cas sont déclarés par jour alors que nous étions à 200 à la mi-mai et une centaine à la fin du mois de juin. Le nombre de clusters a augmenté par rapport à la semaine dernière, mais reste constant ces derniers jours », indique l'ARS francilienne.

Certaines régions restent toutefois beaucoup plus épargnées : en Auvergne-Rhône-Alpes, 3 clusters actifs en milieu professionnel seulement ont été identifiés : deux en Haute-Savoie, et un dans la Drôme. En Bretagne, aucun cluster n'a été signalé en milieu professionnel.

Notre avis:

  • Nous le disons depuis la décision de BPCE Sa de stopper le travail à domicile, que cette décision était trop hâtive et en total décalage avec les principes de précaution sanitaire.
  • Nous pensons donc que cette entreprise a contribué à la recrudescence de nombre de cas rencontrés en région parisienne.
  • Nous parlions de responsabilité sociétale, nous continuons de penser que BPCE Sa a rater ce rôle.
  • Nous espérons que cette leçon pourra servir, dans le cas hautement risqué des retours des salariés  de toutes les régions  de vacances et que BPCE Sa adoptera enfin la sagesse en revenant à une large politique de travail à distance.

4 août 2020

Natixis : de plus en plus au cœur des grandes manœuvres et toujours dans le flou !

Natixis présentera les résultats de la revue de ses activités en novembre, annonce le nouveau directeur général
REUTERS04/08/2020 à 16:14

NATIXIS PRÉSENTERA LES RÉSULTATS DE LA REVUE DE SES ACTIVITÉS EN NOVEMBRE, ANNONCE LE NOUVEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL

NATIXIS PRÉSENTERA LES RÉSULTATS DE LA REVUE DE SES ACTIVITÉS EN NOVEMBRE, ANNONCE LE NOUVEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL

PARIS (Reuters) - Nicolas Namias, nouveau directeur général de Natixis, a annoncé mardi que la filiale cotée du groupe bancaire mutualiste BPCE présenterait en novembre les conclusions d'une revue de ses activités.

"Nous avons une revue en cours de certaines activités et nous donnerons davantage de précisions à ce sujet début novembre", a déclaré Nicolas Namias, qui vient de succéder à François Riahi à la tête de Natixis.

Natixis doit présenter le 5 novembre ses objectifs pour 2021 et un nouveau plan stratégique doit être présenté en juin 2021.

(Mathieu Rosemain, édité par Myriam Rivet et Henri-Pierre André)

REUTERS04/08/2020 à 16:14

Notre avis:
  • Nous vous l'écrivons depuis pas mal de temps.
    • Natixis est dans la tourmente ( et ce n'est que le début !)
  • La banque d'investissement a annoncé le départ de son directeur général François Riahi pour « divergences stratégiques ». Il est remplacé par Nicolas Namias, l'actuel directeur en charge des finances et de la stratégique au sein de la maison mère BPCE.
    • Ce qui nous interpelle le plus, ce n'est pas le "débarquement" du patron de Natixis, compte tenu du nombre d'articles décrivant les anomalies émaillant la gestion de cette Banque, mais le temps qu'il a fallu pour que cette décision soit prise ! 
    • De plus, il est annoncé " des divergences stratégiques", sans que l'on sache très bien, quelle était la stratégie de l'ancien DG, ni celle du nouveau, ni en quoi elles divergent 
      • A suivre !






26 juillet 2020

Des aventures financières ( sans filet) qui coûtent chères !


24/07/2020 - Goldman Sachs va revendre Meilleurtaux au fonds Silver Lake selon les révélations de l’Agefi. A l’occasion de cette nouvelle opération, le courtier en crédit serait valorisé près de 700 millions d’euros, selon les informations détenues par le quotidien.


  • Goldman Sachs pourrait annoncer dans les prochains jours la cession de sa participation majoritaire dans le courtier français en crédit Meilleurtaux. Finizy, la holding de contrôle du groupe, réalisant aujourd’hui 60% de son activité en dehors de l’immobilier serait en effet sur le point de tomber dans l’escarcelle du fond Silver Lake.

Le groupe bancaire BPCE, sous la présidence de François Pérol avait vendu son courtier en ligne en crédit immobilier au fonds Equistone, Partners Europe - ex-Barclays Private Equity - en 2013 conformément à son plan de cession de ses activités non stratégiques. 
  • La transaction s'était élever à 23 millions d'euros en contrepartie de sa cession au fonds d'investissement 100% de sa participation dans le capital de Meilleurtaux.com.  

La Caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE) avait acquis en septembre 2007 une participation de 50,14% du capital de Meilleurtaux pour 70 millions d'euros auprès de son PDG Christophe Crémer qui l'avait introduite en Bourse en 2005 avant d'être révoqué fin 2008. BPCE l'avait retiré de la Bourse en 2009 après avoir racheté les participations des actionnaires minoritaires, faisant ainsi grimper son acquisition autour de 150 millions d'euros. 
La structure du courtier a été profondément remodelée, depuis son passage dans le giron de BPCE: toutes ses succursales détenues en propre ont notamment été fermées et le groupe s'appuie désormais sur un réseau de franchisés. 
Notre avis : 

  • Au total, à une première perte à la revente de 127 millions (150-23) en 2013, s’ajoute maintenant un manque à gagner pour le groupe de 677 millions d’euros.

Belle leçon d’anticipation de la part de nos dirigeants qui cherchent aujourd’hui à rationaliser et réduire les coûts du groupe dont les charges d’exploitation dans un contexte de pression sur les revenus qui risque de perdurer.
  • La chasse au potentiel de réduction des coûts à coup de missions d’audit d’Alvarez & Marsal aux conclusions pessimistes annonçant des coupes sombres des effectifs au prétexte d’un impératif de rupture et d’accélération dans la gestion de la transformation n’est-elle pas en fait la solution qu’a trouvé le groupe pour éponger les pertes et manques à gagner faute de saine gestion anticipative ces dix dernières années :
    •        MeilleurTaux avec un manque à gagner de 677 millions d’euros,

-        les placements aventureux et les ventes à perte ayant coûté cher à la suite des dépréciations sur l’acquisition de FIDOR.
  • après avoir racheté Fidor Bank en 2016, le groupe BPCE a enchaîné les échecs en provisionnant une perte de 148 millions d’euros sur un actif qu’il jugeait en mai 2019 désormais « non stratégique » Une somme à laquelle il faut ajouter une recapitalisation à hauteur de 89 millions d’euros. 
  • Ce n’est pas tout. La néobanque, finalement jamais lancée en France avait signalé une série de mauvais placements peu avantageux pour les dépôts des clients et leur rémunération qu’aucun audit avant son acquisition n’avait pu révéler.
  • -        Dépréciation sur les fonds H2O,
  • -        Moins-value récente sur cession de Coface.


18 juillet 2020

Natixis: Grandes manœuvres suite et surement pas fin !

NATIXIS : BPCE étudie l'opportunité du rachat de 30% de Natixis-FT

 
17/07/2020 | 16:07
17 juillet (Reuters) -
* BPCE ÉTUDIE L'OPPORTUNITÉ DU RACHAT DE 30% DE NATIXIS QU'IL NE POSSÈDE PAS ENCORE-FT (Rédaction de Paris)

DOW JONES |  | 

NATIXIS
BPCE dément préparer un projet doffre publique sur les actions Natixis | Crédits photo : REUTERS/Bobby Yip
PARIS (Agefi-Dow Jones)--Le groupe BPCE a annoncé vendredi dans un communiqué "ne pas avoir l'intention de déposer un projet d'offre publique sur les actions Natixis".
Le groupe a publié son communiqué après la clôture de la Bourse de Paris, à "la suite de récentes rumeurs de presse".
Le Financial Times a précédemment rapporté vendredi que BPCE avait récemment étudié le rachat des 30% qu'il ne détient pas dans sa filiale cotée Natixis, dont les actions ont fortement chuté depuis le début de la crise du Covid-19. Le FT avait ajouté que d'autres options étaient également envisagées et que le lancement d'une telle opération n'était absolument pas certain.
Dans son communiqué, BPCE a souligné que l'établissement coopératif menait "en permanence des réflexions stratégiques sur les possibles évolutions de l'organisation du groupe".
L'action Natixis a clôturé en hausse de 4,1% à 2,53 euros.
-Eric Chalmet et François Berthon, Agefi-Dow Jones; +33 (0)1 41 27 47 95; echalmet@agefi.fr ed: VLV
Agefi-Dow Jones The financial newswire
Dow Jones Newswires
July 17, 2020 12:03 ET (16:03 GMT)
Notre avis:
D'une part, nous pensons que de toute façon si BPCE Sa lançait ce genre d’opération, elle ne le crierait pas sur les toits avant le lancement.
D'autre part, si ce genre d'opération était lancéé, on s"interroge sur le prix.
Car n'oublions pas que ce groupe "mutualiste" a fait ponctionner les livrets d'épargne par les clients, pour leurs vendre des actions  "Natixis" à 19,55 euros.
BPCE Sa proposerait un prix de rachat à moins de 3 euros, très étrange forme de mutualisme !!!  

17 juillet 2020

Natixis: encore les grandes manœuvres !

* NATIXIS va fusionner ses activités de crédit dans les secteurs des matières premières et des infrastructures, une réorganisation qui pourrait se traduire par des suppressions de postes, ont déclaré plusieurs sources à Reuters

16 juillet 2020

Covid-19 : la Seine-Saint-Denis repasse au-dessus du seuil de vigilance Avec un taux d’incidence de 10,1 contaminations pour 100 000 habitants, recensé dans la semaine du 6 au 12 juillet, le 93 a de nouveau dépassé le seuil de vigilance au Covid-19. Ce n’était pas arrivé depuis fin mai. Paris est juste derrière avec un taux à 9,9.


Le VIRUS revient en force:

  •  Des clusters de plus en plus nombreux, 
  • Des pays qui reconfinent, 
  • Port du masque obligatoire dans les lieux fermés dans les prochains jours. 
  • Des régions devant tester tous ses habitants.
  • Des cas avérés à BPCE Sa et des suspicions encours.
 Les risques augmentent de jours en jours et il serait irresponsable de penser que l'on peut revenir immédiatement à la vie normale.


  • Malgré cela, la Direction maintien sa décision de faire travailler les salariés sur site.


Comme nous l'avions écrit, nous pensons que tout cela était prématuré et facteur de mise en danger de la santé des salariés de la communauté BPCE.

Nous pensons que le choix de ce retour si rapide est purement idéologique et en décalage avec les politiques de nombreuses entreprises.

  • Vous pouvez toujours lire notre tract du 5 juillet intitulé " et la sagesse bordel! "




  • Il est toujours très clair que si ce choix de la Direction avait des conséquences dramatiques,  , nous prendrions nos responsabilités, comme nous le faisons systématiquement !

9 juillet 2020

Par le cabinet qui a présenté le projet "OPAL" à BPCE Sa, La banque de détail se cherche un nouveau modèle



Franck Joselin  08/07/2020 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H
Le cabinet de conseil Alvarez & Marsal estime que les banques de détail françaises vont devoir drastiquement réduire leurs coûts pour pallier leur baisse de revenus et la hausse du coût du risque.


Le titre de l’étude d’Alvarez et Marsal, «Banque de détail, un modèle économique à bout de souffle ?», a beau être à la forme interrogative, ses conclusions laissent assez peu de place au doute. Le cabinet de conseil en transformation d’entreprises et en restructuration estime en effet que le modèle économique des banques de détail françaises est «dépassé» et «en déclin». Dans les prochaines années, elles devront donc mettre en place des mesures d’économies drastiques.
Les banques sont actuellement confrontées à un «effet ciseau», avec une baisse de leurs revenus accompagnée d’une hausse du coût du risque - particulièrement bas ces dernières années -, cela principalement à cause de la crise du Covid-19. «Les banques de détail subiraient une baisse du résultat d’exploitation de 10,6 milliards d’euros dans un scénario de crise modérée (chute du produit net bancaire de 8% et hausse du coût du risque de 200%)», peut-on lire dans l’étude. 
Pour faire face à cette situation, le consultant estime que des économies pourraient être faites via la fermeture d’agences, qui pourrait engendrer une baisse de charges de 5 milliards d’euros, ou la digitalisation de certains services, pour une économie de 3 milliards d’euros supplémentaires. Cependant, «dans un contexte social sensible, la priorité doit être portée sur la réduction de la dépense externe qui représente 40% des dépenses des banques de détail», estime Alvarez & Marsal.
La récente crise n’est cependant pas, selon le cabinet, le seul facteur de déclin des banques de détail en France. 
Sur les 5 dernières années, leur coefficient d’exploitation s’est structurellement dégradé, passant de 66% en 2014 à 70% en 2019.  
Les raisons en sont anciennes et bien identifiées. 
En premier lieu, les taux d’intérêts durablement bas obèrent les marges nettes d’intérêt. 
Ensuite, la concurrence s’est accrue sur ce secteur, notamment avec le développement des néobanques et des banques en ligne. 
Les acteurs traditionnels sont par ailleurs confrontés à une surcapacité de leurs réseaux physiques, avec des clients qui se rendent de moins en moins en agence. Ils doivent aussi faire face à la transformation digitale, le tout dans un environnement réglementaire de plus en plus pesant. 
Quelle que soit la forme qu’elle prendra, une adaptation des banques à ces tendances de fond demeure donc inéluctable.
Notre avis:

Ce cabinet a fait une étude à BPCE Sa et en a déjà tiré des conclusions "saignantes" de réductions des charges.
La mise en oeuvre dans le cadre de la GPEC a été, jusqu'à présent lente au démarrage, mais nous ne doutons pas qu'il y aura un coup d’accélérateur, destructeur d'emplois dans les prochains mois.

7 juillet 2020

Sortie de l'état d'urgence sanitaire


 Inventaire des mesures sociales applicables au 1er juillet 2020 


  • Pour préparer la sortie de l'état d'urgence sanitaire prévue au 10 juillet et aider à la reprise de l'activité, de nouveaux textes instaurant des mesures d'urgence dérogatoires à la règlementation du travail, ont été publiés. 
    • Nous vous présentons un point sur l'état de la règlementation applicable au 1er juillet. 

Toutefois, un projet de loi , sans revenir sur la date de fin de l'état d'urgence fixée au 10 juillet, prévoit une période transitoire de quatre mois et demi, soit jusqu'au 31 octobre 2020, qui instaure un régime intermédiaire destiné à conserver un certain nombre de prérogatives pour le premier ministre et les préfets en vue d'accompagner le processus de sortie progressive de confinement à compter du 11 juillet. 
  • Ce projet de loi a été adopté définitivement le 1er juillet.

La loi fixant l'état d'urgence sanitaire du 23 mars 2020 a aussi autorisé le gouvernement à prendre des ordonnances pour déroger, notamment, à la règlementation du travail. Plus d'une quinzaine d'ordonnances sur ce thème ont déjà été publiées. Certaines modifiant des ordonnances déjà prises avec effet rétroactif. 
  • Ces ordonnances ont fait l'objet de projets de loi de ratification. A noter que, depuis une décision du Conseil constitutionnel du 28 mai 2020, il n'est plus nécessaire que l'ordonnance soit ratifiée pour avoir valeur législative; elle a désormais valeur législative, passé le délai d'habilitation même en l'absence de ratification; seule une loi peut modifier son contenu (décision QPC du 28 mai 2020).


5 juillet 2020

COVID BPCE Sa: un déconfinement à hauts risques.





 

Nos remarques complémentaires:

  • Alors que partout la prudence est encore de mise, que les clusters se multiplient, que des procédures de reconfinement se mettent en place, BPCE Sa ne trouve rien de mieux que de faire revenir la totalité de ses salariés sur site dès le 06/07.
    • La quasi totalité des banques ont une approche plus raisonnable !
  • Notre filiale Natixis, après avoir hésitée à avoir la même démarche, s'est dirigée vers la date du 20/07.
    • Monsieur MIGNON, on a l'impression que la santé des salariés de Natixis, vous est plus précieuse que celle des salariés de BPCE SA.
      • C'est toujours bon à savoir et ça pourra nous servir en cas d'épidémie.'' 
NEWS: Notre collègue Fabrice S a été arrêté à la fin de la semaine dernière pour suspicion de covid, attention à ceux l'ayant côtoyer la semaine dernière. Suivez la procédure !

Nous aurions aimé que notre démarche auprès de l'employeur soit collective avec l'ensemble des OS, certaines organisations syndicales n'ont pas voulu. On ne comprend pourquoi, dommage !!
  • si vous ne comprenez pas non plus, demandez leur et dites nous !




2 juillet 2020

L'AMF et la FCA s'intéressent de près aux actifs non cotés de H2O AM (suite et pas fin)



Le destin des dettes privées et actions non cotées liées au financier allemand controversé Lars Windhorst interroge les gendarmes français et britannique des marchés financiers.
AMF Paris. Autorité des Marchés Financiers (Arnaud Poilleux/Les Echos)
Par Bastien Bouchaud
Publié le 2 juil. 2020 à 18h15

H2O Asset Management, filiale de Natixis IM, est dans le viseur des régulateurs. Les gendarmes français et britannique des marchés financiers s'intéressent de près au sort des actifs non cotés liés au financier allemand controversé Lars Windhorst . 
  • Des dettes privées et actions non cotées qui empoisonnent la vie de H2O depuis plus d'un an. A l'époque, le « Financial Times » avait révélé que différents fonds de la société de gestion possédaient plus de 1 milliard d'euros de ces actifs illiquides . Les investisseurs avaient par la suite retiré environ 8 milliards d'euros d'encours des fonds gérés par H2O.

Cession des titres
La Financial Conduct Authority (FCA) et l'Autorité des marchés financiers (AMF) se penchent sur l'ensemble du parcours de ces titres émis par des sociétés liées au groupe Tennor, la holding de Lars Windhorst. Les superviseurs s'intéressent notamment aux raisons qui ont poussé H2O à participer aux placements de dette privée et aux levées de capitaux de Tennor Holdings. Les fonds gérés par H2O investissent principalement sur les marchés cotés, en pariant sur l'évolution des obligations, des devises et des actions, en général via des dérivés.
Les conditions de cession de certains de ces titres font également partie des sujets couverts par la FCA, d'après le « Financial Times ». La société de gestion a en effet signé un accord fin avril avec une société liée à Lars Windhorst, soutenue par un groupe d'investisseurs allemands, pour céder une partie de ses titres non cotés. 
  • Les conditions de la cession n'ont pas été rendues publiques, ce qui a amené un Lord britannique à demander à la FCA de s'assurer que les clients de H2O n'avaient pas été lésés dans l'opération.


Recrutement en cours
L'intérêt des régulateurs pour H2O intervient alors que la société de gestion a été prise à revers par la violente chute des marchés en mars. Plusieurs de ses fonds ont enregistré des pertes supérieures à 50 %, jusqu'à près de 80 %. 
  • A quoi se sont ajoutées des sorties d'environ 1 milliard d'euros depuis le début de l'année. La société de gestion compte désormais 22 milliards d'euros sous gestion, contre plus de 30 milliards en fin d'année dernière.

Entre la fuite des investisseurs à l'été dernier et les pertes brutales enregistrées par de nombreux fonds de H2O cette année, certains de ses fonds ont dépassé à plusieurs reprises des limites réglementaires . 
  • Du fait de ces titres, les plafonds réglementaires sur la proportion d'actifs non cotés ainsi que les limites sur le risque de contrepartie ont été dépassées. 
  • Au point d'inciter son actionnaire principal, Natixis IM, à s'engager à l'automne dernier dans une refonte de la gestion des risques . H2O AM recrute d'ailleurs actuellement un spécialiste de la conformité, chargé en premier lieu « de comprendre toute préoccupation ou question de l'AMF » et de s'assurer de leur réponse, ainsi que de gérer les audits requis par le régulateur français.