13 octobre 2018

Natixis SP / Ingenico quel avenir pour les salariés ?


Le spécialiste français des paiements Ingenico attise les convoitises
SOLENN POULLENNECANNE DRIFSHARON WAJSBROT Le 11/10 à 18:07Mis à jour à 19:28 


La filiale de BPCE, Natixis, envisage de rapprocher ses activités de paiement de celles du français Ingenico. Edenred serait aussi intéressé par un partenariat à l'heure où le secteur des paiements est en pleine consolidation.
Le mouvement de consolidation qui agite le secteur des paiements européens pourrait bientôt se faire sentir fortement en France. Jeudi, Natixis a dit explorer la piste d'un « rapprochement industriel de ses activités de paiements » avec celles du spécialiste hexagonal  des terminaux et services de paiements Ingenico . Sortie du bois à la suite de révélations de l'agence Bloomberg, la banque de financement et d'investissement de BPCE a indiqué qu'il s'agissait de « discussions préliminaires ». Elle a par ailleurs souligné qu'elle examinait « diverses options » pour participer à la consolidation du marché.
Des marques d'intérêts multiples
Ingenico a aussitôt bondi de plus de 12 % pour terminer en hausse de 7,85 %. Le groupe a reconnu « avoir fait l'objet d'approches préliminaires en vue d'une opération stratégique ». L'emploi du pluriel n'est pas anodin. Reuters a en effet affirmé jeudi que  le français Edenred , connu du grand public pour ses cartes et tickets restaurant, avait également marqué son intérêt pour le groupe. Edenred, avec lequel les discussions n'auraient pas démarré, n'a pas souhaité faire de commentaire. Cet été, déjà, Ingenico faisait l'objet de rumeurs. Les fonds de capital-investissement Bain, Hellman & Friedman et CVC étaient vus comme acheteurs potentiels. L'intéressé n'aurait toutefois pas donné suite à ces avances.
Sur le plan financier, la forme que pourrait prendre un rapprochement des deux prétendants avec Ingenico, valorisé à quelque 4 milliards d'euros en Bourse, reste floue. Les investisseurs sont réservés sur le projet à en croire la chute des cours d'Edenred et de Natixis, qui ont reculé de 3,1 % et 4,6 % jeudi. Du côté de  la filiale de BPCE dirigée par François Riahi en tout cas, l'option envisagée aujourd'hui ne serait pas celle d'un rachat mais plutôt d'un apport de ses activités de paiements à Ingenico en échange d'une prise de participation. Auparavant disséminées dans tout le groupe mutualiste,  ces activités ont été regroupées en 2017 au sein de Natixis Payment Solutions.  « Nous ne sommes pas arrêtés sur la forme que pourrait prendre un rapprochement, nous n'en sommes pas là, les discussions sont récentes », indique-t-on du côté d'Ingenico.
Un secteur bousculé par de nouveaux entrants
Sur le plan stratégique, un partenariat entre Ingenico et Natixis Payment Solutions aurait plusieurs avantages. Les clientèles de commerçants des deux groupes apparaissent complémentaires. Natixis pourrait renforcer l'ancrage hexagonal d'Ingenico tout en profitant de l'emprise  internationale de ce dernier (il vient de se renforcer en Allemagne) . Enfin, la banque, qui s'est montrée à l'offensive dans les paiements en réalisant des acquisitions (Payplug ou  Dalenys ) ou en se posant en pionnier  dans le paiement instantané ou sur mobile ( avec Apple Pay, Samsung Pay, etc. ), pourrait apporter à Ingenico des expertises ciblées.
Autant d'éléments qui pourraient redonner de l'allant à Ingenico dont le cours de Bourse était déprimé depuis le début de l'année,  au grand dam de ses dirigeants. Ce partenariat stratégique interviendrait à l'heure où le secteur des paiements est en pleine consolidation. Les acteurs traditionnels dont les systèmes informatiques commencent à vieillir sont bousculés par la montée en puissance de fintechs, tels que le néerlandais  Adyen ou l'allemand  Wirecard , dont les valorisations dépassent respectivement 16 et 19 milliards d'euros.
Par ailleurs, dans une industrie où les volumes permettent de tirer son épingle du jeu, tous les spécialistes sont engagés dans une course à la taille. En atteste le rachat du  britannique Worldpay (autrefois convoité par Ingenico) par l'américain Vantiv pour 7,7 milliards de livres (8,8 milliards d'euros) ou encore plus récemment  l'acquisition par Worldine (filiale du français Atos) de la division services de paiement du groupe suissdemain.e Six pour 2,3 milliards d'euros.

Solenn Poullennec, Anne Drif, Sharon Wajsbrot

Notre avis:
DOIT-on bien comprendre que les salariés NPS, deviendraient, salariés INGENICO ?
Nous interpellerons la direction dès demain.

Et après quel schéma pour " Natixis Assurances"

12 octobre 2018

Bien joué Mr Pérol, on a l'air de bien s'amuser chez Rothschild !

Notre avis:

Lui qui nous disait que dans les banques mutualistes,

 "on pouvait mourir d'ennui mais pas de faim".

on peut comprendre son choix !


Financiers suisses et drag queen invités au bal Rothschild.

Quand Ariane de Rothschild, présidente du directoire du groupe Edmond de Rothschild décide de faire la fête, cela donne un détonnant mélange : banquiers, skippers, artistes, agriculteurs écolo et drag queens.

Priscilla folle du désert, les invités surprise du bal Rothschild
La troupe de la comédie musicale Priscilla folle du désert s'invite par surprise au bal Rothschild.

Devenir manager ne fait plus (autant) rêver

Quel est le moteur des salariés dans leur carrière? Plus tellement de devenir manager. C'est l'un des enseignements du dernier baromètre Cegos qui pointe aussi la baisse de moyens, de disponibilité -et de moral- de ceux qui exerce la fonction. Plus d’un manager sur deux estime qu’il est plus difficile de diriger aujourd’hui qu’hier.

Un homme énervé sur son bureau
La fonction de manager ne fait plus rêver.
SIPA
Fini le cliché si eighties du manager euphorique, galvanisant les troupes à coups de karting et de brainstorming collectif? Aujourd’hui, la fonction managériale perd quelque peu de sa superbe –notamment du côté de la hiérarchie intermédiaire. C’est ce que révèle le dernier baromètre Cegos, qui met en exergue, en ce début d’octobre 2018, un vrai coup de mou parmi cette population. Une étude qui tire aussi la sonnette d’alarme: si 84% des managers se voient encore à ce poste dans les cinq années à venir… les deux tiers des salariés n’aspirent plus du tout à accéder eux-mêmes à cette fonction. Une vraie crise de motivation.
Sur le papier, pourtant, le job de manager continue à séduire et à motiver. Selon le baromètre Cegos, plus d’un manager sur deux aujourd’hui l’est devenu par choix, porté par des mobiles et aspirations plutôt louables: accompagner le développement des hommes et des femmes et de leurs aptitudes (53%); être associé aux décisions stratégiques de l’entreprise (40%); accompagner humainement les projets de transformation de l’entreprise (39%)… Sans surprise, 44% aspirent aussi à plus de reconnaissance et de salaire en accédant à ce poste. Plus étonnant (et réjouissant): chez les plus jeunes, les 18-25 ans, l’envie d’accompagner l’épanouissement des collaborateurs (62%) et la transformation de l’entreprise (54%) est encore plus forte que la moyenne parmi les moteurs pour devenir manager. Idem chez les 60 ans et plus. Quand le facteur statutaire et pécunier perd nettement du terrain dans les deux classes d'âge.

Manque de soutien des directions

Sur le fond, la crise économique et ses rationalisations à tout crin, a laissé ses stigmates. Moins de temps, moins de moyens, toujours plus de performance demandée à très court terme… plus d’un manager sur deux (54%) estime qu’il est plus difficile de diriger aujourd’hui qu’hier. Cette déception s’exprime et s’explique d’abord par le sentiment de «ne pas se sentir soutenu par la direction, trop éloignée du terrain, soulignent les auteurs de l’étude. Ces managers ont aussi le sentiment de devoir appliquer des solutions peu adaptées aux besoins de leurs équipes.»
Viennent ensuite les doléances sur un manque de moyens, de formation, de temps pour réaliser les tâches… et un manque de reconnaissance globale du manager actuel. Un désenchantement -crise de légitimité?- qui pointait déjà dans le dernier baromètre Cegos de décembre 2017: si 75% des managers estimaient alors que leur travail était davantage une source d'épanouissement que de contraintes, la tendance était en recul par rapport à 2016 (-2 points). Quand le sentiment «d’apprendre en permanence dans son travail» chutait de 5 points sur un an!

Hiatus entre managers et salariés

A ces états d’âme s’ajoute enfin la demande croissante dans les entreprises comme chez les Millenials, de (toujours) plus de transversalité dans l’entreprise. Internet et la déferlante digitale sont passés par là. Plus de temps à perdre en process hiérarchique ou en réunionnite aiguë? Ce qui semble le plus important pour les chefs d’équipes, tous âges confondus, c’est le management individuel et la montée en compétences de leurs collaborateurs (54%), bien plus que le reporting (9%), les relations avec les partenaires sociaux (16%!), ou même la nécessite de jouer les relais sur la stratégie de l’entreprise (28%). «On retrouve le phénomène bien connu du ‘marteau et de l’enclume’, analyse Christophe Perilhou, directeur «learning and solutions» (solutions de formation) de Cegos. Avec des managers de proximité tiraillés entre l’envie de répondre aux besoins de leurs équipes et les attentes de leurs directions.»
Un peu de baume au cœur (tout de même) pour ces responsables en plein questionnement existentiel: globalement, les managers surestiment les reproches qui leurs sont faits par leurs troupes. Ainsi, 40% d’entre eux pensent qu’un manque de bienveillance et d’écoute leur est reproché par les salariés… alors que seul un salarié sur quatre leur fait effectivement cette critique. Même tendance pour le manque de proximité et de disponibilité (50% annoncés chez les managers versus 40% déclarés chez les salariés), ou encore le manque de confiance en l’équipe et l’excès de contrôle, évoqué par 41% des managers… et dénoncé par seulement 28% des salariés. Un sacré hiatus. Né d'un manque de communication entre les deux parties... ou du manque de temps pour communiquer?
Notre avis:
Nous ne pouvons qu'être d'accord avec les 
résultats de cette étude.
Les constatations sont celles que nous avons 
dans cette entreprise, avec le sentiment que les 
DRH ont des méthodes très datées et jouent 
souvent très loin du ballon.

11 octobre 2018

Natixis confirme son intérêt pour Ingenico


REUTERS•11/10/2018 à 08:28
NATIXIS CONFIRME SON INTÉRÊT POUR INGENICO
NATIXIS CONFIRME SON INTÉRÊT POUR INGENICO
PARIS (Reuters) - Natixis a confirmé jeudi son intérêt pour un rapprochement de ses activités de paiement avec celles du groupe Ingenico.
"Natixis confirme son intérêt à explorer la logique d'un rapprochement industriel de ses activités de paiement avec celles du groupe Ingenico et avoir des discussions préliminaires en cours sur ce sujet", précise le groupe bancaire dans un communiqué à la suite de la publication d'articles dans la presse à ce sujet.
"Natixis a indiqué de manière claire que le développement de son activité paiement et les investissements dans cette activité font partie de sa stratégie, y compris en participant à la consolidation du marché, et continue de revoir ses diverses options à cet effet", ajoute la banque, qui dispose d'une filiale dédiée, Natixis Payment Solutions.
Natixis, filiale du groupe mutualiste BPCE, dit rester engagée à respecter une discipline financière stricte dans la limite rappelée le 12 septembre 2018 pour les investissements.
(Jean-Michel Bélot)

Réforme des retraites: l'exécutif rend ses premiers arbitrages



Par Challenges.fr le 10.10.2018 à 11h24
Pensions de réversion, primes des fonctionnaires, âge légal de départ en retraite, majoration dès le premier enfant : le gouvernement a dévoilé mercredi 10 octobre les "premiers grands principes" de sa future réforme des retraites.

Des cotisations jusqu'à 10.000 euros de revenus mensuels, avec prise en compte des primes des fonctionnaires, et des pensions majorées dès le premier enfant: le gouvernement a dévoilé mercredi 10 octobre les "premiers grands principes" de sa future réforme des retraites.
Après des mois de concertation, le Haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye a présenté aux partenaires sociaux une quinzaine de lignes directrices, reprenant en partie les engagements d'Emmanuel Macron.

Un futur système "universel"
Le futur système "universel" qui "remplacera les 42 régimes de retraite existants" sera ainsi "public, par répartition" comme aujourd'hui, ce qui implique que "tous les assurés" y cotiseront "dans la limite de 120.000 euros bruts annuels" de revenus d'activité, selon un document dont l'AFP a obtenu copie.
Autre promesse du chef de l'État, "un euro cotisé vaudra les mêmes droits pour chaque Français", ce qui aura pour conséquence que "les salariés et les fonctionnaires cotiseront au même niveau".
Dans la fonction publique, les primes des agents civils et militaires "seront prises en compte pour le calcul des droits à retraite", ce qui n'est pas le cas actuellement. Les travailleurs indépendants, en revanche, "bénéficieront d'un régime de cotisations adapté afin de ne pas bouleverser les équilibres économiques de leur activité".
Des points pour calculer les pensions
Ces cotisations seront converties en points, qui seront "accumulés tout au long de la vie" et "enregistrés sur un compte unique" pour calculer les futures pensions. "Les interruptions d'activité" comme le chômage, l'invalidité, la maladie ou la maternité resteront compensées dans ce système par points, qui accordera une bonification "pour chaque enfant, dès le premier enfant" et non plus à partir du troisième.
La réforme maintiendra en outre des pensions de réversion pour les veuves et veufs et un minimum de pension pour les bas salaires et les carrières hachées. Enfin, l'âge légal "à partir duquel on pourra liquider ses droits restera fixé à 62 ans".
La réforme ne concernera ni les retraités actuels, ni "ceux qui seront à moins de 5 ans de l'âge de départ lors de l'adoption de la loi", dont la discussion au Parlement est envisagée "dans le courant de l'année 2019". Pour tous les autres, la transition "sera très progressive" et les droits acquis "avant l'entrée en vigueur du nouveau système seront conservés à 100%".
(Avec AFP)


10 octobre 2018

La branche de l'assurance ajuste son régime frais de santé !


Une prise en charge en complément de la sécurité sociale en cas de reprise d’activité d’un salarié à mi-temps thérapeutique : c'est l'une des innovations contenues dans l'accord frais de santé conclu par la branche de l'assurance le 25 septembre dernier, a annoncé la Fédération française de l’assurance (FFA) dans un communiqué du 8 octobre.
09/10/2018  Fil AFP Liaisons Sociales

La branche de l'assurance ajuste son régime frais de santé
©


Le texte, qui a été signé par la Fédération française de l’assurance (FFA), côté patronal, et par les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC et Unsa (CGT et FO ont annoncé qu'ils seraient pas signataires), concerne quelque 200 000 personnes, salariés et ayant-droits de la branche. En matière d'amélioration des garanties, le nouveau régime interviendra donc, à compter du 1er janvier 2019, en complément de la sécurité sociale en cas de reprise d’activité d’un salarié à temps partiel pour motif thérapeutique. « C'est une demande patronale que nous avons soumise à la négociation. Les DRH entendent encourager les collaborateurs qui reprennent le travail en mi-temps thérapeutique », indique Laurent Tissot, sous-directeur à la direction des affaires sociales de la FFA.
Tarification forfaitaire à deux niveaux
Parmi les autres nouveautés, les signataires ont décidé de revoir la structure de financement de la cotisation santé. Selon Alexis Meyer, directeur des affaires sociales de la FFA, « cet accord met fin à une situation atypique car notre régime global santé et prévoyance (Régime Professionnel de Prévoyance, datant de 1962, NDLR) était financé via une cotisation unique assise sur le salaire. » Les partenaires sociaux ont donc décidé de mettre en place une tarification forfaitaire à deux niveaux : l’un pour les salaires inférieurs ou égaux au plafond de sécurité sociale, l’autre pour les salaires supérieurs. Autre avantage : le calcul de la couverture santé sera facilité au regard de la loi Evin, dont l'article 4 prévoit le maintien des garanties pour les anciens salariés.
Par ailleurs, une clé de répartition, fixée à 95 % pour les employeurs et 5 % pour les salariés, est désormais inscrite dans l’accord. « Cette nouvelle répartition du financement se traduira par un gain financier pour tous les salariés de la branche », estime la FFA. Avec toutefois une prime pour les gros salaires.
A noter qu'à partir du 1er janvier prochain, la gestion des régimes santé et prévoyance de l’assurance, jusque-là assurée par B2V Gestion, sera confiée à Cegedim.
J.-F. Rio

8 octobre 2018

Du CHSCT au CSE, suivez le guide ! début première partie

Comme prévu par les Ordonnances Macron, nous aurons l'an prochain à refaire  à BPCE Sa, des élections professionnelles ( fin 2019) sur la base du remplacement du Comité d'Entreprise, des délégués du personnel et du CHSCT, par un CSE ( Comité social et Economique )



Voici les  premiers éléments sur le transferts des missions du CHSCT au CSE



à suivre demain. ( Merci au cabinet éthix)

5 octobre 2018

Loi Pacte : l'Assemblée adopte des mesures pour encourager l'épargne salariale


 05h25, le 05 octobre 2018, modifié à 06h32, le 05 octobre 2018


Europe1

Selon le gouvernement, le système profite pour l'instant trop souvent aux salariés les mieux payés. Le projet de loi instaure la suppression du forfait social au sein des plus petites entreprises. 
L'Assemblée nationale a adopté jeudi des mesures pour encourager l'épargne salariale en la répartissant mieux dans les entreprises et en faisant en sorte que davantage de salariés en bénéficient, dans le cadre du projet de loi Pacte.
Un système pas assez répandu dans les petites entreprises. Lancée par le général de Gaulle en 1967, l'épargne salariale est un système collectif permettant aux salariés - et assimilés - de récolter les "dividendes du travail". Il s'agit de verser à chacun une prime liée à la performance de l'entreprise (intéressement) ou représentant une quote-part de ses bénéfices (participation), sommes qui peuvent être versées directement ou déposées sur un plan d'épargne salariale
Mais ce système n'est pas assez répandu dans les petites entreprises et profite trop souvent aux salariés les mieux payés, selon le gouvernement qui prône plus de "justice". Près de 70% des entreprises de plus de 250 salariés ont ainsi accès à au moins un dispositif alors que moins de 10% des salariés des plus petites entreprises en bénéficient, a affirmé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. "La participation et l'intéressement, c'est pour les grands et pas pour les petits", a-t-il résumé.
Suppression du forfait social dans certains cas. Le forfait social, contribution patronale payée sur les sommes versées, est l'un des responsables de cette situation, selon le gouvernement, parce qu'il dissuaderait les dirigeants de mettre en place des accords d'épargne salariale. Le projet de loi instaure sa suppression pour les entreprises de moins de 250 salariés en ce qui concerne l'intéressement, et pour les entreprises de moins de 50 salariés pour ce qui est de la participation.
Droite et centre-droit ont estimé que le gouvernement n'allait pas assez loin et ont proposé, sans succès, de l'étendre à l'ensemble des entreprises. Bruno Le Maire s'y est opposé pour cause de coût qui viendrait s'ajouter aux 440 millions euros de manque à gagner engendrés par la mesure de Pacte. La suppression partielle du forfait social va "aggraver les comptes de la Sécurité sociale", a déploré l'Insoumis Adrien Quatennens qui a demandé, en vain, la suppression de l'article comme les communistes. Pour la gauche de la gauche, favoriser l'épargne salariale "est un moyen détourné d'éviter les augmentations de salaires".

4 octobre 2018

L’échéancier de mise en œuvre de la réforme de la formation et de l’alternance est fixé


Le gouvernement a mis en ligne, le 1er octobre, l’échéancier de parution des textes réglementaires d’application de la loi Avenir professionnel du 5 septembre 2018. S’agissant de la réforme de la formation, de très nombreux textes sont attendus au dernier trimestre 2018 pour adapter le CPF, le plan de développement des compétences ou l’apprentissage. D’autres, tels que ceux encadrant la qualité de la formation attendront l’année 2019.
04/10/2018  Liaisons Sociales Quotidien, 04/10/2018

Échéancier des mesures d’application de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, mis en ligne le 1er octobre 2018
L’échéancier de mise en application de la loi Avenir professionnel, rendu public le 1er octobre, recense pas moins de 176 mesures réglementaires. Celles-ci devraient être regroupées au sein d’une centaine de décrets dont 60 à 70 mettront en œuvre la réforme de la formation (sur le calendrier de publication des mesures d’application des autres volets de la loi, v. l’article suivant).
L’alimentation et l’abondement du CPF en euros
La publication d’un premier texte réglementaire relatif au compte personnel de formation (CPF) est annoncée pour le 31 octobre qui devrait préciser les modalités de conversion en euros des heures inscrites sur les comptes avant le 1er janvier 2019. Le chiffre initialement annoncé par le ministère du Travail était de 14,28 € par heure de formation mais, selon des proches du dossier, d’autres hypothèses allant jusqu’à 16, voire 20 € semblent maintenant envisagées.
Puis, un ou plusieurs décrets simples ou en Conseil d’État regroupant une grande partie des mesures relatives au compte devraient paraître le 30 novembre 2018. Le montant annuel d’alimentation et le plafond du compte seront ainsi fixés en euros. D’après le ministère, l’alimentation du CPF devrait se faire à hauteur de 500 € par année de travail au moins à mi-temps dans la limite d’un plafond de 5 000 €. Pour les salariés peu ou pas qualifiés, l’alimentation serait fixée à 800 € par année de travail dans la limite d’un plafond de 8 000 €. Ces textes définiront aussi les conditions dans lesquelles les financeurs verseront les sommes correspondant à des abondements du CPF à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Ils détailleront aussi les conditions dans lesquelles un accord d’entreprise ou, à défaut, de branche pourra prévoir des modalités d’alimentation du compte plus favorables dès lors qu’elles sont assorties d’un financement spécifique à cet effet.
D’autres textes réglementaires, dont la publication devrait intervenir courant novembre 2018, détermineront les conditions dans lesquelles le CPF pourra être abondé par les organismes chargés de la gestion de la branche AT-MP ou par la Cnam dans le cadre du compte professionnel de prévention (C2P).
Un décret annoncé pour le 14 décembre 2018 précisera le montant de la majoration qui sera réservée aux bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH).
Un autre décret dont la publication attendra l’année 2021 déterminera les modalités de revalorisation des droits à alimentation et des plafonds du CPF.
Les conditions de mise en œuvre du CPF réformées
Les textes réglementaires attendus pour le 30 novembre doivent aussi préciser les nouvelles modalités de mise en œuvre du CPF qui s’appliqueront à compter de l’année prochaine. Ils définiront les conditions d’éligibilité au CPF de certaines actions de formation, mais aussi des bilans de compétences et de la préparation de l’épreuve du code de la route et du permis de conduire (groupe léger et lourd). Les délais de réponse de l’employeur à une demande d’autorisation d’absence du salarié dans le cadre du CPF, pour une formation suivie en tout ou partie pendant le temps de travail seront également précisés. Ces décrets fixeront aussi les conditions spécifiques de mise en œuvre du CPF applicables aux demandeurs d’emploi, aux indépendants et aux personnes handicapées accueillies en établissement ou service d’aide par le travail (Esat). Ils organiseront par ailleurs, la gestion du compte par la CDC.
L’organisation du PTP
Les projets de transition professionnelle (PTP) intégreront le CPF et prendront la place du congé individuel de formation (CIF) en 2019. Leurs modalités de mise en œuvre devraient être connues dans le cadre du ou des décrets attendus pour le 14 décembre. Ils détermineront l’ancienneté minimale dont les salariés devront justifier pour en bénéficier. Ils organiseront les modalités d’accompagnement préalable des salariés et encadreront la prise en charge financière des PTP. Ils fixeront aussi la rémunération minimale à laquelle le salarié a droit ainsi que les modalités de son versement, notamment dans les entreprises de moins de 50 salariés. Les mêmes textes prévoiront les modalités liées à l’agrément des commissions paritaires interprofessionnelles régionales (CPIR) et à leur prise en charge des PTP.
L’adaptation de l’entretien professionnel
Un des textes réglementaires attendus pour le 30 novembre précisera aussi les conditions d’abondement du CPF des salariés dont l’employeur n’a pas respecté ses obligations liées à l’entretien professionnel. Cet abondement concernera ceux qui n’ont pas bénéficié d’un entretien professionnel tous les deux ans et d’au moins une formation non obligatoire au cours des six dernières années. Les décrets fixeront aussi le montant de la pénalité que devront verser les employeurs concernés.
Le renforcement du CEP
La loi Avenir professionnel renforce le conseil en évolution professionnelle (CEP). Le décret attendu pour le 31 octobre prévoira les modalités selon lesquelles les institutions, organismes et opérateurs chargés du conseil en évolution professionnelle (CEP) assureront l’information directe des personnes sur les modalités d’accès à ce conseil et sur son contenu. Les textes attendus le 30 novembre prévoiront les modalités d’organisation du CEP par France compétences, ainsi que celles de son financement dédié. Un texte, à paraître au 14 décembre 2018, doit déterminer les conditions selon lesquelles les opérateurs du CEP qui ne partagent pas les données relatives à leur activité de conseil perdront leur capacité à délivrer le CEP.
L’évolution des actions de formation et la certification des formateurs
Dans le cadre de la nouvelle définition de l’action de formation, un décret dont la publication est envisagée pour le 15 novembre reviendra sur les modalités permettant de réaliser une formation en tout ou partie à distance. Mais de manière tout à fait inédite, il définira aussi les modalités encadrant la possibilité d’organiser des actions de formation en situation de travail.
Quant au décret qui définira les modalités de mise en œuvre des dispositions légales relatives à la qualité des formations, sa publication est prévue pour mars 2019. En revanche, le très attendu décret, qui définira les critères qui guideront la certification des organismes de formation afin de leur permettre de bénéficier de financements issus de fonds publics ou mutualisés, est simplement annoncé au cours de l’année 2019. Il prévoira aussi le référentiel national fixant les indicateurs qui permettront d’apprécier le respect des critères de qualité, ainsi que les modalités d’audit associées qui devront être mises en œuvre.
La formation dans l’entreprise
Un décret à paraître le 15 novembre mettra la partie réglementaire du Code du travail à jour de la suppression de la distinction entre action d’adaptation et action de développement des compétences au sein des plans de formation. Il prendra en compte leur remplacement par le plan de développement des compétences et intégrera la nouvelle distinction entre les actions de formation en fonction de leur caractère obligatoire ou non.
Un autre texte réglementaire attendu pour le 14 décembre devrait fixer les modalités d’application des exceptions au maintien par l’entreprise de la rémunération pendant les formations non obligatoires. En effet, un accord collectif d’entreprise ou, à défaut, de branche pourra déterminer les actions pendant lesquelles la rémunération ne sera pas maintenue pour une durée limitée. Et en l’absence d’accord, la formation pourra aussi se dérouler hors du temps de travail pendant 30 heures par an et par salarié (ou 2 % du forfait pour les salariés au forfait annuel en heures ou en jours).
Les aménagements de la VAE
L’ensemble des modalités de mise en œuvre des dispositions relatives à la validation des acquis de l’expérience doivent être publiées dans un ou plusieurs décrets dont la parution est envisagée pour le mois de janvier 2019. Les textes préciseront le délai et les modalités selon lesquels l’employeur peut refuser pour raison de service une autorisation d’absence pour suivre une formation sur le temps de travail. Ils définiront le niveau de qualification en dessous duquel la durée de l’autorisation d’absence pour formation pourra être augmentée par convention ou accord collectif.
Ces décrets détermineront quels sont les frais de procédure et d’accompagnement pouvant être pris en charge dans le cadre de la VAE et les motifs susceptibles de justifier un refus de cette prise en charge.
Le nouveau cadre de l’apprentissage
Plusieurs décrets sont attendus pour organiser la réforme de l’apprentissage. Le 31 octobre 2018 devrait paraître le décret sur l’aide unique à l’apprentissage qui sera accordée aux entreprises de moins de 250 salariés au titre des apprentis préparant un diplôme équivalent au plus au baccalauréat.
La publication de la liste des activités permettant de déroger au fait que les jeunes travailleurs ne peuvent être employés à un travail effectif excédant huit heures par jour et 35 heures par semaine est programmée au cours du mois de novembre 2018.
Un ou plusieurs décrets sont annoncés pour le 14 décembre qui définiront notamment les conditions de rupture des contrats d’apprentissage à l’initiative de l’apprenti, les modalités de diffusion d’informations sur les enseignements et les métiers par les régions ou encore les aménagements apportés au dispositif pour les personnes handicapées.
En janvier 2019 devrait paraître le décret relatif aux modalités de prise en charge des contrats d’apprentissage par les opérateurs de compétences (Opco). Ce même mois devrait être organisée l’expérimentation permettant aux apprentis de réaliser leur visite d’information et de prévention auprès un professionnel de santé de la médecine de ville.
Le décret mettant en œuvre la réforme des centres de formation d’apprentis devrait paraître au Journal officiel en février 2019 et celui sur leur condition de financement par France compétences en octobre 2019.
Plusieurs textes réglementaires sont aussi attendus au cours de l’année 2019. Ils préciseront les conditions de dépôt des contrats d’apprentissage auprès des Opco qui remplacera la procédure d’enregistrement. Ils définiront en outre les compétences professionnelles exigées d’un maître d’apprentissage.
La réforme de l’alternance et du système de certification
Le décret fixant les conditions de mise en œuvre de la reconversion ou de la promotion par alternance devrait être publié le 30 novembre 2018. Il fixera les modalités d’enregistrement par les chambres consulaires des avenants au contrat de travail nécessaire à la mise en place du dispositif, ainsi que le niveau de qualification maximum pouvant être visé.
Un autre décret annoncé pour le 31 octobre organisera l’expérimentation qui permettra pendant trois ans de conclure des contrats de professionnalisation pour acquérir des compétences définies par l’employeur et le salarié.
Quant au décret qui organisera la réforme du système de certification sa publication est envisagée le 30 novembre 2018. Il prévoira notamment les procédures d’enregistrement des certifications par la commission de France compétences. Un autre décret attendu en février 2019 déterminera les modalités de consultation des partenaires sociaux lors de la création, la révision ou la suppression de diplôme de l’enseignement supérieur.
La refonte du financement et de la gouvernance
Les modalités relatives aux recettes, au fonctionnement et aux modalités d’affectation des fonds par France compétences seront fixées par un décret attendu pour le 30 novembre 2018. Ce texte organisera aussi la péréquation interbranche des fonds de l’alternance. Le 14 décembre prochain, un texte réglementaire relatif à la contribution au financement du CPF des salariés en CDD devrait être publié pour déterminer les contrats ne donnant pas lieu au versement de cette contribution. À cette même date devrait paraître le décret concernant les Opco et fixant notamment le montant minimum de contributions gérées, ainsi que le nombre minimum d’entreprises couvertes permettant de leur accorder un agrément.
Courant janvier 2019 doit paraître le décret sur la définition des coûts contrat des contrats d’apprentissage par les branches et sur les recommandations pouvant être formulées par France compétences en la matière. Quant au niveau de prise en charge des contrats en alternance par cette institution, il sera précisé par un texte réglementaire au cours de l’année 2019.
Le décret encadrant le recouvrement de la contribution à la formation et à l’alternance et déterminant ses critères d’affectation devrait être publié en février 2019.
Au cours du 1er semestre 2019 un décret définira comment une entreprise peut déduire les dépenses liées à un centre de formation accueillant ses apprentis de sa taxe d’apprentissage. La péréquation régionale des fonds de l’alternance ne sera organisée que par un décret annoncé pour le 1er octobre 2019.

notre avis:
Avant.
Après



Dans les différentes réformes on avait l'impression d'être passé du pas simple, au compliqué et que. voilà le très compliqué.
Interrogez-vous maintenant pour savoir à qui profite le crime !

2 octobre 2018

Arrêts maladie : la mission a reçu sa feuille de route

Liaisons sociales




Annoncée le 5 septembre par le Premier ministre (PSI n° 1134), la mission sur les arrêts de travail a reçu sa feuille de route. Ses premiers constats et propositions sont attendus le 20 octobre et son rapport final, le 31 décembre.  
26/09/2018  Protection Sociale Informations, n°1136

Ils ne seront finalement pas deux mais trois pour conduire la mission sur les arrêts de travail. Jean-Luc Bérard, DRH du groupe Safran, et Stéphane Seiller, magistrat à la Cour des comptes et ancien directeur des risques professionnels de la Cnam, ont en effet été rejoints par Stéphane Oustric, professeur spécialisé en médecine générale de l’université Toulouse-III, président du Conseil de l’ordre de Haute-Garonne. Sur le fond, la mission va déjà devoir « clarifier les responsabilités » au sein d’un système d’indemnisation jugé tout à la fois par les pouvoirs publics «inéquitable, peu responsabilisant, peu lisible et de plus en plus coûteux ». Avec ses trois niveaux d’indemnisation (régime de base Sécu, complément légal et obligatoire de l’employeur et couvertures de branche et d’entreprise), «ce système, relativement ancien dans son architecture, doit être examiné [pour vérifier] qu’il est bien adapté à l’évolution des risques, des relations de travail et de l’environnement économique et social», indique la lettre de mission.
Il s’agira aussi de voir «si les outils de maîtrise de l’indemnisation sont efficaces ou s’ils doivent évoluer» alors que les actions censées contenir l’augmentation de ces prestations en espèce «semblent avoir atteint leurs limites». Enfin, le gouvernement souhaite que l’ouverture de ce débat aux partenaires sociaux et aux prescripteurs permette de «partager un diagnostic sur les causes» grâce à «une meilleure compréhension des phénomènes à l’oeuvre».
Les propositions de la mission devront porter sur plusieurs volets.
 1/Agir sur l’ensemble des causes de ces arrêts de travail
. 2/Améliorer la régulation du dispositif.  
3/Faire évoluer le cadre d’indemnisation et de contrôle si nécessaire. 
4/Identifier les axes de réforme, selon qu’ils relèvent de la négociation collective ou de l’État.
 5/Préciser les points d’accord ou de désaccord quant aux constats et propositions. Une précaution indispensable dans un contexte où ce sujet sensible risque fort d’interférer avec la concertation plus globale annoncée sur la santé au travail (PSI n° 1132).
Notre avis:
Est-que quelque chose de bon peut sortir de ce type de mission ?

1 octobre 2018

Stéphanie Paix quitte la présidence du directoire de la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes

Journal d'annonces légales et d'informations économiques pour le département du Rhône


Stéphanie Paix quitte la présidence du directoire de la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes

le - - Actualité
Stéphanie Paix quitte la présidence du directoire de la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes
DR/CV - Alain Denizot succède à Stéphanie Paix à la présidence de la Caisse d'Epargne Rhône Alpes
Stéphanie Paix rejoindra le Groupe BPCE dans les prochaines semaines pour prendre de nouvelles fonctions de direction auprès de Laurent Mignon, président du Groupe BPCE. La Caisse d'Epargne Rhône Alpes annonce la nomination d'Alain Denizot à la présidence du directoire. Il succèdera à Stéphanie Paix à compter du 12 novembre prochain.
Le Conseil d'Orientation et de Surveillance de la Caisse d'Epargne-Rhône-Alpes a nommé vendredi 28 septembre 2018 Alain Denizot, président du directoire, et renouvelé à cette occasion le mandat des autres membres du directoire..........

..............En effet, Stéphanie Paix rejoindra le groupe BPCE dans les prochaines semaines pour prendre de nouvelles fonctions de direction auprès de Laurent Mignon, président du Groupe BPCE.

Notre avis:
Une fois encore les informations nous arrivent par la presse.

Soulignons que la communication aux salariés de BPCE Sa, donnant les détails des informations, sur la reprise d'activités de Natixis, par BPCE Sa , n'a toujours pas été faite.
Nous nous interrogeons encore sur le fait, que ceci est lié à une désorganisation de la Direction ou un mépris des salariés de BPCE Sa.

  • La situation a été gérée totalement différemment à Natixis.

Laurent Mignon est  arrivé à BPCE Sa le 1/6/18 et non attendons depuis cette date la nomination d'un nouveau Directoire, en confirmation de tous les bruits qui nous parviennent de l'extérieur